‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 173 sur 277 · I. Tournefort, II. p · texte numérisé non relu

I. Tournefort, II. p

'.. C'csl encore ainsi qu'en usenl les anglais dans les llrs Ioniennes el les ports du Péloponnèse pour charger le raisin sec : cf. Diplom. and Consular Reports, n° 2105, p. 18.

I I S Nil NIC1KNS i: r L'ODYSSÉE.

des thalussocralies1. \u temps de [ournefort, d'ordinaire, on employail plus volontici v le second de ces movens. <hi venail «à Mykonos ou à Mil»» cl l'on \ séjournait pour charger les grains, les huiles, les vins, I»'-- soies el autres marchandises de toul l'Archipel : Mykonos ou Milo était l'entrepôt central des indigènes; les étrangers \ trouvaient à la longue tics chargements complets. Ce procédé était à coup sûr le humus dangereux el le plus économique, en ces joui s où la nier était pleine de périls el où le temps n'avait pas grand pi i\. Car le dénûmenl de ports de la plupart îles Mes-, h lu présence des corsaires à tous les détroits, el les coups de vents, et la tyrannie des agas turcs, el les exigences

des primats locaux rendaient périlleux el coûteux le cabotage d'ile en lie

Dans toute la Méditerranée * i * * ce temps, on commerce ainsi. Voyez le trafic du cap Nègre dont Tourneforl parlait plus haul :

II-. François ont établi un commerce avec les Maures dans un porl delà côte d'Afrique, voisin de l'Ile deTabarque où les Génois étoienl établis. Les François bâtirent un enclos de murailles qu'ils appelèrent le Bastion de France. Ils \ firent des magasins, des logeinens el mn' manière de donjon où ils mirent quelques canons, avec une garnison pour l.i sûreté de leurs marchandises et de leurs personnes, parce que les Maures des environs -uni très méchans ri naturellement grands voleurs. Ils fortifièrent ensuite nu autre endroit voisin du Bastion qu'ils appelèrent la Calle, où ils mirent une autre garnison capable d'empêcher qu'on ne les traversât dans la pèche du corail et dans leur autre commerce qui midi' principalement sur le bled. On fait ce commerce par cueillette, c'est-à-dire qu'on achète a un prix réglé toul le I » l« *i I que les Mamcs \ apportent, thi le uni en magasin el lorsque les vaisseaux el les barques françoises viennent pour le charger, ils commencent par remettre leurs fonds entre les mains du gouverneur, qui leur donne la quantité de bled qui leur convient : en moins de quatre jours, ils peuvent i 1 1 1 ■ • leur charge el remettre à la voile. Ces prompts chargements sont liai utiles, parce que celte espèce de port, si tanl esl qu'on puisse l'honorer de ce nom, n'est pas assez bon pour qu'on j puisse demeurer longtemps en sûreté*.

Mais pour attendre ainsi en mi porl central le bon plaisir des indigènes, il faut avoir beaucoup de temps a perdre ei s armer de patience : I entrepôt n esl pas toujours plein: les arrivages des lies voisines sonl rares, el lents, el peu considérables. Par crainte des pirates, ou faute tl expérience el de bateaux, les indigènes naviguent peu. Ceux-là même qui vivent de la mer n'ont pas de flotte m de port, mais seulement des canots el une pente de hâlage. Tels les j^ens de Nicaria :

I i i th'jtlom and Contwlai Report* n* 1047, p. 3 Properlj Bpeaking Syra's cxporl trode consista onlj "i leathei ibles which Bre senl i>> rurke) Ml the other goods are the produce of the

oihoi islandi ol Ibe Cyi i idi • ind also ol Crète and \»w Minor, whicb pass through this port in transit.

lipmenl often lakes pli lirecl from small crafl on to the steamers, the information respec

ol mporls intisl hr unreliahlc. Syra lias alwayi flgured ■<- the entrepôt ror goods reshipped in i|ip iK-i- li tioni 1 1 1 j ialands ;mi< I olhei |i"ii- "l Greece and Turkey.

rinos el tndros, les plu: grandes el les | » I • i - fertiles des Cyclades, n'ont pas de i

le bateaui • f. Choiseul Gouffier, I. p. 66 L'heureuse situation de Saxo lui assure

,-,,. .. péi e de libei lé au Bein de l oppression, et la nature, prodigue envers les habitants, semble

uni' h. n i jère entre eux el la tyrannie : nul vaisseau n y peut aborder. De simples

il i portci aux Iles vois - le superflu dei richesse! dont ;ii le celle de Saxos. »

si lui Ml \s II M \l; ■ l il I \|v

l.'ili' \ik,n i.i <• i pu lui m* • loii| m- Sou territoire < i i»i i i ■ ■ ont tnut< roclu fort

li. iiilr-- dans lesquelles -nul lr- m. I>- li.ilnl ml i| I lu. h i 1 1 1 • un

tous Tort pauvres et mal vcrIiib lia adonnent fort ù nngei i*t A tiivr l< ■ i • ilu

liinil ilr l.i mrr i'l nii'iiii' lr - Ii.n ili' ri m.ii i li.iii'li < <l> m l'illIX (|UJ • - | •• i • 1 ■ 1 1 1 f)ll

ne inaiif pus les garçons 1 1 1 1 ils m' sachent ullor nu moins huil lirn • • >i in l i m et il fuul qu'ils ou npporlenl quelque témoigii i i (Juimd mi papas ou quelqu autre de plu riches de l'Ile voul mûrier bii lllle, il prend un jour auquel il prouiel n Ml'' au iiieilleiu

nageur. Vussilôl unis les garçons se dépouillent tous nuds devanl (oui le i le, 1 1 fille

y estant présente, et se jettent dans l'eau celui qui de ure le plu longlemp ili im

c'est lui qui espouse la fille. Il semble qu il soient plus poissons qu'hommes, Il payent leur tribut .ni Grand Seigneur en esponges et ce sont 'in qui en fourni «eut toute l i Turquie. Cette Isle n'a point de port pour les grands vaisseaux, mais seulement pour les petites barques, avec lesquelles ils vonl vendre a < .1 1 i < > du miel, de In cire, di - vins blancs comme *\r l'eau, et autres marchandises semblables1.

(les barques indigènes, qui chavirent au moindre coup de vent, ne transporleiil t| 1 1<* peu «If marchandises, a <hi esl -> 1 1 j«* t à ces alarmes dans I archipel, où l'on ne saurait passer d'une lie à l'autre que dans des bateaux à deux ou à quatre rames qui ne vonl que dans la bonace ou par un venl favorable; ce serait encore pis si l'on se servait de gros bâtiments; à la vérité, on sérail à couvert des bandits dans une tartane: mais on perdrait tout le temps à soupirer après les vents. » Il arrivait donc que celte longue attente lût impossible <ui insupportable à nos capitaines du \\n" siècle. Pour peu qu'ils lussent pressés ou que la saison ne lui pas trop avancée, ils cherchaient un chargement plus rapide, surtout quand le beau temps semblait leur permettre encore le retour en France. Avec un équipage bien armé, ils préféraient les risques du cabotage d'île en lie aux ennuis des longues stations à Milo ou à Mykonos. !• île en île, de port en port, ils s'en allaient remplir leur cale, au hasard de la rencontre, en prenant à Naxos des fruits, à Tinos du blé ou de l'orge, à Santorin du vin, à los des figues ou des peaux. Ils se taisaient ainsi un chargement composite, mais rapide.

Aujourd'hui notre commerce esl entièrement revenu à l'autre système, et Syra lui sert d'entrepôt central : « La position centrale de cette Ile, disent les Instructions, en l'ait le marché de l'Archipel et son port est un port de chargement pour les bâtiments, surtout pour les vapeurs ». Mais ce système n'a pu prévaloir que grâce à un aménagement 1res complet du port de Syra et même de tout l'Archipel. Pour que nos vapeurs ne perdent plus leur temps à « espérer » leur chargement, il faut que les cargaisons, amenées d'avance de tout le marché insulaire et même îles côtes grecques et asiatiques, soient toutes prêtes à partir : il faut des entrepôts et des magasins, que le chargement des vapeurs vide d'un seul coup. En l'absence de ces magasins, si nos grands vaisseaux, pour remplir leur liane creux, :v wjl yXaœup^j, n'avaient que les miellés apportées de temps

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