‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 106 sur 277 · I TV · texte numérisé non relu

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Le versificateur sait déjà que 1rs (.elles n'habitenl pas l'Extrême Nord du inonde : pour lui. h Colonne Boréale ne peut plus ôti*e chei eux : « Les Indiens iH'cupenl loul le Levant «lu monde, les Ethiopiens le Midi el le Sud-Ouest, les telles le i loucha ni jusqu'au Nord-Ouest, el 1rs Scvthes le Nui il ' ». C'est doue chez les Scythes que devrail être la Colonne du Nord. M;iis notre auteur copie quelque \ieu\ |nii|i|e. qui nous reporte au temps où la navigation n'allai! |»;is encore dans les profondeurs de la mer boréale, mais où le promontoire des Celtes était vers le Nord la dernière colonne aperçue. Le nom de Colonne Boréale lui donné .m Finistère par ces premiers navigateurs. Quels étaient-ils? Grées ou barbares?

In ie-s,,>. il ii le versificateur, importe de la Keltikè I étain <l alluvion fluviale ».

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i esl aux embouchures de la Loire el de la N ilaine que nous retrouverons par l.i suite ces alluvions stannifères. C'esl du pays des Vénètes que Tartessos tire son étaiu reltiquc « d'alluvion fluviale » : ce smii des navigateurs de Tartessos qui les premiers ont vraisemblablement aperçu el dénommé dans le pays «les Vénètes la Colonne du Nord. Donné par eux, le nom prend toute sa valeur. Ils viennent du Sud. Ils uni caboté vers le Nord de cap en cap. La côte celtique les a menés presque Imil droit et continûment vers le Nord, jusqu'à ce Finistère où brusquement elle tourne vers le Levant. Le Finistère est, pour nous, qui venons de l'Est, la borne occidentale de nuire terre: à I extrémité du chemin de 1er de I Ouest, c'esl la fin de nuire monde vers le Couchant. Pour ces premiers marins venus du Sud. h' Finistère lui la borne septentrionale, I extrémité de leur monde vers le Nord. Pendant longtemps, ils ne durent pas connaître de terre plus liure.Je. Il fallut des années, des siècles peut-être, avant que la découverte de l'archipel britannique lit transporter de l'autre côté de la Manche la borne du Nord. Il semble dune que 1rs notions du versificateur grec el le nom môme de Colonne Boréale remontent aux premiers navigateurs de Tartessos, aux Phéniciens. I.i diius |,i bouche de ces disciples de l'Egypte, la valeur de ce nom devient plus précise encore :

Le» Kgyptiens se figuraient l'univers entier comme une caisse elliptique ou rectan- ^ulaire Notre terre en formait le fond avec ses continents el ses océans alternés. Le riel h étendait au-dessus, pareil .'i un plafond «le fer, plat selon les uns. voûté selon les autres. Comme il ne pouvait demeurer au milieu des airs sans quelque support, on avait invente de l'assurer au moyen de quatre colonnes ou plutôt de quatre troncs d'arbres fourchus, semblables ù ceux qui soutenaient la maison primitive. M.iis on craignit sans

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l'apercevoir Celui du Sud s'appelait [pit-to, \u Corne tle la Terre, relui de l'I I llakhou, le 1/"/// de lu \aifunnce, et celui de l'Ouest \fanou, porfoi On Khit, lu He'aion <i< i u

llakhou n ri.ni pus une montagne fictive i étoil le plus linul des hou i ipi ou ripcn ni

ilc> liuiils du \il (vers l'Est) dons la direction de la mer Rouge. M. répondait <!'•

même ,'i quelque colline <ln désert libyque dont la tôle semblait rentier I lioi izou Ojwiid mi découvrit que m Bakhou m Manou ne bornaient le monde, nu ne renonça pu potu cela a l'idée délayer le plafond céleste, un se contenta de reculer les pilier* jusqu'à d'autres cimes auxquelles on appliqua les mêmes noms. On ne disait pas qu'elles limitaient exactement l'univers : un grand He.uve II"- séparait encore < I < * -~ extrémités;

analogue ;'i l'Océan des Grecs, ce fleuve circulait mit une sorte de banquette anl

comme une corniche autour des parois de la boite, un peu au-dessous de la créle ronti nue sur laquelle le ciel étoile s'appuyait '.

Il lui (loue un temps où 1rs Phéniciens plaçaient au boul de la Keltiquc le Pilier «lu Nord. Mais, dans un âge précédent, «le beaucoup antérieur s;m^ doute, leurs premiers navigateurs avaient salin'1 dans nuire Muni aux Singes ce Pilier du Couchant, que l'Egypte appelait Manon, que les Hellènes nommèrent Atlas, le Pilier, et qui pour eux devint un frère jumeau de Hespêros, le Couchant. Pour les Egyptiens des premières dvnasties, Manon avail été un pic du déserl libven : « le nom de Manon est encore sur les listes de l'époque ptolémaïque localisé dans le nome libyque de la liasse Egypte : on devait le rencontrer quelque pari sur le chemin qui mène à travers le désert jusqu'à l'Ouady Natroun* ». A mesure que les conquêtes ou les explorations égyptiennes axaient pénétré dans le désert libyque, Manon de huile en huile avait reculé vers l'Occident : chaque huile nouvellement atteinte recevait ce nom pour le perdre quand une huile plus occidentale venait à être aperçue. Puis les navigateurs phéniciens dépassent la côte du déserf et trouvent au long des rivages une série de montagnes qui, bordant sur la gauche h) route de leurs flottes, dominent leurs Villes Neuves et leur Phénicie nouvelle de l'Afrique occidentale : Manon recule encore vers le Couchant. Arrivés au détroit de Gibraltar, à la mer sans borne qui remplit l'Occident et se recourbe vers le Nord et vers le Sud. les navigateurs aperçoivent enfin le vrai Pilier du Ciel. Voici la rive du fleuve circulaire qui doit border le monde : le Mont aux Singes devient la Colonne de l'Occident, ('."est la notion que les premières marines grecques ont dû recevoir de leurs maîtres. C'est la notion que nous retrouvons dans VOdyssée : le ciel de Ter odysséen, tout semblable au firmament de l'Egypte, mSr,psoç oùpavèç3, repose sur Voilas qui l'écarté de la terre, ('."est la notion que traduit encore Hérodote, en nous traçant de plus la

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