Strab., III. 144; Strab., 111. 166; Kl
3. Voir dans II. Rolland, Travels, p. '»-.">. la même traversée en 1812 : Al Gibraltar, I embarked in a vessel bound to Sicily, landed for a short time amidst the lofty mountains of Murcia, touched at Majorea and passed two days ;it Cagliari, the capital of Sardinia. I landed in sicily al Trapani.
il v i il t mi M \s il i ODYSSI i
iirin.'iii «li ■ barques derrière tous les promontoires abrités. Aussi, quand les navigateurs rurenl des Grecs, toute lu Méditerranée orientale lui imprégnée d'hellénisme, el rapidement, el entièrement. Pour la toponymie maritime, il se passa ce que iimis .lit Strabon : les noms de lieux les plus employés désormais sont les noms grecs, tûv ovouônov, oara EvooSjÔTaTa, ~<>>v TtXeîarcov ovrtov /.'■>'. suii que les Grecs aienl imposé une onomastique nouvelle, suit qu'ils se soient approprié I onomastique de leurs prédécesseurs, tàt uiv xaivà rav, •A ti napti)vô|xaoatv. Pour la langue commerciale, toul le monde levantin parla grec. Pour la littérature, ce fui l;i Grèce <|ui fournil les formes, les règles, 1rs modèles et, le plus souvent ;uissi, les idées : Homère devint le Livre, la Itible, "u /// Lecture, le Coran, de toute la Méditerranée hellénistique. Pour la religion, 1rs dieux indigènes «lu Levant «'l du Couchant revêtirent des costumes cl des appellations helléniques; 1rs panthéons indigènes accueillirent toutes lr> divinités des Grecs. Dans cette hellénisation du monde levantin, la conquête tl Mexandre eut des effets en profondeur, pour ainsi parler, vers l'intérieur des terres. Si l'expédition d'Alexandre n'eût |>;is grécisé l'intérieur des continents, il est probable que 1rs Iles seules et 1rs côtes, la façade, eussent été frôlées et polies par le va-et-vient incessant des barques. Mais ce lurent ces incessantes navigations qui hellénisèrent toutes les côtes el toutes les échelles levantines bien avant la conquête macédonienne.
\ la multiplicité des relâches, s'ajoutail la longueur des séjours. La présence presque continue des étrangers a les mêmes résultats que la fréquence de leurs passages. Campés à la plage ou sur I Ilot côtier, 1rs navigateurs restent des semaines H des mois. Pour compléter leur chargement, nous saxons qu'il leur faut de longues attentes; mais il ne leur faut |>as moins de temps pour
bazarder leurs propres marchandises. <ie mol ■ bazarder ». tel <|ut' l'entendent aujourd'hui les Levantins, est le seul qui convienne à l'étalage, à I (dire répétée, à la vanterie, au miroitement devant les yeux des enfants el des femmes, a toutes les roueries que ces marchands de camelote el de bibelots, aOûpuata, dit Homère, toxvto ta iva8à, dit Hérodote, emploient pour « pousser » la vente. Le poète odvsséen nous montre ers liions dans les harems des \illes hautes, étalant bibelots, colliers el pierres précieuses, tentant la curiosité ou la coquetterie des femmes,
7PÛ9COV OOUOV :/(•)■/, •j.i-y. ù iJ ixfCOW'.V EGOTO' tov -i ' ii"'j.'A<i ouxoal xal itétvia utittip
yeprô -.' iu.©a»6tovT0 tai ocpdaXuoZffiv opûvro,
Celte camelote de bijoux el de bibelots est d'une lente défaite. Il faut les offrir \in-i fois, el allécher la cliente, el peu à peu surexciter son envie, puis feindre
i m,/,,., w kjo-tô
SlhOMI SH I I H UIKI II l \i un jour du i ci li T sur lr prix et < I « - rnlii uni' lu mur ull'ii i i*«*. IJuiiiul lu r< i ni le h
éle . 1 1 m > 1 1 1 1 . 1 1 1 1 < - ri i|ii.iinl. ri'lliri ri < . i \ . i mt, li vie iln in> ii i |
assurée DOlir Hlir mi plusieurs . 1 1 1 1 1 > ' • . I,i Irinuir iiIiIhiiI l.n ihiinnl ilu m. h i I ,n h, il i|ii i'||r désire : li'osl CUCOI'l! tlîlisi (JUC le l'IlOHC ' pli ' ni il mi h
vil luges de l'Asie turque, où les marchand grei cl iiriiiéuieiiH viennent Ironuei
1,1 eiiinelule européenne runlie le, gruillS, IluilcS, pGUUX, l.unr cl Imh «lit
paysun Mais quand In récolto u été médiocre ou mauvuise, le» mari e l'oul
longtemps prier. Ils iutcrroinpeul assez rudciueul les demandes des Irmuuj . Les greniers el les bourses se ferment. Le marchand * I « > 1 1 attendre < li- temps meilleurs. Dans notre Syria homérique, les Phéniciens n avaient pu se défaire de leur camelote ni remplir leurs cales avanl que la mauvaise saison ne fûl survenue : ils avaicnl hiverné. Puis, le chargement n'étant pas complet, ils avaient attendu la récolte suivante. Rien ne les pressait. IK avaient tiré leur vaisseau au fond de la rade, loin du Hot, à l'endroit où la source vient se jeter à la uni Sur ce sut mou de vases, de sables el «I herbes, ils avaicnl pu radouber la coque, refaire I»1 bordage. Ils campaient à terre, près «lu navire creux, dormaient, man geaient el buvaient a leur contentement. Ils s'en donnaient à cœur joie avec les grand'mères de ces bonnes tricoteuses que les lianes de Tourneforl connaissent à Milo el à l'Argentière. Uns d'un Sidonien à bord était aussi peu pressé de partir que ces matelots français donl nous parlent les voyageurs : » A l'Argentière ces marins trouvent aussi des plaisirs qui les retiennent trop longtemps dans la rade el leur l'oul oublier leur devoir ainsi que l'intérêt de leurs armateurs1. » Que l'on étudie le commerce dos campagnes et des petites villes, en pleine France, à l'heure actuelle encore, dans les régions du moins que n'ont pas pénétrées les chemins de fer : les porte-balle el marchands forains arrivent avec leur camelote sur leur dos ou dans leur roulotte; ils ouvrent boutique provisoire et souvent finissent par demeurer des mois el des années. J'ai vu dans mon enfance, vers 1872, arriver !» Morez-du-Jura un photographe ambulant qui installa près de sa roulotte, xoîX^i -xz% vr,l. un grand atelier en plein veul el une boutique : trente ans après, il est toujours là. campé dans sa voiture qui lui sert {\e maison. Les roulotieis de la mer primitive en usaient ainsi, surtout quand le plaisir se joignait aux affaires. Chez Kirkè, Ulysse demeure un an à manger, à boire et à oublier Pénélope: au boni d'un an, ses compagnons lui demandent de partir, mais ne le décident qu'à grand'peine. Pour tous ces navigateurs, un an de séjour est chose courante : « Je suis resté un an en Pliénicie. raconte Ulysse; je resterais volontiers un an près de toi,ditTélémaqueàMénélas; je serais tout disposé à demeurer un an chez vous, dit Ulysse aux Phéaciens. » Le capitaine anglais Hubert est fait prisonnier par une escadrille de corsaires : « Le Stiiiilc Hélène, à bord duquel j'étais, avoit été neul' ans en mer dans son premier voyage, et il se remit ensuite en mer. où il étoit depuis quatre ans quand nous