‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 163 sur 277 · SID0N1I S8 ET MAHSKILI-AI >7I · texte numérisé non relu

SID0N1I S8 ET MAHSKILI-AI >7I

corbeille d'nrgonl cloisonné d'or. Ménéla c I rc lé tept an dan a \yn) lovaiiliiis où Ulysse 1 1 1 < - 1 < - 1 * « I il, m- I un i li • c !'■ 'ii' n l< * / » / . • t • m i

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Rome pour rendre visita .m pape Paul N L'émii lui reçu ù li il avait 1 1»'1 '

Florence, loue défrayé ri traité comme un souverain, qui pouvait beaucoup uidi'i li princes chrétiens. Fekherdin revint ensuite & Florence, où il demeura cinq an quatre femmes, cinquante domestiques cl plus de \ 1 1 1 j i nulle marcs d'or qu'il .in.hi apportés avec lui lu bout de cinq années, l'émir bc laissa emporter au désii de revoir

son pays el son (Ils el de régner. Il partil de Livourne, revinl A Seïdc avec u mbre

d'ingénieurs, d'architectes el d'ouvriers de toutes Bortes, donl il vouloil bc Bervir pour l.i rortifleation de ses places el les embellissements de ses palais

De retour dans son pays, l'émir Fekherdin a pu, grâce à ses architectes étrangers, se faire construire îles palais el «1rs résidences vastes el solides. Ce ne sont p;is des bâtisses en boue el en bois comme la plupart des constructions turques ou arabes, m;iis de tories murailles en pierres taillées, à la mode européenne. L'émir a pris, chez les Francs, le goûl «les constructions durables; même ruinés, ses palais se reconnaissent longtemps encore parmi les sales el croulantes masures des indigènes :

\ Sour, l'émir Fekherdin avait fait bâtir un palais de grande étendue et dont les restes marquent la magnificence. Ce palais est à présent presque ruiné par la négligence qu'ont eue les Turcs d'y l'aire les réparations nécessaires. Le peu qui en reste serl à loger

les étrangers, qui abordent en celle ville, et conserve encore le nom de château

V Seida. le sérail du pacha est derrière le khan des Français. C'est l'émir Fekherdin qui l'a l'ait bâtir pour être mieux logé qu'il ne l'étoit dans ceux qu'occupent aujourd'hui ses descendants. Ce sérail est vaste et tout bâti de pierres de taille. Les appartements du rez-de-chaussée sont tous voûtés et ceux du dessus sont enrichis de peintures à l'arabesque avec des Heurs el des passages île l'Âlcoran en lettres d'or. Le palais renferme un grand nombre d'appartements fort bien distribués et d'une manière qui l'ait croire qu'il a été conduit pas un architecte françois nu italien. Le sérail de Beirout.bàti aussi par l'émir Fekherdin, est de la même forme que celui de Seida : ce n'est que le diminutif*.

Mettez en regard cette page d'Helbig :

Parmi les nombreux laits de haute importance relevés lors des fouilles de Tirynthe, il convient d'en signaler un d'une manière toute spéciale. Schliemanna déblayé presque toute la muraille de la citadelle supérieure. On a reconnu ainsi que tout le long du mur de soubassement sont pratiqués des chambres et des corridors voûtés en ogive, qui semblent avoir servi de magasins. Lue disposition analogue n'existe que dans les murs de défense phéniciens, à Byrsa de Carthage, à Thapsos, à Badrumète, à Utique et à Thysdros. Cette coïncidence est une nouvelle preuve des relations suivies que les populations de l'Argolide entretenaient, en ce temps-là, avec l'Orient. On ne saurait guère

I. Odyss., IV. 618 et sui\.: XIV. -JNS cl suiv. •-'. D'Arvieux, 1. p. 251 ci ">(»">.

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tendre que le prince de Tirynlhe donnait des subventions à ses artistes indigènes pour des \' l'étude dans l'Asie Intérieure. Il n'j a qu'une alternative possible :

> • •> murailles onl été élevées ou par « 1 1 * -^ architectes orientaux venus à Tirynlhe, ou par des architectes indigènes, élèves de ces Orientaux. Que l'on s'arrête à l'une nu l'autre rie ces hypothèses, l'immigration d'architectes orientaux en Irgolide peul être considérée comme un lui historique1.... Ce qui démontre les relations orientales des gens cl.' Mycènes, c'est qu'ils savaient mieux travailler la pierre que les Grecs du temps il Homère huis l'Épopée, il esl moins souvent question de citadelles construites en pierre, que de tranchées, de remparts en terre et en bois et de palissades. Les Grecs ■ mi appris des Orientaux à construire en pierres. C'est une vérité que l'on ne peut guère contester aujourd'hui. La légende rapporte que les murs de Mycènes et de Tirynlhe, ainsi que la Porte des Lions, étaient l'œuvre des Cyclopes, auxquels on attribuait généi ilemenl une origine lycienne

route une école d'archéologues nie cette influence des constructeurs levantins; ils en onl deux raisons très sérieuses, disent-ils :

I pour bâtir ces enceintes, il a fallu des milliers de bras, (1rs efforts pénibles el prolongés sous l'ordre d'un chef indiscuté; les Phéniciens, qui ne s'avenluraienl guère au delà des plages, n'étaient pas en mesure d'exécuter si loin de la iimi . en face de tribus hostiles, de pareilles constructions;

les palais de Mycènes el de Tirynthe portent partout, dans leur plan el dans leur décor, l'empreinte il une civilisation particulière, que des caractères spéciaux distinguent des constructions levantines.

L'histoire de l'émir r'ekherdin montre, je crois, la valeur médiocre de ces raisons. Il n'était nul besoin que les Phéniciens fussent maîtres du |>a\s pour qu'un architecte et des chefs de chantier, venus de Sidon, fussent employés par l'émir de Tirynthe el eussent à leur disposition, sous la courbache des piqueurs indigènes, les milliers de bras fournis au prince du pays par la corvée. Les architectes francs travaillèrent ainsi pour le compte de r'ekherdin. Kl ces architectes durent suivie, pour le plan el le décor, 1rs préférences el les besoins de I émir. A la mode du pays, ils • enrichirent leurs murs de peintures à l'arabesque avec des fleurs el des passages de I Alcoran en lettres d or » : ces Italiens firent, non un palazzo italien, mais un sérail lurc avec ses appartements des hommes, des femmes et des Indes.

hu a-i-iiii. ajoutent ces archéologues*, que si les Phéniciens n'onl jamais été les maîtres des acropoles mycéniennes, ils peuvent avoir ménagé aux princes qui les bâtirent, le concours de ces habiles maçons giblites dont Salomon s'assura les services, quand il commença de bâtir le temple de Jérusalem? Mais nous n'avons aucune donnée historique ou même mythique qui autorise ii supposer de si étroites relations entre les chefs achéens du Péloponnèse et les

I II. i!.i 1 1 /•"/>!■, homérique, \> 09

j Helbig ibid p ~* Cf. le rôle dea artistes h constructeur* byzantius ou sarrasiua dani l'Italie |i \\ il < m mer ce du Levant, I. p. 102 el 190

1 bipiez, M p 675 '■'■' il piez, VI, p. 671

SIDONII N8 Il M UlM II I \i

rois syrions, « Il fauclrail pourtanl no pas oublie Ire lexte odi écn Nom

n avons pas encore trace en oflbl do correspondance oflii iellc entre le i'*niii de Tiryntho ou de Mycènos ol les Pharaons de Thèhes ou le [grand dut de* lu h de Sidon. Mais le poète odysséen nousdil qu'or fail vonii du delioi le arehi tectes, les constructeurs en bois, t ktov Soû wv, cai tu si que chez nous, écrit Salomon .:i lliram, il n'est personne qui Hache couper !<• bois comme les Sidonicns*. » Que ce texte odysséen soit digue de quelque créance, il emhlc que l'une de nos prouves ordinaires, je veux dire un double) [*réco émitique, nous le puisse montrer. Parmi les artisans venus de l'étranger, le poète odj iséen cite les devins, ixàvriçi La divination par le vol des oiseaux el les oiseleur*, ouovo7c6Xoi, oib)vio"ca(, tiennent une grande place dans les poèmes homérique en particulier dans l 'Odyssée . Or le mol grec ouovéç, oiseau, désigne tous les êtres ailes, mais plus particulièremenl les oiseaux de proie : aussi nous le voyons souvent uni à chiens, xuveç, dans la formule ■■ les chiens cl les oiseaux mangeront le cadavre »,

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àivov a- ooreoœiv épurai .

Le mol grec oionos a dans celle formule un synonyme constant : gups, --j-1.

... noXXoùc 8s xûveç xal vyTtec êSovcai8... ... Txya xiv f xjv-ç xal yûtc^ eôoiev6...

Oionos el </»/>* alternent indifféremment. Le premier est sûrement grec; sa parenlé avec avis est indiscutable : c'est un mol indo-européen. Par contre gups ne peul se rattacher a aucune étymologie grecque ou indo-européenne. Les philologues et linguistes le déclarent d'origine incertaine ou inconnue7. Mais, si oionos esl le mot grec pour désigner l'oiseau, Mètre ailé en général oiwvoî, dil llosvchius. itàvTa tx opvsa, —àvrx Ta Tmjvot, oV ûv oiovrai xal vooûVi Ta. uiXXovra8, — Ions les Sémites oui aussi, pour le terme générique d'oiseaw, d'éfre ai7é ou volant, le mot "py, ,'/">//>. C'est sous ce terme générique que l'Ecriture comprend Ions les oiseaux purs el impurs : « Et le Seigneur lit tout oiseau. goup, - toxv ixsTetvôv, traduisent les Septante: et à tout oiseau du ciel, goup, ~%i<. toi? rcexsivo'ïç ToCi oùpavoû9. » Cette dernière formule tous les oiseaux dit ciel pour traduire oowp revieul sans cesse. Mais connue le grec oionos, l'hébraïque goup désigne plus particulièremenl les oiseaux de proie, el

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