‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 125 sur 277 · I. Avién., IV · texte numérisé non relu

I. Avién., IV

■'. Buchholz, Borner. Realien, II. p. 246 el sui\.

.",. Odyss., V. 162-165. Cf. E. W'arre, Jour». Belle». Stud., V. p. -Jim.

I ivs PHI Ml IENS El l ODYSSÉE.

I i I*1 poète spécifie bien la différence entre ce radeau el un bateau ordinaire, l lysse i «•|Miinl ;i Kalypso : i Tu veux que je me hasarde à traverser une telle i;tendue de mer sur un radeau, alors que les bateaux n'osent pas tenter l'aventure

f. LU /.:/.:/: T/:v.r, Jïtpâav '/.i-'X /,a;.T'J.a Oa/.y.TT/,;

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Dans un autre détroit, à l'extrémité de la mer Arabique (dans notre détroit de llah-el-Mandeb), au pied d'une autre colonne que les anciens nommaient la (iolonnc de Sésostris, sao'lv EvraûOa I't/.ayv elvai Ee?b>r?pio; roû Aiyutccîou, Strabon el le Pseudo-Arrien mentionnent la même cou lu nie des indigènes qui se servent pour la traversée, oiâitXou;, non de vaisseaux, mais de radeaux, oyeSiaiç, disent les deux géographes : vyeoîaïc ta tpopTÎa xoulÇouen Beùpo xàxslve, dit

Strabon; oveotaïc xal oxaeau sic tô xuto Ttpoo-Epvouivwv, dil le Pseudo-Arrien*.

La mer Rouge a connu longtemps encore de telles embarcations.

Le premier janvier 1616, dit P. de la Valle, je lis apprêter une barque qui portoil sa voile parce qu'autrement elles ne vont point, et me mis mi peu au large sur la Mer Rouge pour aller pescher. La structure de la barque estoit extravaguante, parce que les pièces de l>nis de son bâtiment, outre qu'elles \ estoient fort rares ri fort minces el délicates, n 'estoient jointes ensemble que par le moyen de certaines cordes poissées, et iniii le reste de l'équipage au lieu de planche estoit de cuir avec la voile de natte de joncs. Mais je ne m'en étonnai pas. parce que sur le Nil j'en avois veu de semblables, qui viennent de tort loin H même d'Ethiopie el qui sont laites de petites pièces de bois. que <le seules chevilles de la même matière unissent et joignent parfaitement ensemble, -im^ se mettre en peine de clous et de Mens de Fer que nous employons avec tant de profusion à la structure de uns vaisseaux.... Cette façon de construire des barques --ans clous, avec «le- chevilles de Imis un des cordes poissées, n'est pas inventée à cause des montagnes d'aimant, comme veulent quelques hâbleurs, mais plutost pour la rareté du 1er qui j est cher extrêmement, ci que l'usage en est tel parmi eux*.

Le radeau d'I l\^r esi construit de la même façon. Il s(> compose essentiellement d'un plancher de lois, qui supporte à l'avant el à l'arrière des gaillards, des ,i., ni. analogues aux châteaux de proue et de poupe des navires. I n bordage ceinture le tout. Le plancher est fait, non de planches, mais de poulies, de \in:t ai lues équarris, écorcés el alignés au cordeau,

-i/.ï/.y.r^z/ o spa yaXx<j>, ;£-tt: û' t1El0*rauivu>< xal t-\ 8Ta6u.7)V lOuvcv,

qui shiiI chevillés les uns aux autres el réunis par des liens,

/-.-/ -y i-.j xal Tipao«v à)././ /v.t'..

i 760 trrien, Peript. Haï Erylh., éd. Didot, p. %l 3 p île i . Valle I |i

lll l Dl LA GAC.IIKTTI

Quand la première vague hou levée pai Pu eidou retourne le radeau, -, I ôCy,v ) / ■•: v, et balaie I lysne dan la hum . le fiera remonte lu le plan* lin

retourne. M;iis relie lace ne présente |)(IS île <I1.1lr.111. il il, i uni. <m h- pilote

(misse prendre place. Ulysse vienl donc s'asseoii ju le au milieu du plancher, car, sur cette lace, le radeau n'a pas non plus de bordage el il (aul re lei nu milieu pour n'ôtre pas balaye! par lu vague. \n milieu du radeau retourna, Ulysse reste ;issis : il compte demeurer le taul que les [loutres * du radeau heu lié ». iroXuSéffuou aveStriç, se mainliendronl ensemble. •

V XIV 0< /'./T'.v )-.i 5Ti,

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tÔ»û' XUTOÛ LUI v;'(n '

Mais un nouveau coup de mer disperse les poutres « comme un coup de venl disperse les pailles légères », t5<; ta,; ooûpata uaxp& Sicaxéoaax. Mors I Ivsse s;u»il l'une des poutres el la dirige comme un cheval. Il esl a cheval sur une poutre, à^-y svl Boûpaxi 6aive : il n'est pas assis ou couché sur nue planche. Rien ne l'ail mieux voir la différence entre sou radeau el les bateaux ordinaires qu'un autre récit de naufrage au chant MV de VOdyssée i\. 305-315). Il s'agil ici d'un naufrage de bateau, vtjo^ YXaçpup-fjç, que la foudre de Zeus fail aussi chavirer el retourne entièrement,

y, o eXeXtvSïi "i-a A'.oc TCÀT.Yewa xspotuvep.

Ions les hommes tombent du navire el se noient. Le seul I l\ss(> esl sm\r parce que /.eus lui met entre les mains un morceau du mât flottant,

lorèv àu.atu.àxsTOV vr.oç xuavoicp&aoïo

ii ' ■ ii

ev veipsOTiv IOtixsv,

sur lequel Ulysse parvient à se hisser. Dans un bateau ordinaire, le mât seul peut jouer le rôle de monture auquel la première poutre venue de notre radeau sera propre.... Le radeau n'est doue pas fait de planches comme les vaisseaux,

mais de poutres, ooJsaTa.

Sur ce plancher, sont (doués les ixpia, les châteaux d'avant et d'arrière.

... x-.xz ixpia rrr.zx'. i~ airoiç.

ii • ■ ' •

Ce sont deux estrades dont les parois sont faites de courtes planches dressées en hauteur sur le plancher, et dont le dessus est l'ait de longues planches servant de pont,

Lxpia os a-r/Tac. ipaowv Hx'xï'j'. ffrauL'lvsaa-iv

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—Q'.zv k~xz <xx-/.zr.-j'.'/ STOnYxevîo'savi TeXsuta.

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Le gaillard d'arrière porte un gouvernail. C'est là qu'Ulysse vient s'asseoir, comme le pilote et le capitaine sur les ikria des vaisseaux. Il y reste tant que la

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