‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 189 sur 277 · IV -.-./ /<~-J · texte numérisé non relu

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\ Sidon, les tisseuses sonl en même temps d'habiles teinturières. Au témoignage concordant tir tous les anciens, c'esl en Phénicie qu'a été trouvée la teinture de luxe, la pourpre. Les poèmes homériques la connaissent déjà. Ils nous vantent les phares de pourpi e,

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les lapis de pourpre, les couvertures de pourpre, H les cuirs cl les ivoires

I rprés. Les Femmes de Méonieel de Karie ont la réputation de mieux Leindre

tous ces objets,

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de Su li m. d'autres on mil pu ramoner dos teinturière! De toutes façons* il

esl incontestable que les gens de Sidon onl péché la pourpre duu I archipel el il semble que les notions des Vueieus sur lu pourpre re tèrcnl toujoui influencées |>;ir 1rs théories plus ou moins justes «1rs Sémites : lu pourpre, dil Pline, esl un coquillage qui \ii sept ans, purpurae vivunt anni» plurinium septenis, el qui a <l ordinaire sept pointes, aculeis in orbein septenis fere1.

Or il faul bien noter el méditer les conditions d'établissement qu'implique toute pêcherie de pourpre*. Les coquillages ne peuvent pas être péchés toute l'année. Aux approches «le lu canicule, ils s<> cachenl duranl trente jours, latent circa Canis ortutn tricenis diebus, disent les Anciens. Au printemps, ils ne \;ilcnl rien. C'esl donc avanl le printemps ou après lu canicule qu'il faul les prendre, à lu fin de l'hiver ou au débul de l'automne, capi eas post (.unis ortum (lui unie vernum ietnpus utilissimum*. Fructueuse au débul de I automne, très profitable à la fin de l'hiver, lu pêche de lu pourpre ne coïncide |>;is avec la saison ordinaire de navigation, qui esl l'été. Cette pêche ne peul donc pas être faite, ou du moins elle ne peul que très difficilement être faite, par des pêcheurs étrangers, venant de loin, qui n'adopteraient pas certaines habitudes spéciales pour leurs époques d'arrivée el de départ. Si les pêcheurs étrangers veulent quitter leurs ports d'attache el prendre la mer (lès le milieu de l'hiver, ils peuvent atteindre les bancte avanl les premiers jours du printemps. S'ils préfèrent la pèche d'automne, ils peuvent ne se mettre en mer qu'au milieu de l'été; mais il leur faut demeurer sur les lianes jusqu'aux mauvais joui- el rembarquer en plein mauvais temps d'équinoxe. .Nous savons que ce sont là dos habitudes toul à l'ail étrangères aux navigateurs anciens. Un ne s'embarque pas au milieu de l'hiver. On ne reprend pas la mer après les tempêtes de l'équinoxe. Les bateaux pourpriers n'échappaient pas à celte loi : ils ne devaient prendre la mer, comme les autres, que duranl l'été. Il faut doue à ces pécheurs de pourpre des stations d'hivernage sur les lieux mêmes de pèche. Ils ne peuvent assidûment et fructueusement exploiter une côte que s'ils hivernent d'une campagne à l'autre el s'ils l'ont ainsi les deux pèches consécutives de l'automne et du printemps : établis d'un été à l'autre auprès de leurs chaudières, ils peuvent alors prolonger leurs opérations jusqu'aux mauvais jouis de l'hiver et les recommencer dès les premiers beaux jours de la nouvelle année ajoutez que

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