I. IiisIiihI. ikikI.. p
'2. Voyage du Levant, I. p. 169.
5. L'histoire de ces dernières années nous montre un fonctio'nnemenl nouveau de cette nécessité. Les Anglais, fidèles, comme nous l'avons vu, ;'i leur route du canal Doro, onl établi un reposoir t|iii pour leurs vapeurs doil remplacer ltélos. Syra ou Mycono. Sur la côte N.-O. de Zea. dans le porl s. Nikolo qui s'ouvre aux arrivages des marines occidentales el qui commande l'entrée du Canal, ils fondent un dépôt de charbon où rapidemenl les vapeurs prennent l'habitude de relâcher. Ouvert en 1898, ce dépôt reçoit en 1900 près de 500 vapeurs. Cf. Diplom.and Consulat Reports, n" 2599 mai 1901 . p. IX : The total number of steamers which called ai Porl >t Nikolo was '271. and 415 sailing craft. The Zea Coaling Companj supplied 9055 tons, of which 10.Y2 were delivered t < > varions >hi|>s of the liritisli Uediterranean Squadron. The steamship owners and captains are only just now beginning to realise the many advantages the island of Zea offers, vis. thaï the port lies direcUy in the route laken liy the steamers to and froiu the Black Sea. greal facilities in bunkering dispatch and securitj against ail weathers, rendering the station 011e of the coaling dépôts in the Mediterranean.
i. Tournefort, op. laud., I. p. ~i7.
LES Nil Mi II \v M L'ODYSSÉE.
sûr, et. sitôt négligé, cel abri se comblera, deviendra intenable*. Délos ne pouvait donc pas servir à tous les navigateurs. Les vaisseaux venus de loin n \ trouvent ni l>< »i «> pour leurs avaries, ni provisions pour leurs équipages, ni complète sécurité de mouillage pour une longue relâche. Délos ne |>ul être d'abord qu'une aiguade semblable aux Iles Strophades ou à l'ilol de Lampadouze. Les jifi i |»lf- de la mer \ venaient remplir leurs outres, invoquer la divinité el interroger l'oracle de la source. Ils \ laissaient leurs pieuses offrandes. Mais ils u'\ séjournaient que quelques heures.
1'^ Ioniens, qui succédèrent aux étrangers, venaient de l'Archipel même : ils apportaient avec eux leurs provisions de bouche; ils n'avaient besoin, eux encore, que d'eau potable; ils ne restaient là d'ailleurs que quelques jours et retournaient ensuite à leur port d attache. La Délos ionienne ne fut, elle aussi, qu'un port intermittent, un champde foires annuelles. Rendez-vous à certains jours d'une foule nombreuse, l'Ile était déserte le restant de l'année. \u\ temps hellénistiques el romains, si Délos devint un grand établissement el un entrepôt permanent des marines étrangères, ce fut a mui temple et à ses privilèges religieux1 qu'elle <lui ce renouveau de prospérité, comme la moderne Syra aux 1 1 • 1 1 1 1 »-- de l'Indépendance ilui sa sécurité el sa fortune à son église des Capucins. Il il fallut à Délos I énorme travail des ingénieurs pour l'adapter a ce rôle auquel la naturenc l'avait |>a-. préparée. Encore n'était-elle vraiment un grand marché qu à certains jours. Les arrivages jetaient sur ses quais des dizaines de milliers il esclaves, vendus en quelques heures : « Débarque, négociant, expose la marchandise, tout est vendu! », disait le proverbe rapporté par Strabon*. <m \ venait, "n n'\ séjournait pas. La ruine du temple lui aussi la ruine du commerce. Le paganisme tombé, Délos redevint aussitôt le déserl que nous connaissons aujourd'hui.
Passons a Mykonos. Presque aussi centrale que Délos, Mykonos est placée, comme Délos, a I entrée de la passe commode. Elle a sur Délos I avantage de la grandeur, de quelques champs de blé, de quelques pâturages pour les moutons et dune vaste rade bien abritée; mais elle manque de sources : « L'Ile de Vlvcono est fort aride...-, on \ recueille assez d'orge pour les habitants, beaucoup de figues; les eaux \ sont assez rares en été; un grand |>uits en fournit à tout le bourg1. • Enfin Syros, un peu moins centrale el plus éloignée de la passe, a tous les avantages de Mykonos el elle n'a aucun de ses inconvénients. \--.v grande h assez fei tile, elle a un bon port el une lionne aiguade. » La prini ipalc fontaine de l'Ile coule tout au fond d'une vallée, assez près de la ville; les gens du pays croient, je ne sais par quelle tradition, qu'on venait autrefois s \
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Cor il u'osl pus besoin <l mm grand cfTorl pour cou lutei . coiuiiie non I nvon déjà foiti que, suivunl la direction des courants coininerciuux, lei point de relâche sur une côte «mi dans une mor se dëplaeenl el Be reinplucent. Les mpeins francs, venus de l'Ouest, ullèrenl l « m 1 1 droil à la rade * I * ■ Mykonos, qui leur I « - 1 1 dail ses deux promontoires. C'est lit que. d'habitude, ils vinrent se ravitailler, se fournir de pilotes el hiverner duranl la mauvaise saison : « Dans les mauvais temps, ils relâchent ordinairement à Myconecl \ viennenl prendre langue pendant la guerre; il \ vient souvent des barques françaises charger des grains, « I * * la soie, du coton el d'autres marchandises îles i 1rs voisines...; le séjour de Mycone est assez agréable pour les étrangers; on \ fail bonne chère; les perdrix \ sont en abondance ri à bon marché, de même que les cailles, 1rs bécasses, les tourterelles, Hc: on v mange d'excellents raisins et de fort bonnes figues; le fromage mou qu'on y prépare esl délicieux1. » Tournefort revient de Tinos à Mykonos pour passer les quatre mois d'hiver, de décembre l'on à mars 1701.
Inversement, la rade de Syros, ouverte vers l'Orient, s'offre d'elle-même aux marines orientales. C'est un mouillage tout semblable aux vieux ports que nous avons étudiés dans les iles de Rhodes, Kos, Salamine, Théra, etc., un mouillage ouverl au Sud-Est, tendu, comme dit Strabon, vers la Syrie et vers l'Egypte et fermé aux arrivages de Grèce. Car Syros tourne le dos à l'Occident, à la Grèce. Ses côtes occidentales, en face des terres helléniques, n'ont pas un abri, pas mu débarcadère : « Le seul port de l'ile, disent les Instructions nautiques, se trouve sur son côté Kstr> ». Aussi, pendant toute l'histoire grecque, Syros n'a aucun côle, et le compte serait tôt fait des textes grecs ou latins qui nous en parlent. Les géographes anciens ne font que la signaler, en ajoutant que l'ile a une ville du même nom*. Un scholiaste nous en raconte la colonisation par les Ioniens, sons un certain Hippomédon5. Un antre scholiaste. copiant mal, sans doute, un passage de Théopompe, nous en raconte la conquête par les Sainiens''' : un certain Killikon aurait vendu sa pairie aux étrangers. Le fait dune complète samienne en lui-même n'est pas invraisemblable : le port de Syros pouvait être d'une grande utilité aux navigateurs sainiens. venus de l'Est. Ce t'ait est néanmoins plus que douteux : Killikon. dont la trahison était devenue légendaire, avait vendu, suivant d'autres, Milet ou Prient» et non Syros".... Bref, la seule