‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 180 sur 277 · Hérod., II · texte numérisé non relu

Hérod., II

5. Pour tout ceci, cf. Uallet, Etablis*, grecs en Egypte, p. 5W et suiv.

v. BERARD. — ■ l. 26

. il n l'iu Mi uns l I L'ODYSSÉE

la nation*. Laodicée de Syrie a un pays très fertile, dil Strabon, surtout

en vins; sa montagne esl couverte de vignes jusqu'aux sommets el c'est elle qui fournil la plus grande partie de leurs vins aux gens d'Alexandrie1. » Au temps d'Hérodote, toute la Grèce el la Phénicie envoient chaque année vers l'Kgvnte des bateaux chargés de vins*. Nu-- Instructions nautiques signalent encore le trafic des vins entre Chypre el l'Lgypte; le porl de Limassol lui doit

toute sa prospérité1 Les Phéniciens devaient pareillement fournir de vin les

ports de la côte africaine el les marchés de l'intérieur, car de l'Egypte à la Cyrénaïquc, cette cùtc manque de vignes .

I e pot-de-vin », d'ailleurs, esl de tous les pays el de tous les temps. Dans le golfe Arabique, les Gréco-Romains exportent du vin d'Italie el de Laodicée, en assez grande quantité, non pour le vendre, mais pour l'offrir en présenl el ici h bienveillance des Barbares, oïvôc te oux oXîvoç ou 7tpo; èpYao-tav à a /.à '"jy.-y.yf: yàpiv '-'■> oiXavOptomav twv êapêâpwv*. Aux temps homériques, les navigateurs usent de pareils moyens avec les Barbares de la Méditerranée. C esl

te a un pol de vin d'Ismare qu'l lysse apaise un instanl le Kyklope :

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el quand le Kyklope a goûté ce vin merveilleux, il s'écrie : a La terre tics Kyklopes produit du vin, mais ceci esl du nectar el de I ambroisie. »

Aujourd'hui, la plupart des peuples produisent du vin : dans le monde entier, cependant, les champagnes, bordeaux el bourgognes français ont une clientèle. \u\ wn et xvirï siècles, la Syrie esl plantée de \ i^ncs el 1rs étrangers \ trouvent d'autant plus de vin que la plupart des indigènes sont musulmans el s'en abstiennent : néanmoins, les Francs y importent des crus (v\oii<|n<'s : « A Saïda, il \ ii des vignobles en quantité. Malgré I abondance de ce vfn, 1rs Francs ne laissent |>;i^ d'en faire venir *\*' Provence, d Italie el de Chypre, pour en avoir Af plusieurs sortes quoique sans aucune nécessité8. » Aux âges précédents, dans l.i France plantée <lr vignes, c'étaient les \in^ <lr Chypre el de Malvoisie qui étaient renommés. \\.ml ces vins des Iles, les Mus syriens i\c Gaza et <\r Sarepta avaient eu la vogue en Gaule, quand les marchands syriens détenaient la meilleure pari des affaires mérovingiennes* — Toul au début i\r l'histoire méditerranéenne, il semble que les mêmes marchands syriens aient répandu -m imii le pourtour de la Mer Intel ieure le mol qui désigne cette boisson : oinos

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