‹ Les Phéniciens et l'OdysséeChapitre 90 sur 343 · Inslruct. naut., \V* 801, p · texte numérisé non relu

Inslruct. naut., \V* 801, p

(l'intéressant que les vents ayant une certaine force. Si l'on ne tient compte que des brises cotées 4 et au-dessus (suivant l'échelle de 0 à 10), on trouve pour 100 de ces vents :

Nord.

Est.

Ouest.

Sud.

En ce régime, les vents de la partie Nord forment, on le voit, 62 pour 100 ; les vents de la partie Sud, au contraire, dont auraient besoin nos navigateurs vers le détroit sicilien, ne forment que 17 pour 100. La Lotophagie devient ainsi une halte forcée, un séjour d'attente où les capitaines peuvent désirer, durant de longues semaines, les brises favorables du Sud. Comme Ménélas dans Tile de Pharos, les thalassocrates primitifs ont dû séjourner ici. Mais Pharos, déserte et rocheuse, était sans agrément et sans ressources. Djerba, populeuse et fertile, ollre aux équipages tous les plaisirs de la table et de l'hospitalité. Ces Libyens ont pour les rapports entre hommes et femmes une affectueuse tolérance*. Les périples primitifs devaient déjà vanter cette Libye hospitalière, comme ils décriaient la férocité de certaines autres peuplades : tojtwv os xaô'jTrepôsv AiÔiotts; wxo'jv à^svot, dit le périple d'Hannon*. Les équipages ne demandaient donc qu'à séjourner interminablement ici et « à oublier le retour ». Nous connaissons ces iles de l'Archipel « franc », où « les marins trouvent aussi des plaisirs, qui les retiennent trop longtemps dans la rade et leur font oublier leur devoir ainsi que l'intérêt de leurs armateurs' ». Hannon ayant trouvé des amis sur la côte occidentale, y séjourne pareillement : irxp' oï; sjjisivajjLsv àyoi tivo; oO.casv6[JL£vot*.

1. Hérod., IV, 172 : itpwTOv oè y^JJ^so^toç Naïajiwvo; âvSpô; vojio; èjtI t>,v vjjjlst^v vuxtI tÎî Tzpuixr^ Oii '^civTuv Sie^eXBsiv twv Sa'.rjjiôvwv p.i^yo}i6'vTjv. IV, 176 : [PivSivwv] aï Y'jvarxs; itspiff^ûpia 6sp|iàTwv '::oAÀ& ix39TT\ ^opéei.... xat' i'/opa ex37tov {ii/Bsvxa irspiv^upiov irspioscTa*..

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