I. biêtruci. naul.y iv 731, p. 77 et suiv
sépare entièrement du Vésuve el qui, pcir un canal de champs boueux, établit comme un détroit entre la plaine campanienne et le golfe napolitain.
Ainsi échouée au bord de la fertile Campanie, cette île volcanique fut toujoui*s pour les Peuples de la mer une admirable station de commerce ou de colonisation. Ici, comme dans les autres îles méditerranéennes, les traces topologiques subsistent, qui nous montrent, par Talternance de la capitale insulaire, la différence des occupations successives. Suivant, en effet, que les Peuples de la mer furent des Hellènes colonisateurs ou des Sémites commerçants, la capitale de notre île phlégréenne oscilla de Tune à l'autre façade. Les Hellènes qui voulaient exploiter tout ensemble les eaux du Golfe et les champs de la « Vaste Campanie », fondèrent leur colonie de Néapolis sur le détroit du Sébéthos, h l'entrée de la plaine campanienne, au penchant des collines insulaires qui regardent la grande terre : Naples est toujours demeurée sur cette façade orientale. Avant les Hellènes, c'est sur la façade occidentale, regardant la mer libre et tournant le dos aux plaines continentales, que les Sémites avaient installé leur comptoir de Kume. Simple débarcadère, entrepôt fortifié, Kume ne labourait que « les champs humides » : elle achetait aux Barbares de la plaine leurs produits agricoles et pastoraux; elle leur vendait les manufactures des lointains pays industriels. Mais, sans autre domaine que les jardins et plantations de ses faubourgs, Kume ne vivait point de la terre en vérité. Comme les Phéaciens, « à l'écart, sur la mer sauvage i>, elle était avant tout une convoyeuse et une commerçante. Pour le service de ce commerce, £[X7rop'la; svsxsv, elle avait pris, elle aussi, Tun de ces promontoires ou îlots parasitaires, dont parle Thucydide Au-devant de l'île phlégréenne, Kume est juchée sur un îlot indépendant, sur un bloc de trachyte qui ne tient aux collines phlégréennes que par le détroit profond d'une vallée verdoyante.
20 avril 1901*. — De Naples, par le tunnel de Fuorigrotta, puis au long du golfe de Pouzzoles, nous sommes venus à cette plage de la grande mer que les marins nomment encore Plage de Cuma*. Au Sud, le Lago del Fusaro et ses rives inondées, au Nord, le Lago di Licola et ses fourrés de joncs borderaient la grève d'un marécage continu, si, pour les séparer l'un de l'autre, Kume ne dressait entre les deux lacs sa butte et son territoire asséché : « La lagune de Licola, disent les Instructions, est une étroite bande d'eau de 1 mille 1/2 de longueur qui communique par sa partie Sud avec la mer. A l'extrémité Sud de la lagune, on voit les ruines de l'ancienne ville grecque de Cumes, qui a donné son nom à la plage appelée aujourd'hui plage de Cuma, A 5 milles environ dans le Sud de Cumes, s'élève la tour Alta ou Gavetta, sur une pointe rocheuse, à l'ex-