I. Cf. II. Lewy, p
•1. Cf. W. Muss-Arnolt, Semit. Words, p. 11». :.. Cf. H. Lewy, p. 81.
t. Cf. II. Lewy, p. 81. Atlirn.. I. ."-2 : Xaipéocç il èv Ba6uXûv: olvôv zrtz: ysyssBat xà xaXoôfisvov vsxxap. — II. 38 : "fy.z-'ji itOTÔV i;ja (lèv yXuxiJT^TOî, iaa 'A ;Jtoô:a; xo'.VCôvoGvxs.
. I ES PHÉNICIENS I 1 I 0DYSSË1
massiko», etc., ^<>nl des emprunts Faits par les Grecs aux marchands de Sidon : oinoM rentra dans cette catégorie el proviertl de la même source. Mais il faul . 1 1 • » i -. signaler un détail a rattention « I * * -> archéologues. \u temps d'Hérodote, ' le vin qui vienl en Egypte il»' toute la Grèce el * 1 * * la Phénicie voyage en cruches el en amphores de terre cuite : :ç \iyutctov ex t^î EXXàoo; ~y.~rtç xal rcp.èç ix 4> .-/. rai -/.y,:/.: oivou v. rreo;1. Le vin • mycénien » ne voya-
ui pas autrement el les indigènes <lc la Grèce homérique fabriquaient déjà, pour voiturer leurs vins «>u leurs huiles, îles cruches que le commerce amenait dans le Delta. L'abondance en Grèce de l'argile plastique H le bas prix de la main-d'œuvre purent même assurer aux cruches el vases « mycéniens • »!»■ toute forme une clientèle dans la Méditerranée levantine. Nous voyons l « m 1 1 le
Levant actuel se fournir de faïence co lune aux Dardanelles. Après l'incendie
de la C anée allumé par les ordres «In sultan en 1897, les amiraux européens tous les magasins de l;i ville, t«>n> les mobiliers, tous les ustensiles étaient détruits) lirenl venir pour les Cretois el pour leurs propres équipages deux calques chargés de cette faïence turque. Si quelque jour les archéologues retrouvent à la Canée ces |>oi> el ces vases grossiers, j'espère qu'ils n'iront pas en conclure que, la faïence étant phrygienne, la civilisation phrygienne régnait alors sur la Crète el sur les flottes européennes : ils déclarent aujourd'hui que les fragments de poterie mycénienne trouvés en Egypte démontrent irréfutablement l'influence prépondérante de la civilisation mycénienne sur toutes les côtes
de la Méditerranée.
De toutes façons, la similitude des mots Un, oinos, vinum, etc., montre l'importance du vin dans ce trafic primitif. Les autres produits que pouvait fournir la Grèce étaient des bestiaux, des esclaves surtout des femmes, — des minerais el des métaux : ces deux derniers articles forment encore, avec les raisins el les vins, les meilleurs chargements de nos marines dans les mers helléniques. Quand les bateaux de Lemnos, chargés de vins, arrivent au camp des Grecs devant Troie, ceux-ci paient en cuivre, en fer, en peaux, en bœufs ou "'ii esclaves :
îvOsv /'- oivtÇovTO xàar, xou.â(i>vre{ Waioi, v//v. txiv /■///.(■>. xXXoi 8 xbQam t'.o /,-,<;>.
y//v. Si v./v..-. -ii i',\ ù' -jj-.^-: '/'^t-'.v,
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Nous avons rencontré déjà !•■ commerce des bœufs sur la côte occidentale du
|, Hrrod . III 6 i i Diplnm and Consulat Reporté, n 2549, p. 10 : lu 1898, Ihere «'a* a conaide-
i wine imported in Egypl 136.135 liv. atcrl. : in 1899, Lhere was almoal i li I ihen wai a falling-olT in Cyprua winea, while Italien and Syrian wînea gained
imption m ihe cheap Italian and Syrian winea. Uiad. Ml .
MlinMI \s II M \l;- l in \i
Péloponnèse : il u peut-être valu nu Neuve <\<- l l 1 1 < l« - un nom émititiiic d'AlpheioH (le Klouvo aux Bœuf»).... L'use Invc c i rc [A ju qu'à lu prc*rrii/*r(! moitié do eo siècle une monnaie courante du trafic levantin, le remme urtout, ou» comme disait Homère, i tAAatxt . i isAAa . . ////■. in femme uchetôc, in concubine,
Le chevalier d'Arvicux passe do Smyrne à Uexandrie, sur un vaisseau anglui (fôv. \iï'iK) : » Ce vaisseau étoil beau cl grand. Des marchands turcs ravoienl frété pour porter en Egypte un grand nombre d'esclaves des deux sexes qu'ils \
alloionl vendre La |>l u^ vieille des lilles ne paraissoil pas avoir dix-huil ;hi^.
G'étoienl des Polonoises, des Moscovites el des Gircassienncs que les Tartarcs avoienl enlevées dans leurs courses el <|ii ils étoienl venus vendre à Conslanlinople ou à dalla. Elles étoienl bien faites el parfaitement belles. Les Polonoises el les Moscovites étoienl chrétiennes*. » Pour désigner ces femmes achetées, les mois TcâXXaÇ, TtaXXaxtç, etc., sonl mecs : le pellex latin el le balaka sanscrit nous les prouvent indo-européens. Mais le commerce primitif transporta ces mois chez les Sémites du littoral méditerranéen. Sons les formes W7D, pilleges, et NnpTS, pilakta*, ils ont été adoptés par les Hébreux et les Araméens : ils se trouvent déjà dans les livres les pins anciens de la Bible. A lui seul, l'échange de ces noms montrerait quelle ancienneté el quelle extension eurent les échanges de colle marchandise. L'exemple des corsaires francs sérail encore là pour nous en expliquer les multiples profits et plaisirs. Strabon durant la période gréco-romaine nous en expose tout au long les commodités et les bénéfices. Ce commerce osl de ions le pins profitable et le pins commode*. <m enlève en Grèce des esclaves que Ton revend en Syrie et inversement. Car, en ce temps béni, tout être humain est objel de vente, et le « commerce des corps » est absolument légal. Los bénéfices diminuèrent beaucoup le jour où le préjugé chrétien limita la vente au « bois d'ébène ». Ils avaient diminué déjà quand le préjugé grec avait limité la vente aux Barbares ou, du moins, défendu la vente des Grecs chez les Barbares. Dans V Odyssée, on n'a pas encore de tels raffinements. On achète on l'on vend aux Phéniciens des « corps », sans s'inquiéter d'où viennent ces « corps » ni où ils vont. Le fils d'un roi de l'Archipel, Eumée, enlevé par les Sidonions, est vendu de l'autre côté du Matapan, à Ithaque : le voilà esclave ou serviteur pour le reste de ses jours. Au xmi' siècle, les chrétiennes du Levant sont achetées par les gens de Naples ou de Livourne, et en passant à Kos, P. de la Valle cherche à voir la famille de « dame Catherine », une vieille servante de ses parents, que les corsaires ont enlevée tout entant et