I. Choiseul-Goufiier, I. p. I
'2. Cf. Dîplom. and Consulat' Reports, u° 2252 mai 1899 . p. I el Miiv. : There are uninistakable indications thaï the near future of Syra will be anyOùng bul bright. This is borne oui bj the facl that the ever-iucreasing activity of tlie Piraeus, whicli luis long been gradually but surel^ encroaching on the gênerai trade and commerce of mosl of tlie other grecian ports, is now telling verj keeulj on tliis island, wliile the industrial ressources bave been much lessened bj the steadj enterprise and continuai establishment of new mills ai the Piraeus, whicli caused IJial porl to be tlie absolute centre of officiai inovemenl during the latc war. The steadj developmenl also ofsmall ports on the mainland as well as in the Vrchipelago, which were licld in little or no account «lion Syrawas flourishihg as a distributing centre of considérable importance, lias contributed in creating the présent commercial crisis hère. — Cf. de même, n° 'i')'.'!» mai 1901 . p. '■• : The port of Syra for inany years pasl lias been steadih declining'. owing io the developmenl of the Piraeus. Syra i< no longer tbc distributing depol of the Levant commerce.
LES PHENICIENS ET L'ODYSSÉI
venus de l'Occident — \ l'intérieur, le champ rectangulaire esl divisé rumine «•m Jeux chambres par la cloison presque continue que forme le chapelel des Iles : l'Eubce, Vndros, Hnos, Vlykonos, Icaria el Samos se succèdenl presque sans interruption de l'Ouest a l'Est; quelques détroits resserrés ne laissent entre ces Iles que des poternes de communication. Pour les marines à voile, cette cloison des Iles eul de toul temps nue grande importance, à cause du me des vents : Les vents prédominants dans l'Archipel, disenl les Instructions nautique»1, sonl les vents du .Nord. De In fin de septembre à la fin de mai, ces vents du Nord alternent avec ceux de la partie Sud-Ouest, qui sonl I » 1 1 1 ~- Fréquents lorsque I hiver esl doux. » Nous pouvons, dans uns études de •graphie ancienne, ne pas tenir grand compte des vents du Sud-Ouest : ils soufTIeul pendant l'hivernage, à l'époque où toute navigation antique étail presque interrompue. En réalité, les vents du .Nord sonl les vrais maîtres de notre champ clos.
I - vents étesiens, poursuivent les Instructions, i|iu sonl appelés mettent» par les I m < - . sonl les plus fréquents pendant la belle saison; ils conunencenl presque invariablemenl vers la lin de mars el durent jusqu'à la lin d'août : ils soufflent du Nord au \ -I l.i navigation de l'Archipel, bien que facile, réclame une constante attention, el l'on doit toujours garder en vue un port d'abri, que l'on puisse, dans le cas d'un '•"ii|i de vent menaçant, atteindre a>anl l'obscurité, car le temps peut devenir asseï obscur, — .. hi ///'■/• nébuleuse, dit VOdyssée, au milieu du labyrinthe
des iles, pour qu'on ne puisse |>.i-> voir la terre assez i"i pour l'éviter Vvec les vents
de Nord, un navire doit toujours mouiller sous le vent d'une Ile, car bien qu • ces vents soufflent quelquefois avec m xtréme violence, ils ne sautent jamais au Sud brusquement el l'on a toujours le temps de quitter le mouillage. \u contraire, avec les vents de Sud, un voilier ne devra jamais mouiller sur le côté Nord d'une Ile, caries vents sautent brusquement, dans un grain, au Nord el au Nord-Est el ils soufflent avec une telle violence qu'un navire ne peut appareiller.
considérations nous expliquent le premier rôle que joue pour les navi- ■ ■\\i-~ la cloison des Iles entre Samos el l'Eubée. Dans leurs traversées de I K>i a l'Ouest ou inversement, les voiliers de l'Archipel se tiendront toujours sous le vent des Iles, c'est-à-dire au Sud : le^ Iles leur serviront d'écrans contre la violence des vents du Nord. La Hotte perse de Datis, qui vient attaquer la Grèce, ne fail pas le périple des côtes d ^sic el d'Europe, à cause de la terreur que ses marins avaient de l'Athos. Elle traverse l'Archipel à la hauteur de Samos, en longeant Ikaria, |>ui^ les Iles, ou -y. y/. -.<;/ ^iteisov, -//./. ex Sâuoj
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bataille <\>- Salamine, quand les députés ioniens viennent demander le secours de la Grèce unie, les Grecs, mouillés à Egine, sonl eflravés de celle entreprise lointaine; ils uni encore si peu l'habitude de la mer. qu'ils se figurent Samos
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lieu il»' loi if. de réunion ol de culte commun, c: rsi Délos oui vei ra I le
ji;i ik'*4 \ ries de l'hymne homérique el les premières assemblées de rempli re athénien.
Second rôle. Cotte cloison insulaire a un certain nombre de poternes, que doivenl forcémeul emprunter les voiliers pour passer de I une des chambres (liins l'autre, de l'Archipel Nord dans I Vrchipcl Sud >>\\ inversement. Ci
poternes soi il au nombre de six : entre I Eubéc el Vndros, s'ouvre le canal h :
entre Andros el Tinos, la passe Sténo; puis ic> trois chenaux entre Hnos el Mykonos, entre Mykonos el Icaria, entre Icaria el Samos; el enfin le détroit de Samos. Toutes ces poternes peuvent servir au passage; mais elles muiI |>lus ,>u moins commodes. Venus du canal de Rhodes el montant aus Dardanelles, 1rs voiliers orientaux qui veulent gagner la Marmara emprunteront tout naturellement le détroit de Samos : grâce au jalonnement ilrs Sporades, ce détroit est pour eux la continuation «lu canal de Rhodes. Mais, venus du canal de Kythère, les navigateurs occidentaux pourront hésiter. Au temps de Tournefort, la route ordinaire îles Hollandais et des Anglais est entre Nègrepont el Macronisi8, c'està-dire entre l'Eubée et Andros, par le canal Doro; les Français, au contraire, « destinés pour Smyrne el pour Constantinople passent dans le canal de Tine à Mvcone ». Cette habitude des Anglais et des Hollandais peut sembler étrange;
la roule des Français est beaucoup plus commode, à cause des courants de l'Archipel : « Lorsque les vents sont d'entre Nord-Est et Est, disent les Instructions nautiques, le rapide courant du Bosphore sort des Dardanelles, passe aux deux extrémités de l'Ile de Lemnos et s'avance vers la partie Ouest de l'Archipel, en prenant une vitesse considérable dans le canal de Doro. Il court aussi avec nue grande force dans la passe de Sténo, ainsi que dans le large canal qui sépare Icaria de Mycono; mais il est moins rapide dans le canal entre Mycono et Tinos. »
Pour leurs navigations du .Nord au Sud. d'Asie en Europe, de Troie en Grèce ou de Byzance à f.orintlio, les Anciens utilisent ce courant et, sortis avec lui des Dardanelles, ils viennent emprunter avec lui le canal Doro. Us usent ainsi de la passe entre l'Eubée et Andros: le promontoire Geraistos, au Sud de-1'Eubée, est