‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 84 sur 343 · Insh-uct. naut., ii» 778, p · texte numérisé non relu

Insh-uct. naut., ii» 778, p

y aurait de l'eau douce si les citernes du fort n'étaient pas complètement délabrées*..., etc. » Notre Marna du Lotos a une aiguade :

£v6a o' Itz 7,7t£tpou ^TjUisv xal àç'joraràjjieô' Gocoo*

Mais, pour les premiers navigateurs, ces divers mouillages ont entre eux d'autres différences encore : les vieux périples n'oublient jamais de spécifier quelle est l'attitude ordinaire des indigènes en face du commerce étranger. Ces indigènes sont-ils accueillants ou hostiles, amis ou ennemis de l'étranger, çiXo- Çsivot? respectent-ils les contrats et le droit humain, sont-ils justes, Sixatot? sont-ils, au contraire, des sauvages sans lois ni police, OSpi^rrai Te xal àyptoi? respectent-ils les serments et le droit divin, ont-ils Tesprit religieux, voo; Ssoyoy;^? ne respectent-ils, au contraire, aucune loi divine ni humaine? Telles sont les premières questions que se posent les capitaines marchands ou corsaires, débarqués sur une côte inconnue : « Attendez-moi là, dit Ulysse à ses compagnons; je m'en vais voir ce que sont ces peuples, violents ou pacifiques, sauvages et sans respect du droit ou hospitaliers et religieux. » La formule revient deux ou trois fois dans VOdyssée :

saOwv twvo' àvôpcov TteiprjCOiJLai, oî tive^ el^tv, Tj p oï y' ùêpiTTat Te xal àypioi oùSà otxaioi, TjS «piX6$eivot xa'l açiv voo; IttI ^soucr^^^.

Les vieux périples ne manquent jamais de répondre, par avance, à ces graves questions : « Les Corses, parmi tous les Barbares, se distinguent par leurs rapports d'équité et de douceur; les rayons de cire (la Corse en produit beaucoup) appartiennent au premier qui les trouve; les troupeaux paissent sans gardiens et la seule marque de leurs propriétaires suffit à les protéger; dans tous les autres détails de la vie corse, c'est le même souci et le môme respect du droit, 6au|jLa3Tcj^ irpoTtfjiaio't tô ôixatoTrpayetv*. » Ainsi parle Diodore qui doit, ici encore, résumer en les copiant, les appréciations des périples antérieurs. Nous voyons comment, dans sa description du golfe Arabique, il copie le périple d'Agatharchide"^ : « Les nègres Ichthyophages ne prêtent aucune attention au débarquement ni aux actes de l'étranger; ils regardent et se taisent; les coups ni les injures ne peuvent même les faire sortir de cette apathie.... Gens heureux! ajoute l'auteur du périple (il vit à une époque philosophique où il est de mode de vanter les vertus de la vie sauvage et le bonheur de l'homme à

i. Intlrucl. naut., n»801, p. 330, 356, 359, 337, 346, 351, 352, 355, 357.

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