I . Sur loul ceci, cf. Frazer, III. p
•J. Sur Zarax el Rhoio, voir plus haut. p. 252.
r.. Photogravure d'après la carie marine a" 1945.
'. ïnstruct. natif., n° ti'.H. p. [25.
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la terre, se dressenl encore les ruines de Zarax, « fondation d'un étranger venu en Laconie ». dil Pausanias. Les murailles ressemblent à celles de Mycènes, • li — « -lit les explorateurs; avec leurs portes el leurs corridors voûtés de style mycénien, elles remontent certainement a une 1res haute antiquité*. » l*cs ruines de chapelles prouvent que ce refuge fut connu el fréquenté des navigateurs récents, comme des premiers thalassocrates. Il nous a semblé que rétymologie sémitique de dit, Zarak, le Courant ou le Déversoir, nous était certifiée par un de ces doublets anthropomorphiques, aii\(|ii('ls nous sommes habitués : Rhoio (iiw, couler, verser) est fille de Zarax.
La dernière ville laconienne sur cette côte était Brasiai ou Prasiai. tm \ gardait aus-,i le souvenir d'Ino : « Les indigènes racontent que Kadmos jeta dans la mer un coffre où il avait enfermé sa fille Sémèlè el son petit-fils Dionysos. Poussé par le flot, le coffre aborda chez eux; ils enterrèrent Sémèlè qui était morte; Ino, qui errait sur la mer, vint élever Dionysos dans une caverne que l'on montre encore Nous avons étudié à Mégare, ville de la caverne, des sources, des ///". sous roche. Les Laconiens ajoutent que leur ville s'appelait j : n t i — Oreiates, el qu'elle pril son nouveau nom Brasiai, de ce coffre rejeté ((ipâwto) par le flot. Ces légendes de double fondation, qui servent a expliquer pourquoi la même ville s'appelle tour à tour Aipeia et Soloi, nous sont familières. Il est probable que nous avons encore ici un doublet : Oreiates, ()y.:j-.j.. est un nom grec; Brasies ou Prasies, car la plupart des auteurs disent Wyj-'.y... est probablement étranger. <m retrouve ce nom auprèsde Marathon, sur la façade orientale de l'Àttique, en ce port Raphti <lnul nous avons \u l'importance pour les caboteurs de l'Euripe (cf. |>. 69, 70 el li^. 7). Le mouillage n'a jamais eu grande valeur pour les indigènes : il est désert aujourd'hui; mais 1rs Ilots qui le ferment durent fournir une station commode aux marines primitives : • L'ilol Raphti [du Tailleur) ou de la Statue a moins de deux encablures « !*• largeur: il est haut de 90 mètres. <m \ voit les restes d'une statue colossale qui de loin parait avoir la position il un tailleur assis; de la son nom. En dedans de l'ilol Raphti gisent les Nuls Praso cl Raphtipoulo plus petits qui diminuent beaucoup la surface du mouillage: il \ a néanmoins pour mouiller un espace considérable. <m peut faire de I eau danser port. Le vovage d'Athènes dure cinq heures*. » Pausanias \il en cet endroit le tombeau d'Krvsichthon, morl en ramenant la théorie de Délos. Les fouilles nui prouvé, par l'abondance des poteries dites mycéniennes, que cette Prasiai il Utique avait été un centre important de l'Archipel primitif*. Quelle est au juste la signification de ce nom étranger? Le doublet, que nous fournil Pausanias Oreiatai-Prasiai, me semble inexplicable par une étymologie sémitique. Mais il suffirait d'une très rc correction pour nous l'expliquer tout aussitôt. Au LicudeopetaTott, oreiates,
I I Patuanias, III p, 300; Hitzig el M 1er, II. p. Bfll
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la traduction de 0 I to, limiter, séparer, trancher, définir, eli Pr/i "" 1 le /'')/•/ Distinct, Limité, Bien r/o.s, ou le /'<<// Distinct, Distingué, /.'"/•
Sidè, Minoa, Zarax, Brasiai, ces ports laconiens ne onl pu utile eulemenl aux pêcheurs de pourpre. La suite du récit odysséen nous montrern iju il, onl nécessaires à toute marine orientale nui veul franchir le Maléc et, par le detroil de Kythère, passer de l'Archipel dans 1rs mers de I Occident. Pour les na1 tours orientaux, ils rcmplacenl les mouillages que 1rs Occidentaux, Krancs, Vénitiens ou Romains, fréqucntaienl de l'autre rAté du Malée. dans 1rs golfes de Mrssrnir ri de (iylliiou.
Nous connaissons déjà, sur 1rs flancs du Taygètc, ce Porl aux < . ; 1 i I i • ■ où les Occidentaux attcndenl l;i brise ravorable. Mais il en esl d'autres plus célèbres encore. Symétriquement placés sur 1rs deux Façades Esl el Ouesl de la triple presqu'île péloponnésienne, <lru\ groupes de ports se rcmplacenl 1rs uns 1rs autres suivant la direction (1rs courants commerciaux. Les navigateurs occidentaux eurenl sur la façade Ouesl du Péloponnèse leurs stations de Coron et de Modon, <|iii duranl des siècles furenl indépendantes des indigènes: Coron et Motion étaient des places italiennesou franques; 1rs étrangers, avant d entrer dans les mers levantines, y venaienl prendre langue el chercher des pilotes; c'est ew <r point qu'atterrissaient 1rs bateaux de l'Adriatique, par 1rs canaux d'Ithaque <i de Zante, ou 1rs bateaux de la Méditerranée occidentale qui avaient l'ail relâche à Malte. Renversez la direction de ee double courant; imaginez une thalassocratie orientale aux lieu et place d'une thalassocratie occidentale : remplaçant Coron et Modon, c'esl Sidè et Minoa, sur la façade Est du Péloponnèse, qui seront les atterrages el 1rs relâches des marins orientaux, venus soil de l'Archipel Nord par 1rs canaux de Mykonos rt de l'Eubée, soil de la Méditerranée levantine au long du pont insulaire entre Rhodes et la Crète. Les sites de Coron et de Modon sont d'ailleurs semblables en lous points au silr de Minoa- Malvoisie : leurs péninsules rocheuses, très avancées dans la mer, portent la forteresse étrangère hors de l'atteinte des indigènes.
Mais pour 1rs navigateurs orientaux et surtout pour 1rs marines primitives. la relâche la plus commode de cette façade orientale est, non pas sur le continent péloponnésien, mais dans l'île de Kythère. Toutes 1rs marines ont apprécié cette « Lanterne de l'Archipel ». Tour à tour, 1rs thalassocrates de tous les temps l'ont occupée; il y a quarante ans à peine que les Anglais l'ont restituée aux indigènes. L'orientation de cette île la rendait plus précieuse encore aux thalassocrates levantins. La tradition historique nous affirme que les Phéniciens y onl transplanté le culte de leur Aphrodite. Et la topologie de cette lie parle d'elle-même : ce mouillage insulaire rentre encore dans la catégorie
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«1« ^ vieux ports, qui tournenl le dos aux terres helléniques et qui sont « orientes vers le Sud-1 si ti vers Mcxandrie ».
Le porl el la ville il<' Kythère ressemblent en effet aux établissements préhelléniques que nous avons étudiés dans un grand nombre d'îles, Lindos à Rhodes, Vstvpalée a K^. la vieille Salamine, etc. : ils tournenl le dos aux côtes helléniques; ils ouvrent leur rade el leurs entrepôts aux arrivages levantins. Il «•nliii d'ouvrir une carte marine el de lire en regard les Instructions nauti- $x, I. île de Kythère a la forme il un trapèze irrégulier donl deux côtés regardenl la pleine mer, el deux autres côtés, les terres grecques. La côte du Nord-Est, en effet, longe le détroit péloponnésien el regarde le Malée; la côte Ouest borde le sïolfe <lr Laconie cl regarde le Tavsète. La mer tic Crète cl I Aichipel baignent les deux côtes du Sud el de l'Est. Les deux façades grecques n'offrenl aucun mouillage assuré, aucun site de ville. Sur la rôle Nord-Est, en face du Vlalée. au long du détroit, c'esl à peine si les barques trouveraient en cas de nécessité un mauvais abri temporaire el une plage d'échouemenl :
I i côte courl presque en ligne droite. C'esl en général une terre élevée avec quelques points sablonneux; on n'j rencontre aucun danger el les fonds sont grands toul iln long l - caboteurs peuvent trouver un abri entre la côte el l'ilol de Makri élevé de I •' mètres sous la partie la plus élevée de Cérigo. \ cinq milles de là, on rencontre la pi !>• il le village de l'anagia, échelle de la ville de Potamo, qui est à l'intérieur. Le cap extrême, cap Spathi, esl formé de falaises saillantes el accores et, bien que ce soil un beau morne élevé, il esl malsain toul autour el doil être évité.
La côte Ouest, en lace «lu golfe laconien el îles ports Spartiates, esl encore plus mal partagée. Nus marines occidentales, qui toul droil viennent v aboutir, auraient grand intérêt a j découvrir quelque refuge; elles l'uni vainement explorée dans ses moindres détails (la minutie môme des Instructions prouve bien l'importance de celle lie pour lesmarins) :
l côte Ouest i -i haute, sinueuse el saine de dangers cachés. De distance en distance, mi voit sous la terre de petits ilôts; mais les fonds voisins sonl grands. Les navires en râpe sous le \''iii de l'Ile pendant les gros vents de Y-K. devront avoir nue voilure réduite, carde violents tourbillons tombent souvent de la liante terre. Il j a mouillage temporaire dans le sml du cap Karavougia. \ partir de ce cap, la côte accore el abrupte, haute de 20(1 i - >n mètres el bordée par des rochers épars, offre peu de lieux de débarqui ment, \ environ 7 milles dans le Sud l: i ^ ■ • i i i les deux i I < » i s Vxini. Celui «lu Nord esl haut de 6 mètres. Dans l'E.-S.-E. se trouve nue baie que visitent, dit-on, de petits bâtiments par les venta du Sud. Dans le N.-E., on voit un grand ra\ in, avec des falaises hautes de 90 mètres, el une plage de sable avec un rocher de 12 mètres de hauteur. L'Ilot Lindo, à î milles dans le Sud des Vxini el à I - mille du rivage, esl haut d'environ -"il mètres el presque coupé endeux vers le milieu de Ba longueur; devant ses côtés sini ri Ouest, il s a des petits rochers détachés. De la m In à la baie deKapsali, la côte esl
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l.cs seuls porta iln Kylhcrc s'ouvrent dans les côtes Sud cl Sud I t, en face de la Crète. C'est toujours cette façade méridionale de I Ile qui a gi ini|ié la centre do population el possédé la capitale. La grande ville (Tzérigo ni In ■ irtc, fig. 54) esl aujourd'hui dans la baie de Kapsali; la capitale ancienne, Kythèra, était jadis dans ta rade de San Nikolo :
La Laie de Kapsali, à l'extrémité Sud de Cérigo, esl demi-circulaire; ouverte au Sud, elle s'enfonce d'environ sepl encablures vers le Nord. Dans sa partie \ l un promontoire peu saillant sépare deux anses. Celle de l'Est, sur le rivage de laquelle se trouve le lazaret, est circulaire, à petits fonds el rocheux, avec une entrée n'ayant qu une cinquantaine de mètres de largeur; l'autre esl beaucoup plus grande et visitée paries caboteurs. Le cap Trakhili, sur le côtéOuesl de la baie de Kapsali, esl l'extrémité d'une langue de falaises qui se projette vers le. Sud el le S.-E. h abrite du S.-n. la baie de Kapsali. Le cap Grosso, donl le nom exprime l'apparence, forme le côté Esl de l'entrée de la haie-, ci Ile-ci esi entourée par une liante terre, avec une côte légèremenl irréguliére el une plage de galets à son extrémité. Les fonds sonl grands partout el de î"> mètres, au milieu de l'entrée; ils diminuent graduellement jusqu'au fond de la baie.
La ville de Cérigo, bâtie sur une ci il M ne sur le côtéN.-O. de la baie, a une population de 1800 habitants. I ne grande forteresse, d'architecture vénitienne, située à 180 mètres d'altitude, est bâtie en avant de la ville; elle commande celle dernière et la rade el se voit bien du large. Les paquebots grecs el ceux du Lloyd autrichien font escale ici toutes les semaines. Le mouillage esl sur par tous les vents qui soufflent de terre; mais il est exposé à ceux du Sud el du S.-K. qui fonl entrer une grosse mer, « i. quoique le fond soit de salde el vase, les ancres ne lienuent pas. Par ces vents le mouillage n'est donc sur qu'avec des circonstances favorables.
Pour nos gros vaisseaux d'aujourd'hui, ces petits inconvénients du mouillage <lo Kapsali n'ont pas grand danger. Mais les barques et caïques de- Anciens préféraient le porl tout à l'ail sûr ou la plage de San Nikolo :
Le cap Kapela, situé à "2 milles dans l'Est de la baie de Kapsali. est la pointe S.-K. de CérigO. La Côte, élevée d'une centaine de mètres el bordée par des roches, court de là vers le Nord pendant six milles jusqu'à la haie de San Nikolo. La côte se courbe vers l'Esl pendant I mille 1/2 environ el l'orme la haie de San Nikolo. profonde de I 2 mille et ouverte au Sud et au S.-K. On y trouve mouillage par tous les vents qui soufflent de terre; mais exposés à ceux du S.-K.. les navires roulent beaucoup el quelques-uns, surpris (tardes vents de cette direction, ont élé jetés à la côte. Sur le côté Kst.se trouve une crique ouverte au S.-O.. profonde de I encablure I 2 el large de I 2 encablure à l'entrée. En dedans, la crique s'élargit et tonne un excellent petit bassin ayant 7 mètres d'eau. Les navires y allourrhenl en sûreté el ce porl esl le meilleur de l'île.
Ce port fermé servit aux marines helléniques. Les marines primitives n'entrent pas. nous le savons, en pareille nasse. Mais la haie de San Nikolo Leur (dirait une plage d'ét houeinent : c'est là que s'installa la vieille échelle de
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Skandcia sur un llol rocheux que les alluvions d'une petite rivière onl soudé .1 l.i cote. In remontanl la vallée, on rencontre, à dix stades de la plage, une haute et forte butte que la rivière encercle d'un fossé : c'est ici que se dressa la ville haute de Kythèra1. L'Acropole domine an loin la baie el la haute mer*. [/Aphrodite phénicienne, l'Astarté guerrière, \ eul son temple fondé par les Phéniciens, nous dit Hérodote . el la topologie de ce site vérifie pleinement cette tradition. C'est toujours le même type d'établissement préhellénique, tel que par vingt exemples non- avons appris à le connaître. Sur une plage de sables ou de vases, propre à l'échouemenl et au halage des bateaux, un Ilot rocheux, mal soudé à la côte et facile à défendre, offre aux étrangers un débarcadère, une guette et une forteresse : telle Nisaia. Non loin de là. sur les premières collines de l'intérieur, la Haute Ville, */•.-■!> ircoXUSpov, installe son bazar où les terriens rencontrent les peuples de la mer : un culte commun préside au marché, et ce culte est d'ordinaire importé par les marins. Ce sont les Phéniciens qui onl fondé le temple «le Kythère.
\u\ bords <lii détroit, l'île de Kythère est, en lace de la Morée, une excellente station de piraterie que les Spartiates occupent el surveillent avec soin1. En 5, les passes, les ilôts et les anses cachées dressent l'indigène à la piraterie (jusqu'au milieu du \i\ siècle, les Maniotes restent des pirates incorrigibles : il n'est doue p;is de commerce possible sans la possession de celle lie. Mais le commerce de l'Egypte el de la Lybie surtout vienl aboutir là :
K \ 1 1 1 < ■ -I le débarcadère des convois levantins, twv -i :i~), Uvôircou *«l Aiêûr;
ôXxàocov -■.',~',','i i . Entre le monde levantin el la Norée, une route semée d'Iles
el de repOSOÎrS amené ici les Hottes.
Sur eeiie route, la Crète est la grande étape : le cabotage levantin suit les rotes Cretoises jusqu'au dernier promontoire de l'Occident. Puis, de Crète à Cérigo, une ligne de roches on d'ilôts indique le passage, Cérigotto, Pori el l'oietii. Knuphonisi el Ovo. relie dernière roche es| caractéristique : <■ Sa surface dénudée el s;i forme arrondie onl l'aspect d'un gros œuf (d'où son nom Ile de ÏŒuf, Ovo des Francs, Avgonisi des Grecs). Il ^il à un mille trois quarts
dans le Nid de |,i h;iie de |\,ips;i|j et serl de uianpie pour se rendre au
moui llagi
Les Phéniciens suivirent celte route el I Ile a gardé le nom ipi ils lui donnèrent, Kythère. Les anciens disent que Kythèros est un fils de Phoinix'; un doublet gréco-sémitique vérifie cette tradition. L'échelle de Kythère porte en effet le nom grec de Skandeia, Exivoew : c'est un mol dialectal, disent les lexi-
I Pnnj III .'" I - iii-.-.i ■'. h.'u/.j r - / i , i-, i >-. litb SxavBtta?
liant Prtermanm Ergûmung n* 128, p. 20 h suiv.; Fnizcr, Pautanîiu,
i 109 P tut il.: M ... i II -' p 270
i. / noi, p. un
: iii'i 1 1 i ne
i ISSI s II MANL'FACTURI
cographos, nui désigne uno < • • - 1 m • < • • d iflure, ..'><•- •./
1rs iniiis sémitiques tc, keter, el r-rr. kouteret ou koutera, ont le mairie
bous ilo coiffure, 1*11 premier, le I ml tiré loin kilari . k( « ■ nu xios
nui leur sort h désigner la tiaro porsi Du eoond.c t vntiu Kythpra,%'j\
cotte seconde transcription osl bion plus exacte nue la première. "^ < • 1 1 uvoii que If - sémitique osl le plus Bouvenl rendue par un y, et le P par un 8 : mr:. khouthera . devrait donner vuOvtaa, sans l'euphonie grecque ipii n'admet pa* deux aspirées au début de deux syllabes consécutives el qui exige en i on éfjuencc I, alitera ou khutera, île même qu'en un cas tout semblable elle exige Union ou kithon, xiOt'ov ou yitwv, au I i « > 1 1 do khithon, yiôwv, qui serait plus exael mais qui osl impossible. Les tlellonos onl dit tour à tour khiton el kithon, el les lieux mots existent, xi8wv, yitwv. Je croi9 que pareillement nous avons encore Kuthern cl Khutera : car si la grande Ile se nomme Kythera, I Ile de l'Œuf s'appelle aussi vûtooc, Khutra. Ce nom ;i une signification en grec : m Marmite. Mais celle roche blanche, haute (elle a 167 mètres de haut), ne ressemble en rien à une marmite. Elle peul au contraire rappeler à des Orientaux leurs hautes tiares blanches, leurs kuthères : dans les Bouches de Bonifacio, les marins oui longtemps connu « une pointe de moyenne hauteur qu'on appelle Bonnet de Juif* ». C'est l'ilol «le l'Œuf, je crois, qui recul d'abord le nom de Mitre el qui le donna par la suite au mouillage voisin. Derrière celle mitre, le porl tlevinl le Port du Bonnet, Skandeia-Kuthèra ; c'est ainsi que procèdent les navigateurs : nous verrons une ile prendre tour à tour les noms de Ile du Vaisseau el fie de la Serpe à cause de deux roches eue les navigateurs occidentaux el orientaux trouvèrent successivement sur ses deux laces. Ici le calembour populaire travailla sur l'incompréhensible Kuthèra pour eu tirer la Marmite, Khutra. Veut-on de pareils calembours en exemple? Au Sud du Malapan, le Port au.r ('ailles. Porto Quaglie, des Vénitiens el des Francs, est devenu le Plus Beau Porl. Porto Kalion, KàXiov, des Grecs modernes. Entre Cérigo el la Crète, les Romains nommèrent AZgilia, Vile aVMgilius, celle ile de Cérigotto que les Hellènes nommaient Ogylos, "QvuXoç. (le dernier nom ne peul avoir aucun sens en grec. L'île, ceinturée de falaises, présente un pourtour inaccessible. » Sa côte de 1er — notons celle1 expression de marins : nous la retrouverons dans ['Odysseia, -- montre des falaises accores cl inaccessibles, mais point de sable, •• disent les Instructions nautiques : rnuy, OgouVa, en hébreu signifierait /" Ponde, et OgouVa donnerait, par une exact»1 transcription, wy<Ao; ou ùyuXîa, Ogylosei Ogylia,àe même que nous avons Samos el Saniia. Syrosei Syria, etc. Kythèra est aussi une Ile de la Pourpre, Porphyris ou Porphyroussa. Le golfe de Laconie, dit Pausanias, fournit les meilleures coquilles pourprières après celles lie Phénicie3. Dans ce golfe lui-même, aucun doublet ne subsiste pour