‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 167 sur 277 · Odyss., XV, v · texte numérisé non relu

Odyss., XV, v

~>. II. Lewy, Die Semit. Fremdw., p. 64.

•I I s Nil Mi II SS I I L'ODl SSl I

M . 1 1 -> il ^niiii de dresser la liste des noms puniques de la forme Annibas ou

m ■-:• • -. etc. pour voir i|u' \ruhtis rentre dans la série de ces noms théophores 1 1< >i 1 1 bal, 7W, fournissait aux Phéniciens le second membre. En face du punique 7WJn, Bannibal, 'Awtëo^ il»--- inscriptions grecques disenl Annobas ou .[nniihiis. \ . nous avons l'hébreu 7N";n. Hanniel, cl nous savons «pic

Sn. /.'/. esl équivalent de ^n-. /»'"/. De môme Isdroufta/, 'ÀejSpoûfiaç, a pour pendant .ni~v. Uriei du Asdriel, comme le transcrivent les Septante. Sicharbal, l'époux de Didon, ^'""u des inscriptions puniques, mène dans l'Ecriture ii rtnmr, Sichar-ia, et Maarbàl, Swine, à nnn, Maar-i. L'Écriture nous fournil l,n"*,n\ 1 //-<■/. qui nous ramènerait pareillement ;i 73W1N, Aru-bal, \ ] Nous aurions doue ici la simple transcription grecque d'un nom

propre phénicien. Il se pourrait qu'ailleurs la môme Odyssée nous donnât la traduction d'un autre nom royal sémitique. Le roi des Sidoniens, qui a reçu Ménélas, s'appelle Phaidimos, c'est-à-dire le Héros Brillant,

îtépev ùè z •fatoiu.oc Tipioc

Sioovîuv [jy~ù fj;'.

Si l'on prenait phaidimos au sons de clair, brillant, lumineux, le nom royal Phaidimos pourrait ôtre l'exacte traduction d'un nom n>\;'l que les inscriptions phéniciennes4 et les tablettes cunéiformes nous donnent parmi les dynasties «le Gebal, ttdtik, ( rumilik, Flamma ou Lumen Régis : la racine sémitique iw, our, esl l'équivalent complet <ln grec cpaivu. Mais phaidimos, comme Villustris mi le clams latin, ;i pris le sens figuré de glorieux, illustre, insigne. Or les historiens ou mythographes postérieurs savaient que le roi de Sidon aux temps homériques était un certain Phalis, i\>y/.'.;. Movers me semble avoir raison quand il rapproche ce Phalis des Phelès ou Phellès cités par Josèphe, Eusèbe, liiilim. etc., parmi les mis de Tyr. L'étymologie proposée par Movers me semble pareillement acceptable* : sous les deux formes, his, phele, et k'7S, phali, îles épithètes tirées de la racine n .r, phala, expriment les qualités de grandeur, <lo singularité, de beauté, eximius, insignis, mirabilis : 8auuao"riç, traduisent 1rs Septante. L'Écriture ;i «les noms propres rnir?9, KV7S, que les Septante transcrivent en «l'-y/zo; ri >]>:/./:. On t-si en droit, peut-être, d'admettre le doublet

Elle . i . n i . reprend Paul Lucas, fille du seigneur Lorenzo. Sun père avoil fait vœu d'aller ù Notre-Dame de Lampadouze sur une Ile déshabitée à cent trente milles de Malte.

l h. i ni Ga ■■m. /;<•' In h Or., III, p. 1 il

que K-, %/'.i. esl de me origine ce serviteur prêtre de Zeu«, itp6ito\oi

ommedil yo iboi n ?J73 ~"~~ Karoub-Baal, semblable aui film 211p, Karoub-Iahveh,

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SIDOMI SS II M \i; i il I m Il rinli.ii i|n.i avec lui bu ii'im i .1 (Il le 1 1 n i < 1 1 1. i munie . i . ii • 1 1 j . Lournoil uiu1 itoiiili

lie l'ilc ili'll.i I iniiii ,i. mi luiv.iiiliii lin ' I n i ■ lui il m n h .■ I | m . uni ! I> 1 1 1

prise n Uger el vcndirtMil le médecin, i rouiiiir M h II Ile > u lu1 i h nul. Sidi

M.illnllli'l.

Mais dos pirates, dil la Su|onicnnc do I Odyssée, de gon do raphn m en lovèrent un jour quo nous revenions d'une partie do campagne, el il me transporteront ici où ils un' vendirent un Imhi pris dans la mai on de col homme.

Dans ce temps, reprend Paul Lucas, un aga «lu Grand Soigneur vint négocici quelque affaire avec le de) d'Alger. Par malheur pour la jeune fille, il logenil chez Mahomet el il la trouva trop belle à son gré....

KocXi) te u,evàXy) te, dil ['Odyssée, une « grande belle femme », ce qui, pour le porte cl ses compatriotes, esl le fruit rare. Habitués à leurs femmes un peu courtes et lourdes, plulôi qu'élancées (telles qu'elles apparaissent encore dans 1rs sculptures du ve siècle), 1rs Grecs appréciaient les longues el fines filles d'bgypteel de Syrie. Ouvrez YAnabase\ Xénophon après Kunaxa redoute pour ses l>i\ Mille le choix qu'il faudra faire entre la patrie à retrouver el les femmes, les grandes el belles femmes levantines, à quitter, xaXaïç xal uevàXaic yuvaiEi

xal -acOivo-.; ouuXetv1.

- L'aga, reprend Paul Lucas, ilil à Mahomet : <• Je veux que tu me vendes cette esclave. J'ai ordre du Grand Seigneur d'acheter pour son sérail toutes celles qui lui ressemblent. » Le temps de partir arrive. L'aga s'embarqua avec l'esclave sur un bâtiment français qui le mena à Constantinople. Mal reçu à son arrivée, il fut renvoyé à Mételin où il étoil gouverneur d'une forteresse. Ils s'embarquèrent dans ce bâtiment que je venois de prendre el qui appartenoil à de pauvres chrétiens à qui je le rendis.

Paul Lucas sauva la belle Maltaise et il en fut récompensé, de la même façon à peu près que le corsaire phénicien l'ut récompensé par la belle Sidonienne, eùvç xal -zùÀ-r-.'.. Car l'ayant renvoyée à Malte, il la retrouva chez ses parents à un autre passage et le seigneur Lorenzo le reçut magnifiquement : grand festin, le père à sa droite, la tille à sa gauche, la mère eu l'ace: concert; bal; enfin « on me mena dans une chambre où, malgré que j'en eus. le père et la mère voulurent me voir coucher. Je n'eus pas éteint la lampe qu'insensiblement le sommeil me lit voir en rêve qu'une belle personne me caressait. L'émotion me lit réveiller en sursaut et rien ne me surprit davantage que de sentir une joue contre la mienne et la voix de la belle esclave me dire : C'est moi, cor mio, ne craignez rien. Pour me tirer de l'étonnement où j'étais de sa visite, elle ajouta «pie. comme elle savait le peu de temps que je devais rester à Malte, elle ne vou-

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