‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 127 sur 277 · Hérod., IV. 181-18Ô · texte numérisé non relu

Hérod., IV. 181-18Ô

i I s Nil \H II \v l l L'ODl SSI I

ime que bien yssécn : disper-

I I > I' Il I \ M 1 I \ s Il I. I M' 1 s s I I

. Dm lure de ces ac< idents i>u de ces généralités. I ;ii reconnu moi-môm des Iles méditei ranéeniies peuvent offrir les traits de notre site odvsséen : ilisperdans la rade ou dans la plaine de Mégare, ces traits peuvent ailleurs se trouver réunis. Je sais bien que les ressemblances de site ne sont pas seules à identilier Perejil et Kalypso: il \ a, il»' |dus. les ressemblances de gîte et de nom. Dans toute la Méditerranée, il n'est qu'un point où Kalypso puisse se rencontrer: -i le voisinage ilu Pilier, c'est l'Extrême Couchant; or dans ce détroit du Pilier, nous voyons que Kalypso porte le nom d'une terre réelle, l'Espagne : seule

dans toute la Méditei ri •. I Espagne, I-spania, nous ramène au nom et au site

de Kalvpso Laissons dire pourtant et cherchons notre double preuve.

Que la seconde des conditions, l'existence d'un périple sémitique, ait été réalisée, c'est la suite môme de nos éludes • 1 1 1 1 va nous en donner la preuve. Nous n'avons qu'à prendre l'un après l'autre les épisodes de VOdysseia : nous verrons aussitôt que l'exemple de Kalypso-Ispania n'est pas fortuit, parce qu'il n'est pas isolé; de pareils doublets gréco-sémitiques ^i m I au contraire l;i règle et l'explication de VOdysseia tout entière. Si l'on veut sur-le-champ un exemple tvpique cl bref, l'Ile de Kirkè, vtjto; Kîoxr,ç, se nomme pour le poète odvsséen

[iaiè, \:././. Or Kirkè, Kipxr,, est un i erec, le féminin de Kirkos, xîoxoc, qui

signifie Vépervier -. >t-'>i K'!pxr({ signifie doue I Ile de VEpervière. D'autre part

\i-mr. \:-y':rk, CSl un double \oe;ilde séiuili(|iie, qui veut dire inissi I Ile tic

VEpervière ■. en hébreu "\\\ aie, signifie en effet Vépervier ou plnlnl Vépervière, h c'est un féminin dont kîoxt) esi la traduction rigoureuse) et »n, ai ou i, signifie île, comme nous l'avons vu. Ai-aiè, v./'./,. est donc la traduction exacte mi l'original de vf^o; Kîpxr,*. Il existe une série de pareils doublets dans l<»ns les récits de VOdysseia : un à un, nous allons les retrouver.

Mais la première condition est réalisée elle ;mssi. L'existence de la thalassocratie phénicienne peut être prouvée par les différents passages où les poèmes homériques eux-mêmes nous mentionnent les voyages et le commerce des Sidoniens. 1rs passages, il faut, avant d'aller |>lus loin, les réunir cl les expliquer pour comprendre la justesse d'une opinion courante parmi les Anciens : Les Phéniciens, dit Strabon, possédaient la meilleure partie de l'Ibérie et de l.i Libye avant les temps homériques, xfo \Kr,y.i: ■/-/■. t^î \vj-j-rtz tt,v xcÎTrr,v xdtrcayov npo -.1,: ijv/.w: -it: Ou.rtpovl. » Voyons ce que les poèmes homériques nous apprennent des navigations phéniciennes.

I Sti ili III Ijfl

li\ \\\<: oi \ r i; i i:m i:

LES NAVIGATIONS PHENICIENNES

oi Se 'l'civ.y.;; -.r,; 'IÔTjpiaî xa: -r,; lt6Ûr]Ç ttjv àpt(TT7]V /.■x-.iG/yi rcpâ -r,- 7)Xex(aî ■:/,; 0|X^pou.

Strao.

CH IPITRE I

Page 1