Hérod., I. I : III. L
:>. Cf. Geog. Graec. Min., éd. Didot, I. pp. 264, 271, 275-79, 295,
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U> moyen diilri.nl un peu, fi l'intensité. Les gens de Tyr ou de Sidon n'avaient ■ ik ore les nlcuuls de Hambourg. M ; i i - nous avons expliqué comment 1rs \ins ri autres boissons rermentées, <>in<>s, neklar ri massikos, furent sans doute mis i la mode par eus Le nektar, vin parfumé de plantes aromatiques, était l'équivalenl des vermouth, ubsinthe, byrrh, etc., que nous vendons aujourd'hui dans tous les ports levantins : If bonheur des dieux grecs, qui passent leurs loin-. ;i boire le nektar, ressemble extrêmement aux heureuses matinées du capitaine marseillais assis devant son absinthe, à la terrasse <lu grand Café Glacier; le mélange de Kirkè, xoxeûv, ;i chez nous ses équivalents dans les nombreux mélanges, chers à nos habitués d' « apéritifs ». Voyons 1rs autres camelotes.
I. Tissu*. I,i longue cl minutieuse étude qu'a faite Helbig des vêtements homériques1 n'a pas résolu ion-- !«'> problèmes. Quelques termes homériques restent toujours obscurs. Certains mots n'ont pas été conservés dans la Grèce historique cl les modes homériques ont ensuite disparu. Un grand nombre de points nie semblent pourtant démontrés. Les vêtements homériques sont de deux sortes, les un- de laine, II'-- autres d'une matière raide et brillante, chanvre
"il Mil.
I es vêtements de laine, chlaina des hommes et péplos des femmes, portent des noms sûrement helléniques, indigènes : « La chlaina, dit Helbig, semble avoir été faite de laine de mouton; elle esl portée non seulement par 1rs j^ens de distinction, mais aussi par les gens de basse condition, 1rs porchers ri leurs compagnons, les domestiques des prétendants, etc. Le substantif chlaina semble dérivé du radical ■/'/.: qui signifie réchauffer : le verbe y).,.v.v/<.> en dérive aussi ». I hlaina esl le grand manteau, la cape, que tous les peuples méditerranéens endossent le malin cl le soir, quand ils sortent dans la rue, pour éviter la fraîcheur de l'aube ou le frisson de la fièvre au coucher du soleil. « Péplos, dit Helbig, désigne le vôtemenl principal des femmes, mais aussi les couvertures que I mi étend sur les chars de combat et sur les sièges. Il indiquait doue à l'origine une pièce d'étoile mm cousue, dont on s'enveloppait ». La racine grecque
"iin. .\ donné aux Grecs historiques -ï-h^tj. aux Grecs modernes -/-/'■<iy, cf. Ir latin palla, /mil m m ■. d'où -:-'//>.-. De même l'autre vêtement des femmes, héanos, se doit rapprocher du verbe Iwuui, vêtir, du substantif eaG^ç, et du latin vestis. Il semble donc que les tissus cl feutres de laine sont des produits indigènes : faits par le- femmes ou le- artisans du pays, ils gardent leurs noms indigènes, helléniques. Les vovageurs du nvii' siècle recommandenl
des manteaux, des ■ capots », de I Archipel, si commodes pour la navigation :
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l .m ,i\rr voire capol i*l vous ne craigne?! il. in i ipol ni I '.ni ni le i l l
meilleurs capots étaient en poila de chèvre .-i e labi ic| ni > IÀ i l • ipol île poil
de chèvre nue l'on travaille en celte Ile sonl Porl comi le l'i tu m l< perei po
facileiuenl; cette étoffe u'esl d'abord qu'il ■ pèce de toile lorl lâche; mai Éelle
s'épaissit et devienl fort sorr 'n sortant de chez le ouvriei qui In roulent aux pied
sur le sable de la mer encore inouillé; upré qu'elle esl bien amollie el ■ >i 1 1 • l«- . on l'ètend au soleil avec dcH contrepoids de pierre, de peur qu'elle ne ■• ride trop proiiiptement; les fils m" rapprocbenl peu a peu el se serrenl les uns contre lea autres, de manière que toute cette étoffe se relicnl égalemenl '.
1rs indigènes tic l'Archipel franc ne fabriquent que ces étoffes grossières; les beaux draps leur vicnnenl de Provence cl de Languedoc. \ la lin du xvii8 siècle, les nombreuses manufactures du Languedoc fabriquent des draps lins, analogues aux draps anglais ri hollandais; le Dauphiné ri la Provence fabriquent les draps communs. Les huis grandes puissances, France, Angleterre cl Hollande, qui se disputent les marchés du Levant, onl la draperie comme principal article d'échange. De 1700 à 1705, les Français exportent M 831 pièces do draps dans les Échelles cl l'exportation s'élève à 15 185 pièces pour la seule année 17165.... Les indigènes de l'Archipel homérique achètent aussi leurs lissus lins à l'étranger. .Mais ce ne sont pas des draps, des tissus de laine : les étrangers d'alors, venus des pays chauds, n'usent pas de vêtements aussi lourds. Ce soûl des toiles, des lissus de chanvre ou de lin. Dressez la liste des noms homériques désignanl ces lissus : pharos, othone, lita, chiton, aucun ne semble grec. Au Moyen-Age cl jusqu'à nos jours, les étoffes venues chez nous de l'étranger portèrent des noms étrangers : les soies de Bagdad furent des b<i<l<i<lcl ou baldacchino; les brocarts d'or arabes, mahremah ou nakh, lui cul des maramato, nacco ou nacchetto; les étoiles de Perse, taftah, sont encore des taffetas; les peluches arabes, khaml ou khamlah, ont servi de modèle à nos camelots, etc. L'Egypte dans ce commerce figurait pour ses toiles de lin : « l.e boccassin était une simple toile de lin: niais les tisserands égyptiens savaient lui donner une telle finesse et un tel brillant, qu'on pouvait la prendre pour de la soie: on la fabriquait aussi en Chypre1 ». Les noms d'étoffes homériques, qui ne présentent aucun sens en grec, onl tous des équivalents dans les langues sémitiques.
Toutes les langues sémitiques ont le vocable kitinu (assyrien), kitonou (arabe), kitana (araméen), kutonet ou ketonet (hébreu), pour désigner une sorte de vête-