‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 194 sur 277 · I. Hcsych., s. v · texte numérisé non relu

I. Hcsych., s. v

'.'. Hichelot, Portulan, p. 560

".. Paus., III. 21, 5.

I j v PHÊNII IENS M I 'ODYSSl i

1 1 • » 1 1 — certifier la présence des pécheurs phéniciens. Il reste seulement des noms.

sites et des i ites assez caractéristiques. Certaine lagune ;i ses poissons sacrés,

comme les sanctuaires orientaux '. Derrière I il<>i de Kranaè, Gythion (auj. Mara-

thonisi] est situe, • comme les vieux emporia étrangers mu- une côte barbare, et

I 1 1 • • de Kranaè gardail le souvenir «lu navigateur oriental, Paris. Kranaè,

esl grec el ^i un i tic lu Rocheuse. Gythion, rûOeiov, ne présente aucun sens en grec. Il serait susceptible d'une étymologie sémitique. M;iis Faute d'un doublet, j'estime que cette étymologie n'a pas |>lus de valeur que les étymo- 's de même sorte, proposées pour 1rs noms des deux caps extrêmes, le lenare el le Malée*. Je crois pourtant que Gythion fui réellement un débarcadère phénicien : c'est là qu'aboutissent les routes de mer transégéennes de l'Archipel primitif, el de là pari vers Sparte, Lykosoura el Pylos, notre route de terre transpéloponnésienne de la Télémakheia.

Dans le golfe de Messénie, au delà «lu Ténare, nous retrouvons aux aiguades le culte el les oracles d'Ino-la-Source : « Entre Thalam ai el Oitylos, on rencontre le temple el I oracle <l ln<» : une source sacrée fournit de l'eau potable, pet ïl xal uoeop :/. -.(■ / : Lsoâr -■.;•./ foû : c esl lu source tlf Sélénè3 ». Les Sémites ont des / bernes, Sources du Soleil, toutes semblables à cette Ino de l<i Lune. 1rs Hellènes ne savaient plus exactement le nom de la déesse étrangère à qui primitivement cette source el cel oracle avaient appartenu : les nus disaient Pasiphaè, d'autres Kassandre ou Daphnè ou Sélénè*. In peu plus loin, sur la côte, <>n trouvait encore à Leuktra, un sanctuaire d'Ino cl de Kassandre; l'ancienne Leuktra esl aujourd'hui Leftro près de la pointe Stupar : a La pointe, disent les Instructions nautiques, esl entourée par un récif, sur lequel il \ a une source sous-marine ' ».

Nous atteignons alors les sept villes messéniennes qui, dans V Iliade, formenl l'heptapole possédée par Agamemnon. Quand les Hellènes de I histoire s'installenl ici, ils remplacent cette heptapole par une pentapole : ils comptent par cinq, alors que les Sémites comptaient par sept. Le roi des Doriens, Kresphontès, divise le pays en cinq districts, Stényklèros, Pylos, Rhion, Messola el Hyamia.

II fixe -.1 i ésidence à Stényklèros el établit quatre rois dans les autres villes'. En môme temps que l'organisation politique, l'onomastique est bouleversée. Phères, Kardamylè, bnopè, Irè, Antheia, Upeia, Pédasos, les sept noms homériques ne se retrouvaient pas tous dans la Messénie grecque. La Cressonnière, Kardamylè, a subsisté jusqu'à mis juins sur |,i côte orientale <ln golfe. Phères nous esl connue : nous en avons étudié le site auprès de lanitza. VArdue, Aipeia, nous est nppai uc de môme sons son doublet sémitique de Thouria. Il semblerait

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