‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 187 sur 277 · I. Thévenot, 1. chap · texte numérisé non relu

I. Thévenot, 1. chap

•J. Tournefort, 1. \>. 558.

5. I'. Masson, Hist. du Coin, français dans le Levant, p. ">l i.

i. Sur tOUl ceci, cf. W. Ili-yd. Commerce du Levant, H. p. 600 Cl suiv.

Il:

l ES Nil Mi IENS ET I 'ODYSSF l

menl : l.i transcription grecque kithon ou chiton, xiQûm ou yitwv, rend exactement compte du pre, kiton, sémitique. ■ Ce vêtement, à l'origine, était de lin, tov x'.'ji.'ivï, dit Hérodote; il était propre aux peuples de la mer. aux Ioniens; à vrai dire, il n'était pas ionien, mais karien, ton 3« yj.rjiï: )/>-(•> voew- [Àévoivt oùx '.'ï,- xOt»i r, .'t'ja,,- to rcaXatov iXXà xàeipa : jadis, en effet, tous les vêtements grecs de femme fiaient semblables à ceux que nous appelons doriens ». rhucydide nous explique bien ce dernier mot, en nous disant que les Athéniens quittèrent les cheveux longs et les chitons de lin des Ioniens pour prendre les vêtements (de laine) des Doriens, viTÛvà* - Xivoûç ÈTtaûffavro «opoûvreç. Le chiton esl nu vêtement il»1 lin : « le chethon, dit Josèphe, est pour nous le lin1 ». Dans les poèmes homériques, le chiton brillant, nvaXéeiç, souple, uiaXaxoç, lin. comme pelure d'oignon, oT6v --. xpouûoio Xoitôv, blanc comme le soleil*. esl bien mi tissu de lin, un bocassin, et c'est un lissn qui a dû venir à l'origine de Syrie, comme les lins el brillants bocassins <ln Moyen Age venaient à l'origine d'Egypte. Mais la popularité même <le ces bocassins amena la contrefaçon : on fabriqua en Occident un article similaire qui bientôt n'eut plus rien de l'original; le nouveau bocassin n'était pins nue toile de lin, mais une grossière cotonnade tin genre de la futaine*. Chez les Hellènes, fileurs et tisseurs de laine, le chiton devient pareillement un vêtement de laine.

Les mêmes épithètes, fin, brillant, souple, etc., sont données par le poêle aux othones el au pharos : Xeicraî, àpyewal oOévai, apYvcpeoc, ).:-tô;. vyjyàTeoç cpâpoç, et \epharos esl aussi èuicXuvy,ç, 6ïcti fatré. An temps de Diodore, Malte est célèbre par ses ateliers de tons genres, mais surtoul par les tissus de ses othons qui ont mie Qnesse el nue souplesse toutes spéciales, tevvtTaç « vàtp r/z-. navroSaicoùç

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ûwnrpeiri , '. Les deux épithètes de Diodore nous reportent aux épithètes homériques, VITWV yy./y./.i:. /.--■/: oQ6vai, el le mot othon, iei conservé, est Yolhone

homérique. ■ Malle, ajoute Diodore, esl une colonie phénicienne : elle fui l'entrepôt el le refuge des marines phéniciennes dans leur exploitation de la mer

Occidentale. » Malte j • pour les Anglais d'aujourd'hui le même rôle : les

cotonnades anglaises remplacent à Malte les othones phéniciens, car Y othon . ofjévnr) ou oôéviov, n'est que la transcription du mol pian, athon, de I I . riture : athon signifie tissu de lin.

Le pharos est une sorte de vêtemenl que portent hommes el femmes; mais il peut servir aussi de lange, de linceul ou de voile marine. « Ce terme désigne une étoffe qui ne peut avoir été que de la toile : le pharos était un vaste manteau de lin. nu vêtement de luxe que seuls les gens riches pouvaient se procurer" », une s,, rie de long tour de cou qui tombait en deux larges bandes pour couvrir

l rhu i I 6 ll< rod . \ lo*epb In*. Jud , lll. 7. 2.

i I i il. il... ,. 210.

'. i i W. Hejd, II. p. 703

; Diod I I.

■ Hclbig p 21 uif.

I issl s l l M \ M I \i l l M n M

l,i poilriiiOi mais que l'on poul au ■ i raiiicnci m la tête i m rouvrii le

VI! llgC,

Certains peuples do la Méditerranée portenl encore de vétemenl analogues, qui peuvenl son ir à double ri triple lin :

I ne autre pièce de l'habillcnicnl Barde, < j 1 1 1 esl un reste de l'antiquité In'** rei ulée, un vétemenl très utile, esl la saccu <l<i coperri (nagum à couvrir). Il esl encore en u parmi les campagnards. Ce n'esl qu'une pièce d'étoffe de laine noire, large d'une i !• - 1 1 ■ i aune el longue d'une aune el demie, assez semblable à un châle long. Elle n'a ni ouverture ni rente quelconque. Elle se place sur la tête, couvrant a la rois les épaules, une partie du dos el le devant du corps jusqu'à la moitié des jambes el servant de capuchon. Mais le paysan, muni déjà de ce dernier, mel simplement la taccu sur ses épaules, de la môme manière qu'un châle oblong el alors il l'agrafe sur la poitrine. Ce vétemenl esl très commode pour voyager. Ce n'esl qu'un vétemenl pour la pluie el pour l'hiver. Mais en voyage il sert de lit, de couverture el même de lapis pour prendre ses repas à la campagne. J'en ai vu de très élégants faits d'étolTe assez fine, avec des franges aux deux extrémités el des glands de couleur aux quatre coins. Ou \ adapte des agrafes placées de façon à bien serrer les deux bandes] par devant*.

f.Vsl ainsi qu'il faut imaginer le pharos homérique : manteau le soir ou sous la pluie', couverture, lapis, voile, etc., il esl d'ordinaire porté sur la tête ou sur les épaules, afin de ne pas gêner les liras ni la marche, comme une sorte de châle, xaXu7crpa, xp-^oîuivov. ou comme les ceintures de flanelle que nos troupiers coloniaux portent tantôt autour des reins et du buste el tantôt en turban sur la tête. C'est exactement ce que désigne dans l'Ecriture le par ou phar, in2, dont pharos, tpàoo;, est une excellente transcription. Dans l'Ecriture, les phares de lin sont portés par les prêtres, les fiancés et les femmes riches. VExode mentionne, — après les keton de byssos lissé, faits pour Aaron el pour ses lils : y.-:o>vaç (âyrolvouç, traduisent les Septante. — les phares de byssos. Ézéchiel oppose ces phares de lin. que les prêtres doivent revêtir à l'intérieur du temple, aux vêtements de laine qu'ils peuvent porter au dehors3 : nous pourrions de même, dans les vers homériques, opposer les phares de lin, que portent les gens de condition et qui sont un vétemenl d'apparat, aux chlainai de laine, aux capes de feutre des pauvres gens, aux capots et manteaux des jours ordinaires.

Le mot liti, lita, ne se trouve que dans Homère el à ces deux cas : les philologues lui cherchent vainement une étymologie grecque. Les scholiastes expliquaient avec raison que les poèmes homériques mentionnent deux sortes

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