‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 129 sur 277 · Voir Buchholz, Hom. lirai.. 1. p · texte numérisé non relu

Voir Buchholz, Hom. lirai.. 1. p

~>. Pour ceci, voir Buchholz, Homcr. Real.. I. p. 28 cl suiv. i. Voyage du Levant, II. p. 7.

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I ne autre explication, cependant, se présentera dans la suite de nuire étude; je crois celle-ci plus vraisemblable.

NI. lis cette Ile Syria, disenl certains, n'a jamais existé. » W. Helbig luimême, malgré sa connaissance du réalisme homérique, la croil « quelque peu mythique1 . Le mot a fail fortune. Les archéologues parlent courammenl » de l'Ile mythique de Svros1 ». Il m'est difficile de suivre Helbig en ceci. Une longue el minutieuse étude de la géographie odysséenne nous a montré déjà el pur la suite nous montrera mieux encore que cette géographie contient en somme forl peu de légendes. Ses descriptions correspondent toujours à quelque tangible réalité, m donc la description de Syria semble, a première lecture, mythique, il faut prendre garde. En discutant Ions les mois du texte, le rond de réalité ne larde pas à reparaître. Il suffit de reprendre le récit <l Euméc :

\ 105-411. I 1 1 • ■ n'est |».is très peuplée, mais c'est une bonne Ile : des bœufs, des moutons, beaucoup de vin el beaucoup de froment. Jamais la disette ne s'j fail sentir .m peuple; aucune autre maladie n'j accable les pauvres mortels; mais quand, ;'i l'intérieur de la ville, les tribus des liommes ont atteint la vieillesse, \|>ullnn ;'i l'arc d'argent vient avec Vrtèmis les frapper de -''s traits sans violence.

Eustathe rapprochait déjà ces vers homériques des vers où le poète des Œuvres el des Jours dépeint I âge d or*. H concluait à une légende <\<> pari H d'autre. Le rapprochement peul frapper un littérateur. Mais il n'es! que superficiellement juste. De tout temps, en effet, les navigateurs ont fail deux parts des Iles de l'Archipel : ils oui toujours distingué entre les Iles du Sml el 1rs îles du Nord. Les Iles volcaniques >\\\ Sml. Milo, Santorin, etc., avec leurs émanalions sulfureuses, leurs sources chaudes qui s'épandenl en marais el leur manque d'eau potable, suni fiévreuses, malsaines, d un séjour intenable : » L'air de Milo, dit Tourneforl . esl malsain ; la ville esl d'une saleté insupportable; les ordures, jointes aux vapeurs des marais salants qui smil sur le bord de la mer, ;ni\ exhalaisons des minéraux doni I Ile esl infectée, à la disette des bonnes eaux, empoisonnent I 'air <\r Milo el \ causent des maladies dangereuses — » I i i hoiseul-Goiiffier ajoute : ■ Des cinq mille habitants que Tourneforl a trouvés dans la seule ville *\r Milo, ;i peine en rcste-t-il aujourd hui deux cents, menacés d'être bientôt victimes de l'insalubrité du climat. Ces malheureux soûl jaunes

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i \\ ii.ii.i i i /,•■•/„ , Homérique (nul rrnwiimki, p. 24; lu Qucition mycénienne, p, 55.

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les Iles granitiques ou calcaires du Nord koiiI« au contraire, éventée pai le mistral el rafraîchies par le courant «les Dardanelles : elles ^<»ni renommée!' pour leur salubi'ittS. Kulre ces deux groupes d Iles, comme la Iravci >■<■ >■ i de quelques heures à peine, le contraste n en est nue plus frappant. \\i i ^ni il soigneuscmenl noté par tons les voyageurs : • I. Ile de Siphanto, I ancienne Siphnos nu l'on arrive ni quittant \filo, continue Tourneforl', est sous un beau ciel; mi le trouve encore plus charmant quand on arrive de Mil>> où l'air esl infecté de vapeurs sulfureuses. (*n voil à Siphanto des vieillards de cent vingt ans; l'air, les eaux, les fruits, le gibier, la volaille, toul \ est excellent; les raisins \ soni merveilleux. Quoique I lie soit couverte de marbre el de granit, elle est pourtant des plus fertiles el des mieux cultivées de l'Archipel; elle fournil assez de grains pour les habitants du pays, <|iii sont aujourd'hui de très bonnes gens. » Il est bien évident que Tourneforl n'avait, ni sous les \ « • 1 1 \ . ni dans la mémoire, notre passage de VOdyssée : il rapporte simplement ce qu il a vu. A l;i similitude des termes el des détails, cependant, on pourrait croire qu'il n'a fait que paraphraser la description homérique. Les autres voyageurs parlent comme lui : « Le climat de Siphanto, dit Choiseul-Gouffier, inspire le regrel d'en sortir : le ciel y esl toujours pur el serein, et l'heureuse fécondité de la terre permettrait aux habitants de se passer des iles voisines, si le désir de quelques superfluités ne les engageait à y avoir recours". » — Nous allons trouver ces mêmes superfluités, àOupuara, dans le texte homérique. C'est pour des superfluités, colliers d'ambre, broderies, bijoux, bibelots, ustensiles de enivre et d'argent, que les cultivateurs de Syria trafiquent avec l'étranger.

Depuis le \\m' siècle jusqu'à nus jours, les navigateurs se sont transmis les renseignements de Tournefort et de Choiseul-Gouffier. .Nos Instructions nautiques signalent encore aujourd'hui que Siphnos « esl renommée pour sa salubrité el la fertilité de son sol...; le pays esl bien cultivé, extrêmement fertile et abonde eu sources d'excellente eau1. » Syra mérite les mêmes louanges : « Elle esl aussi, dit Tournefort5, des mieux cultivées el produit d'excellent froment, quoique en petite quantité, beaucoup d'orge, beaucoup de vin el de figues, assez de coton el des olives.... Kilt* est plus fraîche que la plupart des iles de l'Ar-

1. Choiseul-Gouffier, I. p. 15. William Turner, Journal <>( <i Tain- in the Levant, I. p. "I : The sailors of Milo are reputed to be Ihe l>ost pilots in iiu> Archipelago. Uichili. oui' pilot. spoke verj good enjrlish and lu'Kl the posl of English vice consul in Ihe island.... — The population of Ihe island is tiow 1 S 1 ii cmly 2.300, whereas before the town alone contained 10.000. The dépopulation bas been more syslernaticallj promoted 1>\ the badness ofthe waler and the unwholesoineness oftlie air.

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