‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 144 sur 277 · I.'l II KYMA · texte numérisé non relu

I.'l II KYMA

iiiiinii'iii iln moins, il.ui l.i cat( ' de H" double! il i.nii pou i nivre uolri1

roule. Nous nrri voiih h I \\ clupcl.

Quand on dresse le tableau onomastique de I archipel, on < on tait; que rhti

cuiio dos lies, dans l'antiquité grecque, eut plusieui i que ce différent

noms peuvent se ranger on doux classa . Les uns, évidemment grec . pré ciiUmiI à première rencontre un sens très clair pour une oreille grecque : telles I Ile aux Cailles, Ortygia, Optuvla, l'Ile Hurlante, Keladoussa, K ^àoouroa, I tle des Itoi . Uyldessa, V/./.-j-/, licllc-llc hall/sic, KaXXtffTyj,etc. Les autres if offrent en grec aucun sens et, dès l'antiquité, les scholiastes et déchiffreurs de logogryphes ne les peuvent expliquer qu'à grand renfort de calembours, tels les noms de Delon, rares, Samos, Naxos, Thèra, At^Xoç, tlàpo;, Sàpo*, Nà£oç, <->/;./, Ei<pvoç, Sépi^oç, etc.

Délos, AïiXo; s'appelle aussi \--zy.y.. UeXao-/(a, XXauuSîa, 'OpTima, c'est-à-dire l'île de l'Astre, des Pélasges, du Manteau ou des ('.Milles. Le nom deAriXoç reste obscur: les Anciens (lisaient que l'ile apparut, S^XoT, pour recevoir La tone en son enfantement.

Rhèneia, 'P^veia, s'appelle EeXàSouo-a-a et aussi 'Optima, l'île des Hurlements ou des Cailles.

Tinos, TtJvoç, s'appelle "rSpoutrca, 'Oaiouo-ca, l'île de l'Àiguade ou de l'Hydre, et des Serpents.

VEubée, Euëota, l'île des Bœufs, est aussi Maxpiç, AoXîyjq, la Longue, mais aussi Hd>;jio>. nom incompréhensible.

Acon, Kétoç, est encore une île de l'Aiguade ou de l'Hydre. 'Yopouo-aa.

Kythnos, KôOvoç, est l'ile des Serpents, 'Oœîoua-a-a.

Aftïo, MyJXoç, est l'île du Zéphyre, Zsœupîa, niais elle a aussi d'autres noms incompréhensibles, BûêXi;, MtfjiaXX'.ç, Sûptç, etc.

Sikinos, Sîxivoç, est l'île du Vin, O'.vôr,.

Kythère, KûQrjpa, est l'île de la Pourpre, rJop<pûpou<7<ra.

Thèra, B-^px, est la Très-Belle, KaXXwr7|.

Anaphè, Avis/-,, est aussi BXCapoç ou Ms^êXtapoç.

/os, "toc, est l'île des Phéniciens ou l'ile Rouge, $omx7j.

Oliaros, 'QXiapoç(Anti-Paros), ou sa voisine Itâooç, est l'île des Bois. TXrçea-a-a.

Paros, Hàpoç, est l'île Plate, CXérceux, ou de Démèter, ATjuTjxpîaç, mais aussi Mivtoa et Zàxuvôoç.

Naxos, Naçoç. est l'île Ronde, iTsoyyJXr, , ou de /.eus, A'!a.

Amoiyos, "A^opyoç, est la Toute-Belle, Hayxà/.r,. ou l'île du Souffle, Wuvta.

Lemnos, Af,jjivoç, est A;.0xay, et Stvrritç, ou l'ile de Héphaistos, 'HceaiTruc.

Thasos, Bào-oç, est l'ile d'Or. Xpj-r,. ou tle l'Air, 'Aspîa.

• I ES III I N M lINs I I I 'ODYSSI l

/ sbos, \ : .. esl Itt/. luspr/i, cl laToulTuc, \ •/-■.-/. I Heureuse, Maxaoîa. s ■'!• . -j-'i . r>i \;.- '//,, l;i Brillante. Ikaros, i . esl la Longue, ÀoXtvr,.

' hiot, Xto*, esl \;.'j //.■./ et l'Ile des Pins, Qitûouoto, el l'Ile Longue, Mâxpiç. v imox, Sâuo;, est l'île de la N ierge, rixoOevîa, l'Ile aux Chênes, Aatio'jova: elle rx| aussi i

Kasott, Kàroç, esl l'Écume ou la Paille, Ayvr,.

I te., etc.

II esl ;i remarquer que, sauf pour l'Eubée, Rîtôoia, Vile <tn.r Bœufs, ce sonl toujours Ir-- noms incompréhensibles qui onl prévalu. Non seulement pendant la période grecque, mais jusqu'à nos jours, les marines successives m' sonl religieusement transmis cette onomastique, qu'elles ne comprenaient |>;is. Mlles ii uni fait ;'i travers les siècles que I adapter légèrement ;i leurs gosiers romains, arabes, vénitiens, génois, turcs, Francs, hollandais mi anglais. Les seuls Italiens de la Renaissance en uni usé avec une certaine liberté. Leurs traductions ou leurs adaptations fantaisistes onl parfois substitué aux noms anciens quelque beau calembour : n aller vers I Euripe », stonevripon, :■.; tôv Eupnrov, nous a donné Vegroponte, et I Mu liée esl devenue Nègrepont, et Chalkis «'si devenue I i ipo. \u début 'li' leur histoire écrite, les Hellènes eux-mêmes semblent avoir reçu ce dépôt île quelques prédécesseurs. Leurs idées m ce sujet étaient forl variables. Tantôt ils croyaient ces vocables antérieurs aux noms qu'ils comprenaient, ei tantôt ils les croyaient postérieurs : i Homère, dil Strabon, connaissait sûrement la Samos ionienne; s il ne nous parle que des deux Samos de Thrace ei de Képhallénie, c esl que la Samos ionienne portail sans doute un autre nom : Samos en ellet n'esl pas le nom primitif, mais la Sombre-Ramure, McXàuœuXXoç, puis la Fleurie, \/i:i::. et enfin /" Virginale, HaoSevîa, à cause du fleuve Virgiutil, ii-/-,'k /■/,:, qui lui-même recul par la suite le nom de Imbrasos, Iuêpavoç1. » Pour Strabon, donc, Samos esl postérieure à la Fleurie ou ;i lu I irginale : les noms grecs sonl antérieurs aux noms étrangers. Il est vrai <|n en un autre pas-

uotre auteur vacillera dans son opinion : « Samos, dit-il, fut d'abord

nommée la I irginale, Parthenia, au temps des établissements kariens, ÈxaXevro

■, HasOîvta -oôtssov o'.xoûvtwv Kaoûv, puis inthémis, nuis MéLunnlivIlus el enfin .11 ii i i

Samos1. Si le nom de Parthenia remonte aux Kariens, ce ne peut être qu'une traduction el non pas nue invention grecque : un vocable étranger, karien, a dû précéder le nom gi ec.

i es contradictions ou de pareilles se retrouvenl chez tous les auteurs, et, plus encore, d'un auteur à l'autre. Cependant la plupart des Vnciens s'accordenl pour attribuer quelques-uns de ces noms aux navigateurs orientaux, aux Kariens el aux Phéniciens, Naxos, rapporte Diodore, s'appelail d'abord, ti wèv tcoûtov,

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le roi Lirieii, NllXOS, Ii|s de PolémOU, (loilUfl R0I1 in mi .i 1(1 riilinue ' I In i

dil lléruilole. el.ul UI1 floSCRIulllIll delviiilum- I i \ i • .i Sparte; . 1 1 1 1 • - II1IX 1 ■ i r 1 1 1 1 1 •

royales, il lui tuteur des jeunes rois; sa tutelle finie, ne voulant pas redey^nii sujei après avoir été le maître, il résolut de quitter Sparte et de retouruei dans les des. eluv ses congénères. Dans l'Ile de Hièra, jadis appelée Belle-Ile, K '/.).'.tt/,, étaient établis 1rs descendants d'un Phénicien, Membliaros, lil- de Poikilous, que Kadmos avait laissé en cet endroit avec une colonie phénicienne. Ces colons occupaient l'Ile de Kal liste depuis huit générations, lorsque Thèras survint1. » lléraklidc du Pont racontait, de même, dans son Traité de* lies, qu'Oliaros était une colonie sidoniennc\ el ce sont des Phéniciens de Byblos, disent les lexicographes, qui avaient donné le nom de Byblis ;i l'Ile Zéphyria, devenue par la suite Mèlos4. <*n peut n'avoir pas une confiance absolue, ni même une grande confiance, en ces traditions. Il est impossible pourtant de n'en pas tenir compte, et l'étude de cette double onomastique nous révèle bientôt une série de doublets. Je ne pourrai pas étudier ici tous les doublets gréco-sémitiques de l'Archipel. Mais voici quelques-uns des plus certains et des plus faciles à reconnaître.

I. ■ Kasos, dil Pline, s'appelail jadis Akhnè*, VÊcume, el elle s'appelait encore Astrabè, la Selle'' .

A l'Esl de la Crète, Kasos osi comme la première pile du ponl insulaire qui, par Karpathos, Saros el Rhodes, s'en irait des derniers caps crétois aux promontoires avancés de l'Asie Mineure. Au long de ces îles, sous le vent de ces iles. une roule de navigation commode, à couvert des vents du Nord, unit les côtes asiatique et Cretoise : le mont rhodien Ataburon, le Nombril, est la guette en même temps que le sémaphore naturel, qui horde celle route. « sur une butte élevée, d'où Ton peut voir la Crète. Itci nvoç ielr'/.r^ ïxpaç, i©' },; èarlv ioopâv T7|V Ks/t/.v7 ». Les détroits de Karpathos et de Kasos sont, eu outre. « les grands passages qui conduisent de la partie orientale de la Méditerranée dans l'Archipel. Le chenal de Kasos a environ w2?) milles de largeur entre l'extrémité Sud-Ouest de l'île et le cap crétois de Sidero; ce chenal est 1res profond et les seuls dangers qu'onytrouve sont des hauts fonds qui s'avancent au-devant

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