I. Odyss., XII, v. iiiii el suivant
•1. Taurnefort, I. p. 246.
T.. Michaud el Poujoulat, III. p. i~'.i- ',;;>.
i. Odyss., XII, 'cl' el suiv.
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saison, cai c'est ordinaire ni le présage de h tempête. Notre dessein êtaîl de
l' m i : le venl du S -I Mail m violent qu'il nous in relâcher à la petite Ile de Saint-Minins, où nous ruines trop heureux d'arriver ^m le soir. Le lendemain, le venl rut encore plus frais Une vieille barque française avait échoué là depuis quelques mois Notre peur redoubla ù la vue de quelques citrons flottant sur l'eau qui vinrent
nous .un -ci qu'un gros caîque avait échoué. Nous avions bu le jour précédent avec
cinq matelots qui le conduisaient et qui avaient été à Stanchio charger de ces fruits, matelots comptaient sur la bonté de leur bâtiment qui était toul neuf; mais comme il> n avaient pas de boussole, non |>liis que nous, et que l'on ne voyait qu'obscurément le cap il>' Samos, ils se brisèrent contre les rochers1.
rhèvcnol pari de Smyrne le mercredi 1 1 octobre. Il arrive à Chio le 12. Il \ reste forl longtemps pour attendre un passage vers l'Egypte. An boul de cinq semaines, une saïque qui allaîl à Rosette le prend à bord. Ils partent de Chio le mercredi I» novembre : » Ces saïques son! de grosses barques ayant le corps huit rond el l'arbre de maestre forl grosel forl haut. Elles portent beaucoup de marchandises, mais ne vonl l; m <" ■ i « * vite è moins qu'elles n'aient le venl en poupe, car elles ne sauraient aller à la bouline ». "n pari de Chio avec la tramontane. Mus le lu novembre, la bonace les arrête devant l'Ile de Samos, el le 17 une lempéte de sirocco les rejette à Chio. a Nous attendîmes le beau temps avec grande impatience ; le siroc dura jusqu'au mardi 28 novembre ». La tramontane reprend : on se remet en mer le 28 au soir : le 29 après minuit, Samos; le 30 ;i midi, Kos, où I on fait eau. « La sentinelle ayant aperçu une voile qui venait du côté de I î 1 1 « h I * •-. . nous creusmes que c estoil un corsaire de Malte cl quelque i)'ni|is après nous connusines que nous ne nous estions pas trompés. Nous retournasmes en arrière avec un venl de Lebesche ou Sud-Ouest qui se leva bon, frais, cl allasmes jetter l'ancre à Boudroun. Nous ne voulusmes pas donner fond à Stanchio, parce que les vaisseaux n \ sont pas à couvert du siroc ». Séjour à Boudroun à cause que le Lebesche continuait très forl avec de grandes pluies ». Le lundi i décembre, dépari de Boudroun « avec un petit mistral, qui ne dura que irui-. heures nous laissant en bonace jusqu'au mardi cinquième décembre, qu'un siroc s'estanl levé assez fort nous lit retourner en arrière. Nous nous arrétasmes a Stanchio (Kos), ne pouvant aller à Bodroun à cause que le vent r i < » 1 1 - estoil contraire ». Séjour à kos jusqu'au I" décembre. Puis relâche de deux jours è l'Ile Sanbeki (Symi), à cause <lu sirocco. Enfin le mercredi 13 décembre après-midi, arrivée à Rhodes. Séjour à Rhodes «le treize jours pour attendre un venl favorable. Le 25 décembre, le venl se fait maestral ou Nord- Ouest; i>n part; <»u arrive le lundi premier janvier l(i.">7 à Alexandrie Au total, quatre-vingt-un jours de traversée entre Smyrne el I Egypte.
\u cours d'une pareille navigation, avec de telles relâches et quelques avaries, si l un ,i encore la chance d éviter les pirates, les mois s écoulent el la mauvaise
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menée pur prendre mi bateau neuf* puis ne lève pi I .unir m lnver, mm eu clc; à ces deux conditions, lu urriveras peul « • 1 1 » * . si en pleine mer un pirate ne
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Pendanl trois mois au moins, la mer esl intenable ci I mi ne gagne rien à négliger les prédictions de la sagesse : si l'on veul lever l'ancre avant le printemps, on ne laide pas à payer celle folie. Le bateau qui mène à Rome I apôtre Paul esl jeté sur la côte de Crète. Paul, qui a l'habitude îles voyages, conseille de débarquer et d'hiverner là : on esl à la lin de l'automne. Mais le centurion écoute le pilote el le capitaine qui annoncent quelques joins de beau temps encore. On reprend la mer. Une furieuse tempête survient qui, au bout de quatorze jours, jette le vaisseau désemparé sur les entes de Malle où il se perd. Paul reste trois mois dans celle ile. Au printemps, il s'embarque sur un vaisseau d'Alexandrie, les Castors, qui avait hiverné dans ce poil, post autem menses 1res, navigavimus in navi Alexandrina, quse in insula hiemaverat, cui erat insigne Castorum. On relâche à Syracuse, où l'on reste trois jours, à Rhegium el à Pouzzoles, où la communauté chrétienne garde l'apôtre séjours. Enfin il arrive à Home'"'. Thévenot reste de même cinq mois à Malle pour attendre Monsieur d'Herbelot et pour hiverner7'.... Toute marine étrangère, naviguant h la voile est donc forcée d'avoir, eu une multitude de points, des reposoirs el des relâches. Ses bateaux y séjournent des journées el des semaines pendant l'été, des mois et des trimestres pendant l'hiver. Ce sont là deux conditions qu'il tant bien réaliser dans notre esprit si nous voulons nous taire ensuite une juste représentation de l'Egée primitive. Une thalassocratie phénicienne ou karienne ou crétoise suppose :
1° des centaines, des milliers d'établissements Cretois, kariens ou phéniciens;
*2° les stations très longues des navires et des équipages étrangers en ces établissements.
Ou ne saurait trop insister sur ces deux notions. Faute de les avoir toujours présentes, on peut n'être (pie trop enclin à transporter dans celte Egée primitive les us et coutumes de notre commerce. Aujourd'hui, avec deux ou trois entrepôts, les Anglais tiennent toute la Méditerranée1 Chaque détroit, chaque