‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 179 sur 277 · I. A. Olivier, Voyage dans VEmpire Othoman, II. p · texte numérisé non relu

I. A. Olivier, Voyage dans VEmpire Othoman, II. p

11 s Mil Mi II Ns I I |.-OH\sM I

vinmesà bord — I \nnonciation étoil en mer depuis six mis La Caravelle

étoil en mer depuis dix-neuf ans Il \ avoil en outre trois corsaires de

Malte qui ne peuvent rester que cinq années dehors, p

Depuis un demi-siècle ;i peine, nous attachons au temps un prix que 1rs hommes <l autrefois i e lui oui jamais donné. I n joui- <l express ou de bateau nous semble long. In voyage de quelques mois nous paratl interminable. \u début du xvn siècle, P. de la Valle met dix ans à parcourir le Levant. En 1674, i . de Bruyn quitte la Haye le I" octobre; il esl le 'Jn octobre à Leipzig, le 8 novembre à Vienne, le 22 décembre à Rome, où il reste vingt-sepl mois. Puis deux mois i Naples, un .m ii Livourne, cinq mois à Smyrne, dix-huil mois a Constantinople, Imil mois ;i Smyrne de nouveau, huis ;uis en Palestine el en Egypte, quatre mois encore à Smyrne, Imil mis à Venise : il rentre à la Haye -< lieu de m. i naissance, le I9du mois de mars 1693, après un voyage de dix-neuf mis. que j ai fail avec tanl < l< • bonheur que j'ai grand sujel d'en louer Dieu et de lui en témoigner ma très humble reconnaissance.* I lyssen a pas mis plus de temps à son expédition el à son retour il»- lime

Longs séjours h visites répétées mil forcément une influence sur 1rs indigènes et un ■ choc en retour » sur 1rs étrangers. Durant 1rs derniers siècles, les Francs et les Italiens, avant eux, avaient peuplé l'Archipel de leurs communautés italiennes el franques el de leurs doubles ou triples ménages : capitaines el matelots avaient alors double foyer ;i Gênes, Venise ou Marseille, chez eux, el à

Mil i Mvkonos, dans le Levant. Choiseul-Gouffier nous parlait |»lus haul de ces

mariages temporaires, conclus pour la durée d'une relâche. I ne population métisse el bilingue en était résultée qui jargonnail ou comprenait 1rs deux langues paternelle el maternelle, el qui traduisait ou mélangeai! le turc, le . ri ta lien el le français en un sabir de Bourgeois Gentilhomme. I»;ms le langage des Insulaires et dans l'onomastique des Mrs il rs| facile, aujourd'hui, de retrouver 1rs témoins de <r sabir : la Sainte-Irène des Italiens esl restée Sanlorin; l'ancien Sounion esl toujours le cap Colonne el l'ancienne Kimolos esl toujours l'Argentière. Pareillement, des noms de famille italiens ou français peuplent encore Naxos, Sommaripa, Dellagrammatis, de Las tic, etc. Pour la langue commerciale, il suffit d'ouvrir un dictionnaire grec-moderne :

V/-./7. barque,

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xâopo, cadre, peinture, xavévi, canon, ■/.■j-.ii ov, chapeau, xdvouAa, cannelle [robinet),

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/.jy.rj, (tireur,

/.-/tt:/'.. château, etc., etc.

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Il semble hion nue dona l'Archipel primilil ol ilmi le porme liomcriquc .

nous ayons les traces do pareil »ahh gréco émitinuc. I .<■ le lieux Ko u

Aklmù, llliiiniii l\i-liiiltiu\sii . Surin, Siuhnos, Smiioh, Séviphon, etc., non en uni (li'j.i révélé quelques oxomplos. Mais la langue commerciale le fournil en l>lus grand nombre.

Parmi les vivres, âtotos, que les Phéniciens venaient chargci dans le Ile ,le

vin devait figurer pour une forte proportion. Les tirs uni toujours produit en

abondance de gros vins ou des vins délicats. Les Grecs sous Troie tiraient leurs \ ins de Lemnos,

v/,;; o' EX A/uVOlO ~y y. XT« tv.v olvOV 'r'rjTi: -h/ly.'.'.

C'est d(i Ténédos ou de Santorin que les Francs tic Constantinople tirent leur provision de vins. Duranl tout le xvni* et le \i\'' siècle, ce monopole des tirs domine le commerce des vins au Levant, jusqu'au jour tout récent où les Bulgares délivrés et les Français installés en Macédoine et dans le Rhodope replantent 1rs fameuses vignes de Thrace qui fournissaient à Ulysse le vin merveilleux d'Ismare*....

Pour eux-mêmes, les Phéniciens ont eu besoin, comme les Francs, de beaucoup de vin étranger. Le Liban leur fournissait les vins en assez mande quantité, mais des vins de luxe. Dans les tavernes de Sidon et de Tyr, on devail boire les gros vins de l'Archipel et de Libye, comme à Marseille on boit les \ins d'Algérie ou de Naples : sur la côte atlantique de Libye, les Éthiopiens qui boivent du lait, yaAaxTo-ÔTa-.. dit Skylax, font beaucoup de vin de raisin, (|iie les Phéniciens viennent charger1. Les Phéniciens avaient en outre à fournir leur clientèle d'Egypte qui devait absorber de grosses provisions. Ce n'est pas que l'Egypte n'ait pas eu de vignes. L'assertion d'Hérodote à ce sujet, - où yâp o-<pt v.-y. èv tç yr, tt|ATceXoi*, — est inexacte ou, plutôt, trop générale, ne pouvanl s'appliquer qu'au Delta. Les monuments égyptiens nous offrent, en leurs peintures, des treilles chargées de raisins et des vendangeurs foulant les grappes: les inscriptions mentionnent des vignobles et des celliers à vin3. .Mais les vignes de l'Egypte n'ont jamais pu suffire à sa consommation. Les treilles devaient fournir à l'Egypte ancienne surtout des raisins de table, et les vignobles, des vins de luxe. Pour faire concurrence à la bière, vJOoç. que buvait le pauvre peuple, il fallait les arrivages de vins à bon marché. A toutes les époques, la Méditerranée levantine a fourni le Delta : « Je partis du Caire, raconte Paul Lucas, avec l'homme de M. le Consul, qui allait en Chypre faire la provision de vin pour

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