I. Instiitct. liant., ii" 259, p
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romain ilu cap lîhii el ,mi\ Iles voisines) : personne parmi les géographes anciens n .1 jamais parlé île Perejil. Pour la ni nu texle de Stralion pourrai! prêter ;'i méprise. < le texte île Strabon, h premièii' leeturc, semble continué par Itî périple il V viéniis. auquel nous accordons un tel erédil . « Quelques-uns, il il Strabon, mil placé les Colonnes i\ Vbila el 11 Kalpè; d'à ut l'es dans les petites Iles voisines de I mie el l'autre montagne, oî o\ -/: -/ i-v,\> éxatspou vyitioo*, el <l<nil l'une s'appelle I Ile il liera. Vrtéinidore conuail bien l'Ile d'Ilèra el son sanctuaire; mais il nie I existence île I autre Ile1. • Wiénus esl licaueoup |>ln- explicite :
I uctèi i il Vllièucs lie plaee pas les Colonnes sur les rochers ou sur les cimes <le
lu i I iutrc rive Mais, entre les rivages européens el africains, il mentionne deux
il.-- qu'il appelle les Colonnes d'HercUle el <|in' trente stades séparent l'une de l'autre. Kilos ->>iii couvertes de Ibréts el toujours inhospitalières aux navigateurs,
[theniensh dieii Euctémon item non esse ^ii>u. nul vertices adsiirgere parte ej utrauue; ciespitem Libijci snli Europie et oram memorat insu la* duas interjacere; nuncupari fias Herculis
i huit mis; slml'ui lii li i/iiiln icfcil luis il i si i m- n- : lnnrrrr si Iris iiiiilii/iir
inhospitatasgue semper esse nauticis ' .
Sur l.i côte espagnole. juste en lace île notre Ilol de Perejil, « on voil ;i quelques
encablures de la terra un Ilol aride de peu d'étendue el d'une moyenne élévation,
qui porte le nom d'Ile de Palomas oudes Pigeons », disenl les Instructions. Il
semblerait que nous ayons ici les deux Iles de Strabon : ^m nos cartes, Perejil
el Palomas i les Pigeons) se Ibnl pendant de chaque côté < 1 1 1 détroit, toutes deux
voisines ilr^ promontoires riverains. Mais, -i le texte résumé el resserré de
Strabon semble trouver ;uim son application, le texte plus explicite d'Aviénus ou
d'Euctémon ne concorde nullement avec cette hypothèse. L'Ile des Pigeons esl
en eflel inhospitalière aux navigateurs : Euctémon \;i nous dire 1rs difficultés
qu'elle présente au débarquement. Mais nous verrons que Perejil un contraire
esl un excelleul mouillage. En outre, de Perejil aux Pigeons, la distance esl de
seize kilomètres pour le moins : ce ne sonl pas 1rs trente stades entre les Mrs.
que nousdonne Euctémon. Il esl vrai que le manuscrit d'Aviénus porte triliginta
et que l'on pourrait corriger en tria triginta : mauvaise correction d'ailleurs;
le vera n \ sérail plus el c'esl évidemmenl triginta qu'il faut lire; pourtant, tris
fri^in/ri, quatre-vingt-dix stades, nous donneraient a peu près nos seize kilomètres.
Mais le contexte d'Euctémon impose t\f toute nécessité une autre explication.
hi Iles, continue Euctémon, il j avail jadis un temple el des autels <l Hercule.
I bateaux étrangers j venaient sacrifier el l'on se retirait ensuite rapidement. Le
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i muni algue ju.rta nlurimn tract il jacenn madère iiinlii tenue fii'oli.re mare.
Savigia honusta adiré mm valent toco»
brève nl> fl lient uni ri ningue littori* lutum. s,-il si l'iiliiiiius finir (j ne ni nubegerit adiré fanum, properat ml Lunée insulam agere carinum, eximere classi pondéra, levigue rumba sir auperferri mlo.
Il est peu ili1 localités peut-être, disenl les Instructions, qui présentent plus ijuc le détroit de Gibraltar les phénomènes connus sous le nom de raz de marée. Il- se produisent généralement près de toutes les pointes un peu saillantes, où la côte change brusquement de direction, fl près des bancs qui existent dans ces parages. Ces raz de marée se forment instantanément sans aucun indice précurseur. La mer m' met à bouillonner comme de l'eau, qui, dans un vase exposé au feu, serait chauffée jusqu'à l'évaporation (madère, cuire, disenl Euctémon cl Vviénus, qui ajoutent \guidquid interfunditur uinLr sestuantis, /' intervalle est rempli tirait bouillante). Ces raz de marée deviennent alors redoutables.... Les points de la côte d'Espagne où on les remarque sont le cap Trafalgar, le plateau des Cahezos, la pointe r'rayle et la roche Perla, enfin la pointe d'Europe*. La pointe Frayle cl la roche Perla dominent ou entourent notre i le des Pigeons : entre celte ile cl la côte, il existe un grand nombre <lc niches qui couvrent cl découvrent, laissant un canal praticable seulement pour les embarcations .... Le canal de la Perle, offrirait quelques avantages à la navigation; mais à cuise «les remous de courants, il ne saurait être recommandé qu'aux petits navires3.
Cette concordance de tous les mois entre les Instructions cl le texte d'Aviénus montre bien que notre ile des Pigeons ('si son ile d'Hercule. Sur la même côte espagnole, dans la baie d'Algésiras, «à cinq kilomètres el demi environ au nord de l'île des Pigeons, — soit exactement trente stades. — se dresse nue autre ile qui, depuis les Arabes, s'appelle Vile Verte : horrere undique silvis, tirs farcis la couvrent, dit Euctémon. Voilà donc la seconde ile. celle que les Anciens nomment Ile de la Lune ou Ile d'Hèra, ce qui sans doute est la même chose : car (•'était une ile de liaalal ou d'Astarté, cl la Déesse Phénicienne, pour les Grecs et les Romains, est tantôt Aphrodite ou Vénus, tantôt Artémis, Diane ou la Lune, tantôt liera ou Juno Cœlestis. Entre cette lie d'Hèra el la côte, les navires trouvent