Perrol el Chipiez, VI. p
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bijoux mycéniens, nllirmenl le pur indigénnl de ces stèles barbares. .1»' ne contredis pas à cette opinion. Mais il put, il » 1 1 1 1 arriver aux beys de Mycènes d'employer aussi comme peintres, sculpteurs, architectes, fondeurs et ciseleurs des cordonniers d'outre-mer. Dans l'estime publique, les Sidoniens sont alors les artisans universels; ils onl plusieurs métiers dans la main, ïcoXuBaîSaXoi, el le pro lnii sidonicn esl toujours beau « puisque ce sonl d'habiles Sidoniens qui l'ont fabriqué. » Les peuples de la mer, en l < > i ■ l temps, onl abusé de «elle confiante admiration des terriens. Les pirates de l'hgée primitive devaienl être plus enclins au mensonge par 1rs nécessités de leur commerce d'esclaves : pour mieux vendre les captifs qii ils venaient offrir, ils devaienl leur prêter tous les savoirs el tous les talents. L'artisan sidonicn faisait prime sur le marché: le pirate dénommait artisans el sidoniens ions les esclaves qu'il avail pris sur les côtes phéniciennes ou levantines. Une fois acheté, l'esclave, dans la maison de son nouveau maître, avait tout intérêt à ne pas dévoiler la supercherie. Pour éviter le dur travail do la glèbe ou de la meule, il était tout prêt ,:i entreprendre les besognes les plus nouvelles. La piraterie indigène ou étrangère dut ainsi peupler l'Egée primitive d'artistes ou t\r prétendus artistes dont les archéologues peut-être nous font admirer aujourd'hui I ingénieuse et touchante naïveté : après quatre mille ans, nous donnons encore le nom Ar peintres ou i\t- sculpteurs à ces cordonniers.
Outre notre admiration posthume, à laquelle sans doute ils ne s'attendaient pas, ces artisans jouissaient pendant leur vie d'une condition moins dure, cl l'espoir de la délivrance les pouvait soutenir. L'indulgence du maître el les besoins du métier leur donnaient une liberté il allures qui permettait l'évasion ii la première occasion favorable. Relisez dans Hérodote I histoire du médecin Démokédès. \ cette époque, a 1rs nourrissons de Krotone » passent dans tout le Levant pour les meilleurs médecins1. Le tyran de Sarrtos, Polykrate, a pris le krotoniatc Démokédès à son service. Après la catastrophe de Polykrate, Démokédès esl fait esclave par le satrape dos Sardes, puis, à la chute de ce dernier, emmené, avec les autres serviteurs, à Suse, où Darius, malade durant sept jours, le fait appeler le huitième. Démokédès applique au roi des remèdes grecs qui le guérissent, IXXrjvixowi './,;;/-•. ypeûuevo^ : il reçoit les présents de tout le harem; le roi le comble de richesses. I ne maladie de la reine Atossa, guérie par lui. le mel an pinacle. La reine, à son instigation, décide le roi à renvoyer Démokédès à Krotone en mission diplomatique. De Suse, Démokédès descend en Phénicie, à Sidon, où une MoiiiHr a été préparée à son intention : deux trières el un cargo-boat, gaulos, plein de marchandises variées, vaûXov
// -ii-.'> '.'•>/ ivaôwv. Démokédès s'enfuit1 —
tout pareillement que, dans notre lie Syria, notre brodeuse phénicienne
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h l'iihni on cnlovunl le potil Kuméc, el I un ne pcul lire ce dorniei récit de fuite s;uis penser à une autre hi loire, nue non raconte Hérodote : I In toire <l lo l Argiouuo, < 1 1 1 1 . devenue la maîtres c <\ un capitaine phéuii ieu, |>iii lu ruite sur
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un (Iniililci greco-sémitiquo nous montre, en celle légende emi lu torique, une invention toute semblable h celle que nous a révélée la légende de Kadrne . et elle nous montre bien l'influence étrangère sur le idées et les procédés scientifiques des premiers Grecs. Les Phéniciens, dit Strabon, prirent I'Ouvhc pour guide de leurs navigations, el ils apprirent aux Hellènes celte méthode : v. "Doivixcç «ffr,u,eu!)o,avTO xal «vpôivTO nob^ riv rcXoûv, nap ).0 iv <a\ ■. roù; I ///,/■/; t.',v o-./t/ç'.v -y.'j-r^'. Dans ["Odyssée, c'est Kalypso qui enseigne a l'lysse ce procédé : accroupi sur le château d'arrière, auprès «lu gouvernail, I lysse < I < • 1 1 ^r guider sur l'Ourse « qui s'appelle aussi le Char el qui ne se couche jamais dans la mer ». Kalypso a recommandé, pour naviguer sûrement vers Ithaque, de tenir toujours l'Ourse sur la gauche,
tt.v vkp o/ uliv avwvs l\a),j!>('.) oïa 9eàu>v TîovTOitopsulusvai i-' ipiarepà Yetpo? syovTa .
et c'est en effet la route qu'il Paul suivre pour rentrer de I Espagne, terre de Kalypso, vers les mers grecques. Il Paul garder le Nord sur la gauche, ne pas gouverner ni dériver vers lui, sous peine d'errer dans la mer des Baléares el d'aboutir aux rivages de France ou d'Italie : à droite, les rivages africains servent de guide et Ton ne risque jamais de trop aller vers lo Sud. Au\ temps homériques, comme on voit, l'Ourse avait déjà un double nom qui, peut-être, suppose la rencontre de (\cu\ théories astronomiques ou, tout au moins, de deux « vues d'astres » et de deux comparaisons. L'Ourse gardera ces deux noms, durant toute l'antiquité et jusqu'à nos jours. Elle est bien V Ourse, mais elle est aussi le Char, et son compagnon est le Gardeur d'Ours, 'ApxTOcpûXalj, mais aussi le Meneur de Bœufs, Bowtïiç. Car le Char est un Char à Bœufs; un char li Sept Bœufs, Septemtrio. A ce double nom. furent attachées deux légendes. L'une semble plus proprement indigène, étant arcadienne : elle racontait que la nymphe Kallisto, la Très-Belle, avait été changée en Ourse et son lils Arkas en Gardeur d'Ourse. L'autre légende était argienne, plus voisine de la nier : pour des aventures semblables à celle de Kallisto. lo, 'Iw, changée en vache est gardée par Argos, qui voit tout ; elle devient ensuite un astre à tête de bœuf*. Je crois que lo-Kallisto forment un doublet : Kallisto est sûrement un mot grec; lo ne parait pas avoir de sens pour une oreille hellénique. Mais ~x\ iaa on hébreu, N\ ias en phénicien, signifie beau. L'exemple KaXXi<rrT)-&xXXwTto nous expli-