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i i un ilinlii-ir pupulairc s'était emparée d'Atlas. Elle en ;i\;iil fait un personnage célèbre ri familier : Ifs pommes dor do llespéridcs, ses filles, avaient donné lieu à une roule de contes populaires. Des I école, les enfants «le l'antiquité classique apprenaient le nom cl If gîte de ce Pilier du Ciel, comme Ifs petits Egyptiens apprenaient If nom et la place des quatre piliers, colonnes ou pics sourcilleux, qui, dressés aux quatre points cardinaux et reliés par une chaîne de montagnes ininterrompue, assuraient la stabilité du firmament métallique*. Les navigateurs classiques ne pouvaient donc se passer d'un Allas : il leur fallait dans ces parages une Colonne du Ciel enveloppée de nues. Ne la trouvant plus dans If détroit, ils la cherchèrent ailleurs et ils la découvrirent un peu l'In^ au Sud. dans la chaîne continentale du Maroc qui vient finir sur I Océan au cap Ghir. Avec ses trois <>u quatre mille mètres de roches abruptes, surgissant à pic au milieu des sables et dressant jusqu'au ciel deux sommets pointus, cet Allas touchait et soutenait vraiment la voûte, in arenis mous est Alla* de se consurgens, verum incisis undique rupibus praeceps, invius, et ijim niin/is surgit exilior, qui, quod allais quam conspici potest usque in nubila erigitur, coelum et sidéra non tangere modo sed sustinere quoque dictus est*. El c'étaient bien les Colonnes du poète homérique, car Allas doit posséder plusieurs colonnes qui séparent le ciel et la terre, v/v. Se te xîovac : les deux Hautes Colonnes du Grand et du Petit Atlas, \-/.y; uelÇtov, "AxXaç èXAttcov, dominèrent pour les navigateurs gréco-romains le Golfe atlantique du Commerce,
Mais ceci date des à^es postérieurs. Primitivement c'est dans le détroit qu'Atlas possède les Colonnes du Ciel : il est voisin, nous dit Hérodote, des Colonnes d'Hercule, et les manuels de géographie répètenl longtemps ce dire d'Hérodote : « Muses, commençons à l'Océan occidental (dit le versificateur l>i<>n\^n- .m début de s.i Description <ln Monde), près de la lointaine Gadès. où se dressent les Colonnes d'Hercule, où monte aussi la Colonne vers le Ciel, colonne de bronze inaccessible, voilée de nuages épais". » C'est donc au voisinage des Colonnes d'Hercule, sur le détroit et non sur l'Océan, que se dressait l'Atlas iHlvsséen. Entre la conception homérique et la conception des âges postérieurs8,
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M i-|m 1 ., Ih-l \i" I. p. 17 |x " p |. Mri.i. Ml. 10 Cl Schol m Oppian. Halieul . 619 Sûotislv ktfavti(, b uiv tic AiGuxiç, i:<
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/'<m'/i/- Real 1 a, ,/, 1 - s !//'/>. Voir ; » • 1 — » tfaegelsbach, Homer. TheoL, p. xi.
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ppl -1 claire ni exposée par Diodore, l\. lx : TipaxXf^ iyvu -i,; z-yi-i.ix <n-hz:
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Colonne du Ciel; mais lléraklès daim le v< ngc • > déjà i! Colonne du i(
ili n il le | m iric homérique no semblait |i;is avoir notion. ()i nette différence it «* i pa iMileiueul dons les mots; elle esl dans la conception toul entière qui! le i la vi un leurs des deux époques se font des colonnes clles-mômc
Pour les navigateurs classiques, 1rs deux colonnes il lien nie marquent la bouche iln détroit; ce sont les montants île la Porte Gadiridc : llcraklc l<' n dressées aux côtés du chenal a pour maintenir ouverte la route qu'il u creu ce entre l'océan extérieur el notre mer interne », disenl les uns. ou « pour empêcher les monstres de l'Océan d'envahir la Méditerranée », disent les autres. Dans \( hli/ssii'. il ne n a^il pas d'une paire de colonnes, qui formeraient porte marilime, mais d'un faisceau de colonnes, qui forment support, pilier, allas. El ces colonnes en faisceau onl pour rôle de supporter le toil «In ciel, de tenir irai les, non les deux bords iln détroit, mais le ciel el la terre,
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La plus vieille littérature grecque partage «clic conception homérique. Hésiode sait qu'Atlas, debout aux extrémités occidentales « 1 1 1 monde, toul près des Hespérides chanteuses, à l'endroit où le jour et la nuit se rencontrent, porte le ciel sur sa têts el sur ses mains1, - sur sa cime, dirons-nous, et sur ses contreforts : II* Mont aux Singes, disent les Instructions nautiques, a deux sommets coniques très rapprochés. Les tragiques grecs connaissent encore cet Allas qui possède la borne du ciel, -zz<xvn. oùpavoû tov "AxXaç zyz'.'. Atlas est donc la Colonne du Couchant, ~-r~/:r, rE<ncspîa : Atlas, frère ou prie d'Hespéros et mari d'IIespéris, est le porc des sept Hespérides3. II est semblable à cette Colonne du Nord, -tv-y, Bépswç, que Scymnus de Chios connaît par les récils des navigateurs et qui se dresse à l'extrémité septentrionale de la Keltikè, sur le dernier promontoire dos Celles.
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Scymnus de Chio ou le versificateur, quel qu'il soit, reproduit ici une très vieille description de côtes. I>e son temps, les navigateurs ont dépassé vers le .Nord celle Colonne des Celtes, <pii. sur notre Finistère, se dressait dans le voisinage des Énètes ou Vénètes, non loin du pays de Vannes.