‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 99 sur 277 · I. Paus., I. 10. I ; il · texte numérisé non relu

I. Paus., I. 10. I ; il

->. Sic.il... IX. 594.

•">. Arrian., Peripl. Eux., 52.

i. Odyss., III. 270-274.

.">. Je reviendrai là-dessus.

i ES Nil Mi II NS II L'ODYSS! I

lointains, quelques ramilles qui sont toujours restées françaises de langue, de nom el de nationalité. Les autres Iles ont aussi des ramilles latines qui n'ont pas abandonné le catholicisme * 1 « * leurs pères, au milieu de cette population orthodoxe. La toponymie de Milo garde encore des caps Bombarde et «1rs i lois de l'Argentière. Le dialecte des Iles est farci de mots étrangers. C'est que les Insulaires avaient ;i|»|ui^ les tangues des thalassocrates. Les Francs s'efforçaient d'inculquer à leurs pilotes de Mil<> quelques notions d'italien, qui était la langue commune des I rancs, el quelques mots de français ou d'anglais :

\ Milo, les Capucins François sonl assez bien logés, à l'entrée <le la ville, a droite en venant «lu port. Il j a quelques années, leur couvent fut démoli par les Turcs, qui se

.ni'i.'iii qu'on \ receloil les vols tics corsaires. La maison a été releva i l'église

est fort jolie pour le pays. Le Roj .1 donné mille écus pour cet édifice. Les marchands françois, les capitaines de vaisseaux et les corsaires même ont contribué selon leurs facilitez. Des deux l'ère- qui sont dans le couvent de Milo, l'un fait l'école grecque, l'autre l'italienne1.

\ Mégare, il en fut de même sous la thalassocratie phénicienne. Une population, une langue el des coutumes étrangères s'y vinrent installer dont les souvenirs ont longtemps survécu, outre les noms de lieux que nous venons de voir. Les femmes de Mégare, aux temps historiques, avaient un costume particulier nommé aphabroma : « D'où vient, dit Plutarque, le costume aphabroma, }(oua, des Mécariennes? Nisos, avant perdu sa femme Abrotè, ordonna, en

lit « i

signe de deuil, que les femmes de son royaume porteraient toujours le vêtement J \broté, {'aphabroma. Dans la suite, il semble que In divinité ail voulu perpétuer cet ordre, car les Mégariennes voulurent changer de modes; mais l'oracle le leur défendit toujours1. • A Milo, les indigènes adoptaient aussi la mode étrangère el se distinguaient par leur costume des autres Insulaires :

\ Milo, il j a plus de trafic et l'on y e-i pins riche qu'ailleurs, parce que les corsaires \ vont vendre leurs prises. De là vient aussi que les gens j sonl mieux habillés el plus i la mode que dans le- autres Me-. C'est aussi le refuge de plusieurs banqueroutiers, qui s'j rendent de Marseille, de la Ciotat el de Martigues et qui s'érigenl en marchanda de conséquence parmi les pauvres Grecs ignorants, quoiqu'ils ne vendent que des couteaux, des ciseaux, «le- peignes, des aiguilles et autres bagatelles de cette nature*.

1 .1 fréquentation des étrangers avail eu pour le- i 1rs de l'Archipel une autre conséquence. Au temps de Tournefort, a le- Miliotes -<>ui bons matelots; par l'usage el la reconnaissance des terres de l'Archipel, ils servent de pilotes à la plupart des vaisseaux étrangers; l'Ile abondoil j ;i « t i-. en toutes sortes de biens, quand les corsaires j amenoienl leurs prises, comme n la grande luire de l'Ar-

II I | I '. \\ lui in i . ./"/'/ ;/,//. Cil • I. p. "I ■

Page 1