III. KL I. II
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/wiMs, 'w'cin, pourrait (I cire In In plioii pin' mm? du i li
gène iliini \hiln est lu traduction. Il l'uni prendre garde cependant dun le I" i hère actuel, li' iii"i /c/m/s ,i pu rin- introduit par In trahc : il Paul immi! être If rapporter à la racine arabe aran, Mai i Tarai* fi i vraiinenl l'original iudi gène don I [bila est In traduction sémitiquo el l//<rs la ou traduction grecque,
ci' nom rni la môme destinée nue notre nom >l Ispnniu, Il appliquai! il ni i <
Mtihi ri les premiers navigateurs de Phënicie durent ullci h fni i et le premiers navigateurs grecs o aller à rurtessos », comme Icui uccct^eui « allèrent an\ Colonnes ••. Par la suite, quand la traduction sémitique «I [bila prévalut pour la Colonne africaine, le nom indigène de celte môme Colonne, désormais sans emploi, fui appliquée la cote en race, à la cote européenne, el ce transport lui d'autant plus facile qu'après s'être installés un instant, i omme nous l'a dil Strabon, au pied de la Colonne africaine, les Phéniciens avaient transféré leur factorerie dans l'Ile «le l'Enclos, à Gadir : pour <'n\. désormais, « aller aux Colonnes ». » aller à Tarsis a, voulut dire o aller à Cadix ■■ : fartessos devinl le nom de l'Espagne. Ce serait exactement de la môme façon que, plus lard, le nom de l'île africaine, hpania, devint pour les Romains le nom de la côte européenne.
Je ne voudrais pas insister sur celle étylhologie douteuse ni sur l'histoire légendaire de Tartessos. Mais, de l'étude des lieux comme de l'étude du nom, il me semble résulter un fait certain : au pied de la Colonne Céleste, qui est le Moul aux Singes, Perejil est l'île de la Cachette et elle mérite le double nom à'Ispania et de Kalypso, parce qu'en réalité ces deux noms sont identiques et forment un doublet : le véritable nom de la Kalypso homérique est I-spania. Il esl vrai que, dans ['Odyssée, l'île aurait un autre nom. si l'on voulait en croire la plupart des éditeurs : elle serait l'île d'Ogygie. Mais ce prétendu nom propre n'est qu'une épithète : l'île esl wyuyw), ogygienne, comme telle porte de Thèbes en Béotie est ogygienne. Cette épithète, qui ne présente aucun sens en grec, esl pointant fréquente dans la Grèce préhellénique. i2--jyoç. Ogygos, est. dit-on un lils de Kadmos, d'où le nom de ogygienne, wyuywu, donné à l'une des portes de Thèbes la Béotienne. 'ÛYUYÎaç, Ogygias, est une fille de Zeus et d'Eurynomè. 'QyuYÎa, Ogygia, est une tille d'Amphion et de Niobè, el une Nymphe fille de Trémilos. 'QyuYÎa, ^'.Hl'.l'"' est encore le vieux nom de Kos, de la Béotie, de l'Attique et de l'Egypte. Il est impossible de dire ce que peuvent signifier cette épithète et ce nom. Mais il semble bien que ogygienne, toYUY'la, ne soit que l'épithète formée du nom Ogygos, wyuYoç, lequel est peut-être un svuonviut' de toxsavéç, Océan : l'île ogvgienne, vto-oç toYuYÎa signifierait donc une ile Océanide, une île voisine de l'Océan ou entourée par l'Océan. Nous
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aurons |iiu la suite .1 revenir sur ers nom-- d'Okêanos et A'Ogygès ou Ogygos : I >< - 1 1 1 -• - 1 1 1 - verrons-nous qu'en vérité ils sonl synonymes*.
Si l'Ile de Kalypso est vraiment une ■ lie océane », cette nouvelle épitbète achève < !»■ prouver la justesse de noire localisation : Perejil, a l'Ouest de la i olonne, iii'iii|M- déjà dans l'Océan. Mais cette épithète complète au>si lu ressemblance entre la cosmographie odysséenne cl la cosmographie égyptienne. Au pied de la Colonne qui supporte le lirmamenl de Ici . bu pied du Pilier Céleste, les bgvptiens raisaienl circuler le grand fleuve qui d'un coins ininterrompu entoure l;i masse terrestre1 : c'esl l'Océan homérique. Le poète odysséen semble avoir partagé la conception des Égyptiens. Toul nous amène d'ailleurs à celle conclusion. Cette Ile de Kalypso, si légendaire en apparence, devienl une réalité tangible, quand on admet avec Strabon que des marins sémitiques onl été les maîtres d'Homère, que des récits ou mieux des périples phéniciens ont été l;i vraie source des poèmes homériques, du moins de VOdysseia, ot vàp $o(vixe; torjXouv coûto .
Il m'apparatt qu'il faut, poui comprendre ces récits, supposer: premièrement qu'une marine phénicienne existait avant ou pendant la composition de ces poèmes; et secondement que des monuments écrits, relatanl ces navigations sémitiques, étaient entre les mains «lu poète odysséen. (.elle seconde hypothèse n'est pas moins nécessaire que l;i précédente.
Car la description de l'Ile de Kalypso ne peul |>;is être le souvenir plus ou moins déformé de récits populaires, de coules oraux. Elle est d'une telle exactitude et d'une telle minutie que nous avons pu, à chaque |»;is. la mettre en regard
• les Instructions nautiques et constater son absolue fidélité. C'est donc un !V;i^niiiii de périple, et Ton ne peul hésiter qu'entre deux hypothèses : ou le poète j \n Ar ses \rn\ tous 1rs sjirs qu'il décrivait et il lésa décrits ii mesure qu'il les voyait; ou le poète a suivi les indications d'un témoin oculaire et copié les renseignements d'un périple écrit. Je ne crois p;is h la vraisemblance de la première alternative: l'Homère-Ulysse que certains onl imaginé, le même homme, héros et auteur du poème, me semble une étrange fantaisie, dont bientôt nous apercevrons par ailleurs l'impossibilité. Je trois que le poète ;i eu devant les yeux un périple écrit : il en ;i lin- ses descriptions ou ses légendes anthropomorphiques suivant un procédé que nous allons facilement découvrir. Je crois même que l'on peut prouver l'existence du périple en prouvant l'existence du procédé. < ictte preuve, la voici.
hr iniis 1rs détails, qui dans le poème caractérisent l'Ile de Kalypso, Perejil nous a rendu !»• plus grand nombre. Les Instructions, descriptions el photographies nous fournissent ions 1rs traits i\<' l'Ile odysséenne, sauf deux ou huis.
• ar Perejil actuellement ;i des fourrés, mais n'a pas *\r grands arbres. Et Perejil
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