Odyss., XV. 529; XVII
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roule « 1 1 ■ pilier • entre rtièhes d'Êgvpte el le Détroil : pour Hérodote, depuis rhèbes rÊgvptienne jusqu'au Détroit, court une muraille continue, semblable ii l;i paroi que les Egyptiens imaginaient autour de leur huile : une série d .un 'iens Manou, de piliers déclassés, jalonnent cette muraille.
Mais Hérodote peut-être n'est pas au courant de la science contemporaine. Comme il arrivait tout à l'heure à Scymnus de Chios, comme il arrive souvent .m\ emprunteurs, c'esl une notion déjà vieillie qu'Hérodote nous ;i peut-être transcrite des livres ou des récits de ses maîtres. An temps d'Hérodote, il semble que le Mont aux Singes n'est déjà pins le Pilier du Couchant, >< la Corne <lr l'Occidenl », pour employer le mol des marines phéniciennes. A son tour, il a été déclassé et remplacé: les explorateurs carthaginois ont suivi la côte occidentale «If l'Afrique h découvert plus loin vers l'Ouesl la véritable Corne «In Couchant, Eortipou Kéoa;.Hannon esl allé jusqu'à cette Corne où la côte africaine tourne brusquement vers le Sud-Est, puis vers l'Est, et semble par le golfe de Guinée (Hannon ne poussa pas plus loin) revenir vers les mers égyptiennes du Levant : après la Corne de l'Occident, Hannon crut donc apercevoir le dernier
pilier île l,i lene vei*S le iniili. Ni Corne dll Sud, NétOU Kiv/ç. Les égyptologues
remarquent avec justesse la similitude des deux expressions Apit-to, la Corne de in Terre, qui esl le pilier méridional des Égyptiens, et Hesperou ou Notou Keras, 1rs Corne» du Couchant ou du Sud, que découvre el dénomme le périple d'Hannon1. Il est possible que la (.(donne du .Nord, ït/.ay, Bipsioç, soit exactement contemporaine de cette Corne du Sui\ ■. les navigateurs sémitiques semblent les .isoii découvertes et dénommées toutes deux à peu près vers la même époque : i Hannon de Carthage, dit Pline, parti de Gadès et s'étanl avancé jusqu'aux confins de l'Arabie, relata par écrit son expédition. De même, vers la même époque, llimilcon fut envoyé à la découverte des côtes extérieures de l'Europe1. » Hannon crut rejoindre, par l'Ouesl et par le Sud du inonde, les confins de l'Arabie ;ni\ côtes de l'Espagne : il donna le nom de Corne du Couchant el de Corne <lu siui ;ni\ deux promontoires extrêmes, le pins occidental el le pins méridional de -i navigation, llimilcon vers le .Nord a pu dénommer pareillement Corne <lu Sord ou Colonne Boréale le dernier promontoire atteint, la haute falaise bretonne on brusquement la côte tournait à l'Orient el s'en allait, croyait-il, rejoindre les mers levantines
Vprès ces découvertes d'Hannon, Atlas n'esl pins le Pilier du Couchant. Le Détroil garde pourtant ses colonnes. Mais ce ne sont pins les Colonnes du Ciel : ce sont les Colonnes d'Hercule. Ce ne sont pins les portants de la voûte de fer, mais les montants de bronze de la Porte Gadi ride. Quand alors on parle des • olonncs, on n'entend pins le faisceau de piliers, les deux sommets coniques
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• h . lissions i|ur Strabon nous résume :
Les i\ i 'iens, dit-on, ;i\,ui'ni reçu de l'oracle l'ordre de l'oudei une colonie nu) Colonne d'Hercule. I ne expédition d'explorateurs lui donc envoyée qui. parvenue nu détroit il' Kalpé, cil il avoir découverl les bornes du monde el les bornes de l'expédition <l lien nie, dans les deux pointes côliéres quifbrnicnl le détroit, rà »/..-/- >v -•.'>■>■,, Mai
les auspices n'étant pas favorables, on se rembarqua, Une seconde expédition franchit le détroit et s'avança ;'i 1500 stades au delà, ';<•> toO icopOuoO, jusqu'à I Ile sacrée il lléi i klès ipii esl en face d'Onoba (embouchure du Guadiana). Mais li"- auspices défavorable!* firent encore abandonner ce lieu. Enfin une troisième flotte fonda Gadeira (Cadix) M j ;i donc des gens pour
mettre les Colonnes au i z — ; — ■ — i 7
détroit, d'autres à Ga
(1rs. d'autres |>lus loin
encore vers la mer Extérieure1.