V. BERARD. — I
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vnii- les formes Imeru ou Himera. luipa; nous avons déjà donné les exemples de ces doubles transcriptions grecques du PI sémitique, tantôt rendu |>;u' un y • mi un esprit rude, cl tantôt supprime : \ el "Aêôppaç, Xàêep el \ . etc.
\N. Vprès le Promontoire sacré, la Lycie contournée mène 1rs marines >>i ientales ;i la véritable entrée de I archipel, au canal de Rhodes. Ici encore, la toponymie el la légende semblent peuplées de souvenirs phéniciens. Dans cette Ile de Rhodes, Kadmos ;i installé le culte <l<' Poséidon; il a dédié un chaudron archaïque avec une inscription phénicienne; il a laissé une colonie donl les descendants mêlés aux gens de lalysos conservent toujours la prêtrise du dieu1. \n\ temps historiques, quand le roi Amasisveut étendre sa thalassocratie el ses relations commerciales sur toute la Méditerranée de l'Extrême-Levant, il conquiert Chypre, puis il cherche à gagner par des présents les gens de Cyrène, qui tiennent les routes <ln Couchant, el les gens •!<■ Rhodes el de Samos, qui tiennent les routes du Nord : à Lindos, il consacre dans le temple d'Athèna deux statues de pierre el une cuirasse de lin'. Le nom même de lalysos, qui s'appelle aussi l'Heureuse, Makaria, ou la Sonnante, Akhaia, nous reportera par ces doublets a une étymologie sémitique : faute d'explications préliminaires, nous ne pouvons encore l'apercevoir; mais la suite de V Odyssée nous conduira à la vérification du double! lalysos-Makaria. La mythologie rhodienne connaît sept enfants, six fils el une fille, de Poséidon, qu'elle nomme les Génies du Levant, ii-,',7M;>',j; Avv;/,/-/;. Ces sept génies sont bien de la famille de c~p. Kadem, Kxo|aoç, I Homme du Levant. Ils sont les enfants d'une nymphe Halia qui se jette à la mer, comme Ino, fille <lu Kadmos béotien, et qui devient, comme Ino, uni' Déesse Blanche, AeuxoOia3. La mythologie rhodienne connaît aussi les sept fils «lu Soleil. Au centre tic l'Ile se dresse son point culminant, opoç tûv IvraûOa j\i iT.j-.'.r . C'est, à 1241 mètres au-dessus de la mer, lr haut observatoire du ni'ini Uaburion, 'AToêûptov, d'où l'on peut surveiller 1rs deux détroits du Nord el du Sud. et la mer Libyque, el toutes les lies environnantes, àva6àt; èicl to \-.j'-,j:\',) xaXoûuevov opoc Èôeàaaro tkc icipiÊ viiffoûc*. Il semble que nous avons ici un de ces nombrils de la mer, outpaXoç BaXàaroifjç, comme dit V Odyssée, "z--. U-tabour, auraient dit 1rs navigateurs phéniciens. Il nous a paru de même que les villes antérieures à la capitale grecque Rhodes étaient, toponymiquemenl comme topologiquement, des fondations de marins orientaux. Nous savons déjà ri m m in il le vieux port de Lindos tourne le dos à la Grèce et regarde, dit Strabon, vers le Sud-Est et vers Alexandrie ». Les noms de Lindos, Kamiros et lalysos seraient, comme celui de Patara, sur l'autre lare du détroit, susceptibles d étymologies sémitiques. Mais, ces noms isolés ne rentrant pas, pour le
II1 i • nous dit qu il ■> copié de vieilles a ■ es rhodiennes.