Odyss., II
'I I s ni! NICIKNS M l 'ODYSSI I
presque rie pari en part, ses roches saillantes, ses aiguilles surplombant la mer rie 150 mètres1, racontenl la lutte des Ilots, qu'en toul temps les courants et les venu du Nord lancenl contre ses flancs. Cette Ile dressée sans abri, en travers de la passe de Mykonos, lui race au mistral el au courant des Dardanelles. l-ivs hurlements du flol donnèrent toujours naissance à de terribles histoires de vroucolacas, de revenants. Buondelmonte signale, au Nord de Syra, la Roche aux Chèvres où les esprits immondes se donnent rendez-vous : quand un navire vient à passer el à séjourner pour la nuit, c'est un tel sabbat el de tels rugissements i|ut' i'ii'1 el terre semblent vouloir crouler, el les esprits crient à pleine \.u\ le nom des navigateurs*. Hannon le Carthaginois éprouva 1rs mêmes terreurs dans une il»1 du Couchant que ses devins lui conseillèrent d'abandonner .1 cause des tumultes el cris nocturnes . Dans toutes 1rs langues sémitiques, les racines run, rana, el Ml, ranna, existent avec leurs dérivés, pour désigner Ions les bruits violents, toutes les clameurs, tous lesmurmures des ôtres et des choses, froissements d'armes, vibrations de cordes, cris humains de joie ou de douleur : l'équivalent exact du grec xsXaSoç est I hébreu n:i. rin <i. dont Rheneia, roveia, vri, iii l.i ii anscription grecque très fidèle, i Des trois consonnes de la racine sémitique, en efîct, les deux premières se retrouvent sans peine 1= p, 3= v, el la troisième est cette aspirée très douce n, que les Indo-Européens semblent n'avoir jamais |»u rendre el dont les Grecs dans leur alphabet firent la voyelle z : ici, la diphtongue sien tiendrait la place; on trouve aussi l'orthographe rPr,va£a qui conviendrait toul aussi bien, ^ - =s ou ou.)
\n fond <\<- l'Adriatique, les Grecs avaient un autre groupe d'Iles Hurlantes, KeXàoouroou, el sur les côtes d'Espagne un fleuve Bruyant a gardé jusqu'à nos jours l<' nom >\>' Celado*. De même, il est possible que les Phéniciens aient connu d'autres Iles Hurlantes. Entre la Sicile el l'Afrique, la petite lie actuelle de Pantellaria semble avoir porté le nom sémitique de dwk, Iranim, <|u on lil au revers de certaines monnaies puniques". Ce vocable, ainsi que le reconnaissent les éditeurs du Corpus Inscriptionum Semiticarum, se rattache à la classe de noms insulaires qui (nous le savons déjà) se rencontrent dans la Méditerranée m i identale cl <|ui sont composés du mol ai ou i, w ou *. île (les Grecs ont transcrit au, e, i, et les Latins e, i, ae), suivi d'un déterminatif : telle l'Ile des Eper* viers sur la côte sarde Ai-nosim*, telle aussi ['I-spania de Kalypso, el telle encore l'odysséenne Ai-aie, Al-oûi). Le déterminatif dans I-ranim pourrait être dérivé de la même racine Ml ou ~-i. ranna ou rana. L'hébreu "p. ran, hurlement, aurait son pluriel régulier r,:v ranim, que l'on trouve une lois dans la
• Iliioiulflii LU l" "i y ''"■ ■ ' ad septentrioncin Syri Capraria Scopulus, in quo, ni aiuut, -pu i • n iinmundi, et, dum naves transeunl vel il te casu inoranlur, tontua Btrcpitus
l i m lu i len a i uei e \ idetui
/■ pi l i
! Il"/ ' </< / '// ir, II I ,,/, nu * i
/ni,. |83 el --n»