‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 109 sur 277 · I. Strab., III. Iti · texte numérisé non relu

I. Strab., III. Iti

•J. Cari le YAtlas Vidal-Lablache, y. S$.

Ti. .le cite d'après l'édition A. Holder, 1887.

i. I\. Il i— tir». Pour les Ora Maritima, je renvoie le lecteur ;i l'article de Pauly-WisstTwa mu- Aviénus ri à Th. Reinach, Rev. Et. Gr., 1898, y. 39.

I l v 1*111 SICIENS M L'ODYSSl I

iv les le ni luit, en certains passages, 1rs renseignements d'un périple anté-

rieui a la ruiulal de Carthagène |>;n llasdrubal (228 av. J.-C.). Car certains

vers nous décrivent tivs exaetemenl le golfe de Carthagène, la rade, la lagune cl les Iles voisines; mais ils ne mentionnent pas la Ville-Neuve carthaginoise : i elle i ivc liasse du i:« ►! i < • (du cap de Cala an cap de Palos), jadis iiès peuplée, 'lis.iii le périple, est aujourd'hui déserte,

littus hic nu siiiu palet imiiinii incolarum nunc et abjecti soli. Poito an te et uvbes hic stetere plurimse, populique mulii concelebrarunt locos*.

Jadis 1rs Phéniciens j eurent des \ illrs.

islu l'Imiiiris pi i us

loca incolebant,

m. us aujourd hui 1rs seuls indigènes l'habitent : au fond d'une rade, séparée de la haute mer et juchée sm- une hauteur, se dresse la ville des Massiéni,

notius imlr pmiiis oppidum prope te Wassienum curvat uli<> absequore

siniiijiir ni mm siirtjil ulli^ niirnihiis ilihs l.^/^^/l•//r/

Ce port, i|iu • se creuse loin de la haute mer », ne peut être i|ue le mouillage

de Carthagène : ■ C'est, disent 1rs Instructions nautiques, le seul port, sûr et accessible aux navires de toute classe, que l'on trouve sm- h côte Sud de l'Kspagne. Il est entouré de collines élevées et sa profondeur est d'un mille environ vers le Nord, taudis que sa largeur, de 2 encablures et demie à l'entrée, est de 7 encablures à I intérieur1. » Tout ce coin du littoral espagnol était décrit par le périple avec la plus grande exactitude. Voilà bien la rade intérieure, séparée de la liante mer. et voici le promontoire voisin, le cap Palos, l'Ile Ronde, la -lande lagune, la plage sablonneuse et les trois autres des côtières,

jinsi jugurti Texte eminet brevisque juxta Strongyle stat insula; dehinc m hujus insulte confiniis i m miiisii teryum latera ili/junilii palus,

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j h ml uni hareme, ri lit tut hoc tris insulte

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vis-h-vin du port. Si lot qu'on esl oui lu travoi .ou eu découvre l'entrée qui >■ i lui l f truite el qui so trouve outre doux montagnes. Le porl c i • > ez : ni ml el de ligure presque ronde', » Voilà bien aussi notre rade circulaire, notre Ile Honde, iioiic promontoire rocheux. Puis, «If l'autre côté <lu cap Palus, ou trouve In grande lagune salée qui s'appelle la Petite Mer, /""/■ \tenor, el le trois petite Iles llonnigas, (irossa el Estacio. Donc le vieux périple décrivail exactement* el minutieusement co mouillage. Est-il vraisemblable, dans ces conditions, qu'il ci'ii oublié do mentionner la Ville Neuve, si elle eul existé déjà? « Le porl de Carlhagène, continue Michelot, esl assez grand; dans le fond il \ a un ancien château sur une hauteur, au pied duquel osl la ville do Carthagènc, qui ne parall que forl peu du côté de la mer, quoiqu'elle s'>ii assez grande; elle esl située dans une plaine au delà «lu château. » Ce site nous explique la double ville qui s'éleva en cet endroit. Sur la montagne, se dressait d'abord la Vieille \ 1 1 1 < ■ haute, l;i forteresse des indigènes, Massienum oppidum surgit allia moenibus. Dans la plaine, au bord de la mer, vinl ensuite s'établir la Nouvelle Ville des navigateurs. Le périple ne connail encore que la Haute Ville indigène. Il esl donc antérieur à la fondation de la Ville Nouvelle, c'est-à-dire à 220 avant Jésus-Christ. Encore cette date ne peut-elle être donnée que comme limite inférieure : le périple est, je crois, plus ancien. Avanl de fonder leur grande Ville Neuve, les Carthaginois ont fréquenté, conquis el mis en exploitation la côte; au temps du périple, ils ne semblenl pas encore l'avoir abordée; «lu moins il> ne la fréquentent |>as.

Nous avons donc là un assez vieux document, de beaucoup antérieur à l'adaptation grecque que copie le versificateur latin. Celui-ci n'avait pas le texte original sous les yeux. Mans le passage que nous citions plus haut, un indice trahit une traduction grecque interposée cuire l'original d'Himilcon el les vers d'Aviénus. L'Ile Ronde de Carthagène s'appelle déjà lu Ronde; mais Aviénus lui garde sou nom grec de Strongylè, ït:o---"j)//,. Aviénus a donc mis en latin et en vers une adaptation grecque de l'original carthaginois. Cette adaptation grecque d'Himilcon n'était pas tout à l'ait semblable à la traduction que nous avons encore de l'autre périple carthaginois d llannon. La traduction du périple d'Hannon n'est que la transposition fidèle en grec du texte punique. Moins littérale, l'adaptation grecque d'Himilcon semble avoir ajouté des renseignements, des corrections, des commentaires au texte primitif, et surtout des traductions aux noms propres qu'elle transcrit : nous allons en avoir des exemples pour Abila et Gadira.

Tel quel, ce document mérite l'attention. Voici comment il décrit les Colonnes : « De chaque côté du détroit, les Colonnes tonnent la borne des deux

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