Hérod., VIII. 132; l
2. Voyage <ln Levant, I. |>. •">". Les Anglais soui restés fidèles à cette route. Il* viennent d'installer
sur la côte de Zéa qui co ande l'entrée du canal Doro une station de charbon. Cf. Diplom. and C."n-
sular Reports, n' •2-,,Y>. p. Il : On the importance of the position of Zea, lying in the direct routes of ail steamers passing to and from Constantinople and the Black Sea, and ils intermediate position between thèse ports and Gibraltar, aflbrding steamers the advantage of coaling wîthout touching at Malta.
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une de leurs étapes; le Sounion bu Sud de l'Attique en esl 1 1 ■ i « ^ autre. C'esl In mute ijue suil If eomineree gréco-romain au temps de Strabon : repawroç toïç
-■:i va -.1 ,: \~:)^ su '.!■' \tt'.x/,v èltixaip Uoc y.r.-y.: to> SouvU) ~):r fflaCov.
Vussi le Geraistos .1 pour les marins un grand sanctuaire de Poséidon1. Mrs les temps homériques, cette même route esl déjà suivie : Nestor, au retour de
I ■. longe l.i côte asiatique jusqu'à Lesbos, puis coupe n travers la haute nier
vers I Eubée. /,/<•>--'. rcé^ayo^ ui?ov :■.; Eu6oisv rsaveiv. Grâce au venl arrière, il arrive de un il à Geraistos; il \ rail nu grand sacrifice el remercie Poséidon d'une -1 longue traversée,
... i; os lYoatorov Ewûviai xaTÔvovro' nocsLôàum oè raûpuv
T.'j/J. ITV. •Ùi\ eQsU.6V T.'Ù.T 'ji uiva 'JU7v/t7.V7î.:".
Puis il salue au passage le Sounion ci sou temple cl il rentre chez lui au long île» côtes pélopunnésienncs.
Mais quand inversement on va du Sud au Nord, d'Européen Asie, le canal Dore- avec le courant contraire n esl plus aussi praticable. Il peul môme devenir dangereux avec les coups de venl du Nord.
Ii navigation dans le canal Doro, disent les Instruction* nanti, /nés, esl une des plus difficiles du Levant pour les voiliers, à cause des forts vents du Nord qui dominent tellement pendant les mois d'été qu'on peul duc qu'ils soufflent presque sans interruption. Ce régii le vents dure de mai a lin août ou milieu de septembre, et, quand
il cesse après I équinoxe d'automne, les coups de venl de cette direction sont aussi fréquents que ceux d'un autre rumb. Il esl impossible à un \<hImt de remonter le canal Doro lorsque le venl souffle lin-- du Nord el qu'il règne un violent courant Sud; il sera préférable dans ce cas d'emplover le canal de Mvcono où ce couranl esl moins fort*.
Pour les petits voiliers, la passe de Mykonos, sans couranl violent, esl donc lu route li plu- sûre el la plu> rapide : c'esl la route des Français au temps de ioumefort. Sur cette route très fréquentée, avanl de quitter l'Archipel du Sud cl ses nombreux points de relâche, pour entrer dans le désert presque sans Iles de I archipel du Nord, nos trois lies de Syra, i\*' Délos el <\<' Mykonos fourniront encore le gîte d étape, le reposoir du milieu, juste à mi-chemin entre Kythère H
les Dardanelles El c'esl encore in que passenl les routes traversières «pu
mènent du Sud-Esl nu Nord-Ouest, du canal de Rhodes au canal de l'Eubée ou .iu\ ports de Thessalie ri >\c Macédoine (Délos lui I uni' des grandes escales du commerce alexandrin), ri les routes directes qui vonl du Sud nu Nord, des ports de Crète aux porta <\<x Th. race : bref, toutes les diagonales de I archipel se croisent en cet endroit .
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car il n'} u rien 8 gagner à tenir la nier' ». Les G l'en uni loiijoui uivi relie prudente habitude. Vujourd Inn. connue an temps de Imn m >foi i. il leur Puni de courtes navigations el de fréquents reposoirs*. Les marins de I Kgéc primitive sur leurs barques mal pontées nr devaient pas être plus audacieux : quelqu'une des trois Iles Syra, Dëlos ou Mykouos fui certaineinciil un de leurs reiMisoirs habituels5. Mais entre Svra, Délos el Mykouos, leur choix .1 pu, semble-t-il, hésiter. En fait, nous voyons à travers les siècles le trafic se déplacer de l'une à l'autre de ces trois lies, s.ms autre motif apparent < 1 1 n * le caprice des navigateurs : Délos esl préférée par les Ioniens el les Romains, Mykonos par les francs du ivin1 siècle et Syra par nos marines contemporaines. Si l'on regarde les choses déplus près, cependant, on s'aperçoil bientôt qu'en ces matières la pari <ln hasard el du caprice humain esl minime. Des nécessités naturelles, à travers les siècles cl les humanités changeantes, onl étroitement déterminé le choix des marins.
De nos trois îles. Délos esl la plus centrale : elle mène, disaient les Anciens, le chœur desCyclades. Sur la roule entre l'Estel l'Ouest, elle est juste à égale distance de f.orinllie el de Milet. Sur la roule entre le Sud et le Nord, elle est directement en face du chenal de Mykonos. Elle possède en outre une bonne aiguade, « nue des plus belles sources de tout l'Archipel* : c'est une espèce de puits; il y avait en octobre 24 pieds d'eau el plus de OU en janvier et février.... Les années turques et vénitiennes y viennent faire aiguade. » Nous avons étudié déjà l'importance de cette aiguade insulaire. Voilà de bonnes raisons pour que les voiliers relâchent en ce port. Mais Délos est toute petite, sans cultures possibles, sans ressources. Situé sur le détroit qui la sépare de Hhèneia. son port est battu par tes vents el les courants du Nord : il faudra le travail de l'homme aux temps hellénistiques et romains pour en faire un abri presque