I . riu'Vt'iiui. I. chap
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ru temps pu les barques indigènes, chacun d'eux devrai! stationner des mois «I des i ut »i -. km- I archipel de {'Odyssée, les magasins n'existent p;is. Les Phéniciens doivent rester une année entière au port de Syria avant de compléter leur chargement.
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i >s navigations odysséennes nous étonnent un peu par la lenteur de leurs trajets, par la longueur de leurs relâches. <m J compte volontiers |>;ir dizaines de jours, de mois et même d'années, et quand les Grecs demeurent ili\ ans sous les murs de 1 1 <>i< ■ . quand l lyssc ili\ années erre «lf Kirkès en Kalypsos, nous ne sommes que trop disposés à voir lii une fable poétique, mie exagération toute verbale. L'exagération légendaire existe à coup sûr en certains passages. M;iis le papyrus Golenischefl nous racontait tout à l'heure le séjour d'Ounou-Amon, qui reste deux années à charger son l>ois dans les ports syriens. D'ailleurs ii h on relise, en race de I Odyssée, nos voyageurs des derniers siècles et « | n t * I on établisse la comparaison. Cette navigation eôtière, qui va de cap en cap, était ,i>v,-/ rapide par vent favorable, désespérément lente |>;ir le calme; quand survenait le mauvais temps, il fallait rester des jours et des semaines derrière le premier abri. Tourneforl veut passer de Samos à la côte asiatique; le trajet est de quelques milles : Le 24 février, malgré le mauvais temps, nous nous retirâmes à Vati, dans le dessein de nous embarquer pour Scalanova et de passer i Smyrne : mais les pluies continuelles et 1rs vents contraires nous arrêtèrent
jusqu'à la mi-mars1 » I lysse et Ménélas ont dû séjourner de même, Ulysse
tout nn mois dans l'île d'Eole, Ménélas vingt jouis sur l'Ile «le Pharos, où l'on
m ail de faim. I lysse reste encore un mois dans lilt* «lu Soleil : « Le Notos ne
!iinllis-;iii pas, et bientôt les vivres s'épuisèrent ; il fallul manger ce qui tomba sous l,i main, poissons et oiseaux de mer que l'on péchait el chassait il;nis les trous de rocher », car on avait <ln moins des hameçons .
Le mauvais temps, <lii Tournefort, imns retint à Stenosa, mauvais écueil sans habitants, où l'on ne trouve qu'une bergerie, retraite de cinq ou six pauvres gardiens de chèvres, que la peur de tomber entre 1rs mains des corsaires oblige ;'i s'enfuir dans les rochei i l'approche du moindre bateau. Nos provisions commençaient à manquer. Nous t ii iii»- — réduits i faire • I ■ i potage avec des limaçons de mer, car nous n'avions ni filets m hameçons pour pêcher, el les bergers nous prenant pour des bandits n'osèrent descendre de leui - rochei
i»n voit que I histoire, mol pour mot, est la même. An bout de leurs provisions, les compagnons il I lysse mangenl les troupeaux «In Soleil, le bétail sacré : I 'ni que mes compagnons, <lii I Ivsse, eurent <!<• la farine el «lu vin rouge,
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mou discours, malgré vos tirnilleiiioul il n toiunc. foui»! le i i oui im'mii
blés ; muis il est plus dur do mourir do fuiin. Ulons, ehu ou le plu
puisses du Soloil1 » Stms être pressas pui lu faim, Ici mivigiitcui du
xvm' siècle oui encore moins de religion :
I ,i 1 1 1 im ci ii il si grosse que. m mis dénies Béjoui lier trois jours in le méchant iViirtf de llnclia, Les moines d'Amorgos, infiltres de Hacha, j roui nourrir liuil ii neul renl chèvres : deux pauvres caloyers en prennent Boin; niais il Boni inquiété i Ion mo monts par les corsaires, qui n'j abordent souvent « 1 1 •< * pour prendre quelques élu il h \ passe même pas de caïque, dont les matelots n'en volent quelqu une; dans troi jours, les nôtres n'assommèrent que sept de ces animaux et, quoiqu il- ne lussent < 1 1 1< trois, H- les mangèrent jusqu'aux os1.
Voilà quels sacrilèges sonl «lus à la tempête. Mais que faire dans un mouillage désert?
Pendant la nuit, le vent est venu iln Sml (c'est le Notos d'Ulysse), soufflant avec •
grande violence. Nous étions dans la mer oùlkare lit naufrage et nous pouvions craindre le môme sort. Notre commandant a résolu de chercher asile dans un des ports du voisinage. Nous sommes entrés le 6 au matin dans la rade de Latchéta l Uatsata sur la
péninsule d'Erythrées) Ce port est vaste et commode Nous voici à l'ancre. Les
montagnes incultes el couvertes d'une bruyère aride nous environnent de toutes paris. Nous n'avons point osé nous éloigner <ln rivage dans la crainte de perdre une occasion favorable pour remettre à la voile. Nous voilà confinés depuis plusieurs jours sur une
côte déserte. Toutes nos promenades se bornenl à parcourir la rive Toutes les fois
que la mer s'apaise ou que le vent paraît favorable, on donne le signal du départ. Il csi souvent arrivé qu'on ;i déployé la grande \oil<'. Mois tout le monde était content. M;iis le vent changeait : il fallait rosier. Deux fois, nous sommes sortis du port et nounous sommes avancés vers Samos. Toujours la tempête nous a ramenés. Le vingt-troisième jour de notre station nous avons l'ait une nouvelle tentative. Toutes les voiles étaient dehors. La Truite s'avançait rapidement. Mais toul à coup le calme nous a surpris et les courants nous ont emportés sur des rochers qui bordent l'entrée de la rade3.
I lysse, après une semaine de festins dans l'île du Soleil, met aussi à la voile <lè- «(no la tempête semble se calmer. A peine à flot, le navire est pris en écharpe par un coup de vent, drossé par les courants el jeté sur la terrible Charybde*.... » .Mais le beau temps reparaît. On remet à la voile. Une heure après, an premier détour d'île ou de cap. un vent traversier ou un grain subit obligent à une nouvelle relâche :
Nous partîmes de Patmos par le plus beau temps du inonde, dont il faut se délier eu