‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 177 sur 277 · III · texte numérisé non relu

III

! : . • Il p li1'

SIDONII NS Kl M U8I il I

crique Sus •'•il (Iront uni' tonte avec le voile cl li1 aviron | non irn lli

l'abri du loloil et ramtiHHèroiit f|iiol({ticH petit urbri eau* el d< lierh lu |iom

Lin i' mu V non pi'OVil ioi) Il l.illul attendre un '. i-ul I.imii .ilili' (|lli ||0 < il il II i « j f i • |r joui

uivaut, Uors i • mil - i lu voile V€»i troi I i • l ■ - I upn midi Non 1*1*11111

un online pendant une demi journée el nou l'iuuAmi nom pu ei m Iiei <m llol

Nous abordâmes sur un autre llol enlre hgine el Salnmine Noire érpiiji Imil

icpi » r ipi 1 •'. I.i i.ii 1 "iir qu'il venait d'essuyer, amarra le bateau i'i la cAte 111 laquelle

nous nous assîmes au milieu des cadres el des leuli qui l ■ li ndemiiiu 11 "une

uni' brise favorable, oui lui de courte dur^e enlranl dans une baie il I ■. , mm

iliu, unes auprès il un puits d'eau 1 1 . i i i ■ 1 1 < • . s,, us un e'paifl el large dguici I >■ VCIll 1 1 .1 r 1 1 contraire, nous passâmes la nuil sur les rochers auprèsde notre bateau Dan lu matinée nous rimes voile pour Poro. Le bon venl frais nous manqua bientôt el nous entendlme la luise de terre tjui faisait ôcumer les Unis devant elle. On aperçut ensuite lu bri c de mer à une certaine distance el nous nous trouvâmes pendant quelques minutes, entre 1rs deux, retenus par le calme. Chacun de ces vents l'emportant a --un tour.... Mais un ilnii\ vent frais \ iul heureusement .1 nuire secours el nous arrivâmes à Poro sur !•• m ni 1 '

Ile relâche en séjour, de cale en abri, on vogue ainsi à I aventure, au gré du venl el de la nier. Jamais on ne peul dire <l avance où I on ira. <m se dispose a passer d'une lie dans la voisine, d'Anaphè à Astypalée : les vents jettent loin de là el forcent à relâcher sous Mykonos. Entre Amorgos el lus, il l'aui séjourner à Kaloyero, à Cheiro, à Steinosa, à Baclia : « La navigation entre l'Espagne et l'Italie peul se faire à travers la haute mer, dil Strabon, à cause des vents réguliers qui y soufflent. Posidonios vanlc la constance de ces vents : grâce à eux, il ne mil que trois mois pour l'aire la traversée, après <lo nombreuses relâches aux îles Baléares, en Sardaigne et sur la côte libyque qui leur fail l'ace" ». Trois mois d'Espagne en Italie : que Ton médite seulement ce chiffre! et nous avons là uni' navigation particulièrement heureuse3! pourtant ce nous semble jeu de raquette renvoyanl le navire des Baléares à l'Afrique et de l'Afrique à la Sardaigne.... Faites le compte des stations que pareilles traversées supposent, et calculez ensuite les conséquences pour la pénétration des races. t\t-^ langues, des idées et des cultes.

De nos jours, les colonnades, les draps, les soies et les l'ers européens pénètrent dans tous les ports de la Méditerranée levantine. Mais les « Francs » euxmêmes, Belges, Français. Allemands ou Anglais, ne fréquentent que les grandes places d(> commerce : les langues, coutumes, religions et idées îles peuples navigateurs ne dépassent guère les grands ports d'Alexandrie, de Smyrne ou de

Salonique Vvec les innombrables relâches des vieilles marines, tous les points

des côtes étaient visités, tous les bourgs, villages et échelles des rivages étaient sous l'influence directe des navigateurs. C'était comme un perpétuel bourdon-

Page 1