‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 181 sur 277 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

Peripl. 1/-/- Erythr., éd. Didol p. 269 el ~i~\ ". fhlyt l\ 54" I) \i rieui I |. "• : \\ Il jrd Commerce <l" Levant, I. p. 21.

SIDONIRNS M m \i; i n i

ni grOC, riiiiim OU l.ilin. W, IIN, 011 IhIh'Ii. 01/1 011 lll'llbl . • ■ ■ • niml |(< r 1 1 < > I l I

purloul li' n n'' n ic. 1 1 .1 i nu! il mil' i' I o i i\ plu iipparrulc quand nu rétabli! i n

|c|c iln mol !■ roc li' ili'-'.niiiii.i . toi (III il OXÎ lo OIIOOI'O (lll II II' poi'IIU' lii'iii"-

riquos, cl n 7 Ueée ot dans lo dialecte dorieu', ot quand ou rétablit n IMe

il n II H il I ici m 'il lo 1, '|iii' li' 1 .i l'OIlipllIOli ci m une il Ul'rivO OUVOIll, lll II i (|IIC IIOU

retrouvons fidèlement conservé bu uruho : le mol ouin bïi urulio iguilic rai in llcsinilc ;i lo mol '''■■",. mue. pour désigner lii vigne,

M. lis lu discussion osl entre philologue pour décider ln(|uellc de « I <*■ 1 1 \ familles de langues, indo-européenne ou sémitique, emprunta ce mol a I autre lin Faveur de l'origine indo-européenne, la meilleure preuve que jusqu'ici l'on (Mil donnée, élail que le mol oinos, se trouvant déjà dans Homère, ue peul être qu'aulhentiquemeni grec. Nous voyons aujourd hui ce que vaul I argument : les poèmes homériques sonl remplis de mots, de Formules et peut-être de comparaisons empruntés ;ui\ Sémites Limitée au mol vin, la discussion esl peutêtre insoluble. Mais <|n nu dresse la lisic <lcx boissons fermentées, vin, nektar, sikera, massique, etc. : les mots grecs qui les désignent semblent, pour la plupart, avoir été des emprunts. Tous les Sémites, Arabes, Hébreux, Araméens cl assyriens, ont le mol 13W, sehei*, ou rnsw, sikera, pour désigner une boisson enivrante, et la Formule constante «le l'Ecriture esl rin et seker, isttfi "l" : la racine sémitique "W, sakar, signifie boire, enivrer, s'enivrer. Quand donc nous rencontrons en v^vee le mot nxépa qui n'a |»as d'étymologie indo-européenne, nous pouvons soupçonner sa véritable origine — « Nektar, disent les commentateurs, osl un vin <lo Babylonie ou de I ydie, un vin doux el parfumé, mélangé de miel el parfumé de fleurs3 » : le participe niphal du verbe yop, katar, qui sérail "nap3, niktar, et <|ni signifierai! parfumé, brûlé en l'honneur des dieux, offert aux dieux (en parlant de toutes les offrandes que l'on brûle sur l'autel), nous rendrait exactement compte du mol grec nektar, qui n'a en grec aucune étymologie valable1. Les poèmes homériques ne connaissent pas la sikera; mais ils connaissaient le neklar, boisson des dieux. Et ils connaissent en outre une boisson mêlée, faite de vin, de fromage, de miel et de farine, le mélange, xuxe&v, auquel kirkè ajoute des plantes magiques. Nous savons déjà que, dans VOdyssée, l'île de Kirkè est désignée par un doublet gréco-sémitique Ai Aie, Vile de VEpervière. .Nous verrons par ta suite que le kukéon de cette légende est l'exacte traduction du mot sémitique "|DD, messek, qui signifie vin mélangé : les deux racines grecque et hébraïque xuxàto et ~zr2. massak. sonl équivalentes. La vocalisation primitive de messek était massik. (/est de là que vient lo nom du promontoire italien Mâamxoç, Massiçus, voisin de l'Ile de l'Epervière, comme nous voirons par la suite. Il semble donc que nektar. sikera.

Page 1