I. Strab., XVI. x-H\: Inslruct. natif., n 259, p
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dans les vagues un lis rochei*s • I « • la crique. Mais I »"- vignes île ces parages furent célèbres aussi durant l'antiquité romaine. Elles étaient, s;ms doute, I •• -. 1 1 1 > < > 1 1 1 > antérieures à cette récente antiquité : le nom du Promontoire des Vignes remontait, nous lavons vu, aux indigènes el 1rs marins grecs ne lircnl m no traduire en \inpelouxia le Kotès des Berbères. Cette renommée des vignobles mauritaniens donna naissance à mille contes : « Les Valantes, les derniers des I ihvens au pied de l'Atlas, ne sèment jamais; les vignes sauvages fournissent .1 tous leurs besoins'». « ihi dit que sm- celle côte la vigne poussedes cens que deux hommes ont peine à embrasser el des grappes qui ont une coudée de haut '. » Les modernes ajoutent : « Toute celle région produit encore les raisins les plus estimés du Marne et l'on a trouvé, il \ a quelques années, en creusant les fondations du phare au cap Sparte! (Ampelousia), d'énormes ceps de vignes, ruines végétales qui rappellent les un il s de Pline : //'/ fama exstyre cirai vestiyid hululait quondam soli vineorutn pal me lar unique reliquiae*. » Les traites i>nl en cure, an Sud dn cap Spai Ici. leur Port de la Treille, El- Arisli. S[\\
la côte atlantique, chez les Éthiopiens du Couchant, les Phéniciens viennent « harger du vin au temps de Skylax, « car les Éthiopiens fonl en abondance du vin de leurs vignes*. » Il est possible que les premiers Tyriens aient déjà exploité les vignes mauritaniennes el que, par eux, Perejil ail été plantée de vignobles. Mais reste la troisième différence entre Perejil et Kalypso : il n'j a pas trace, dans la caverne ni dans nie de Perejil, des quatre sources de VOdyssée. Or celle différence, pour nous autres terriens, serait peut-être suis grande importance. Nuiis savons par contre nn a ces marins toujours en quête d'eau douce, la présence "n l'absence de l'aiguade fait modifier les itinéraires, choisir on abandonner les relâches. Si Perejil n'a pas de sources, la côte voisine en est abondamment pourvue. Les fontaines jaillissantes de Beliounesh restent célèbres parmi toutes les marines, et les Instmctions signalent en outre que dans la
passe même de l'eiijil. sur la lai ade 01 ienlale de la Pointe l.eoiia. on trouverai!
de lionnes aiguades, n'était l'hostilité des Rifains. Le géographe arabe Edrisi signale aussi les sources abondantes de la côte espagnole : « Djebel Tarik (Gibraltar) est isolé a sa base, hn côté de la mer on voit nue vaste caverne d'où découlent des sources d'eau vive. Près de là est un port dii Mers-el Chadjra, L-à-dire le Porl aux Irbres '. »
On voit comment ce texte d'Edrisi pourrait sembler une traduction du même périple que consulta le poète odysséen. Dans ces parages, la caverne aux sources existe donc réellement. Ce n'est pas nue invention du poêle odysséen. Mais cette caverne n'est pas dans l'Ile de Perejil, dans le royaume de Kalypso; elle est pourtant, connue les sources de Kalypso, dans un Porl aux Arbres. En ce
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arrange un plutôt il dispose. Suiviiiil lu mode ordinaire de Hélium1 . il pi i un
miir d'abord lus principaux éléments <l un site ou d'une i< In Colonne
duviunl Vtlas, la (lauhultu duviuul Kalypso. Puis il uuil rus |»'i oiinagi pai de liens «le dépendance ou de parente, suivanl encore le mode ordinaire de Hellènes : Kalypso duviuul lu (il le il Ulas comme Skvlla esl li Mégarc hi U 1 1< - de Nisos. Knlin, el il Paul biun noter cotte troisième opération, il dispo i autour de ces personnages, comme ultributs, qualités ou domaines, lus élément secondaires du paysage ou des pays voisins. Il donne à Ulas lus courants pernicieux du détroil : Atlas devient le pernicieux, oXoôoptov. Il ilnnuc h I il<- de
Kalypso la grande vigne do cap Ampelousia, lus grands arbrus du la cote maui itauiennu, les sources de la rive africaine <>n espagnolu, bruf toutus lus particularités que son périple écril du Détroit lui signalait. Car ce procédé suppose l'existence d'un périple, d'un documenl précis, minutiuux el exael <|ui fournissait au poète tous les éléments de s;i construction anthropomorphique. VOdyssein en cela esl une œuvre vraimenl grecque. La pari de la fantaisie el de l'imagination y esl restreinte. L'ordonnance et la logique sont l'apporl principal du poète, <|iii emprunte ses matériaux, mais qui les taille à la mode grecque, pour leur donner une forme anthropomorphique, cl qui, surtout, a grand souci de les appareiller et de les unir savammunl pour en faire un ensemble. L'Hellène est, avanl tout, un sage ordonnateur.
Ces! par le même procédé que le porte l'ail construire le radeau d'Ulysse dans l'île de Kalypso. Il s'agil ici non d'un vaisseau ordinaire, niais d'une embarcation spéciale, d'un radeau que le poêle n'a pourlaiil pas inventé. Sou périple devait le lui fournir : « Les indigènes du détroit, dit encore Aviénus, se servaient jadis de radeaux à fond plat »,
inos al ollis hic erat
ut planiore texerent fundo raies
(/un rumba tergum fusioi' breviîts maris
prœlaberetui' '.
C'est l'un de ces radeaux à fond plat que construit Ulysse. On a voulu tirer de ■ce texte de VOdysséedes renseignements sur la construction des vaisseaux homepiques*. Il ne s'agit pas ici d'un navire, vy.jç. ('."est une sùpeia T/zï;;rt. dit le poète, un large radeau, rates planiore fundo :
à/,), àvs wjz7.-'j. uiaxpà -rauuov àpuôÇeo vùzw i i i i i i . • /.
sùpstav T/tZ'vry '.