Paus., IV
i. Journal <isi<iti<[n<-. VII série, \. IS77. p. 157-256. ■Y Cf. Frazer, IV. p. 107.
6. Cf. plus haut, p. '2"28: Frazer fait déjà la même comparaison, IV, p. 1 '»»'>.
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imuux vivants. île rruits el d'offrandes : » Ce rite, ilii Pausanias, ne se retrouve en Grèce que ehea les Patréens, tpéito^ smytôpio; Buffiaç1 ». D'autres rapprochements encore, sacrifices humains, «ultcs du poisson el du
Im'IvIc. etc., pourraient être faits entre les coutumes d'Achaïe el les rites svriens. Mais, nulle pari sur celte côte, nous ne trouvons une marque indiscutable de I occupation phénicienne, je veux dire un double! gréco-sémitique. Itevenons aux pêcheries de pourpre.
Dans le golfe de Corinthe, les côtes de la Phocide ri de lu Béotie conservent jnsqu .1 I époque romaine leurs pêcheries de pourpre : à Boulis, la moitié de la population \il de cette pèche et, dans la ville voisine, Ambrusos ou Ambrossos, s'est implantée une culture tinctoriale (la cochenille), analogue à celle qui remplaça la pourpre dans l'Amorgus des Francs*. Cette côte septentrionale du golfe de Corinthe est une succession de golfes, d'îlots el de promontoires »>ù toutes les marines étrangères ont eu successivement leurs entrepôts. Nous avons étudié le-- routes commodes, qui mènent les caravanes aux plaines de l'intérieur ou, par-dessus la presqu'île béotienne, jusqu'à la mer septentrionale de I Eu bée. Nous connaissons les itinéraires des peuples de la mer vers la cuvette laotienne el vers ses villes de Thèbes el de Livadi. La tradition faisait débarquer Kadinos dans la baie de Salona, au pied de Delphes, el rapportait à des marins venus de Crète la fondation du temple el de l'oracle delphiques3. Le culte d Ile raklès était fort répandu dans ces parages. La rivière de Boulis près d'une pêcherie de pourpre est un llérakleios Potamos. De la mer jusqu'à Thèbes une série de sanctuaires héraeléens jalonnent la roule : a Les gens de Tipho ont un temple el des panégyries d Héraklès — \ Thisbè, on a un temple, une statue el
des panégyries d'Héraklôs \ Thespies, le temple d'Héraklès est bien plus
ancien que l'Héraklès grec, fils d'Amphitryon : c'est ici l'Héraklès Idéen qu'adorent les Ioniens d'Erythrées et les Tyriens \u Kabirion, on voit le temple
d'Héraklès llippodétès ' ».
hpli.i. Thisbè, Thespies, Kabeirion, nous venons de tracer la mule môme <pii conduit le plus directement du golfe de Corinthe à Thèbes. Ce n'esl pas à vrai dire la route la plus courte : mais e est la seule possible. Le port le plus proche de Thèbes sur le golfe sciait Kreusis, dans la haie de Livadostro : trente kilomètresde mule facile, à travers le pays plat de Platées, conduiraient en quelques heures de Thèbes à ce mouillage du Golfe. Mais .. des luises terribles tombent du Kithéron dans celle baie, ix twv opûv xaTaiwéouaiv àveu.01 pCatoi" », et la roule côtière balayée par ces rafales esl souvent intenable : une armée lacédémonienne surprise par la lempôte \ perdit ses armes el faillit périr". Il faut
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i IX. 32. I
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sûre, couverte ili"- vents par un Hystùuui compliqué de promontoire i i"' lui cl
il Mois : g |,-s rivages si Mi I rocheux ! I CHU \ C! I géllél . • I < ■ i i ■ • - i i I profonde (M llll
dangers noyés; I entrée, ouverte uu Sud, esl bordée nui troi I loi qui foui de lu 1 1 . 1 1 1 ' nu véritable bussin: dans le milieu de lu buie, gll nu llol qui u euVicoii nu demi-mille de longueur du Nord un Sud ». Il esl inutile < I « - soulignei le commodités nue celle rade peuplée <l Iles oflrail bu commerce primitil Le innnl Korombili, conique el baul de 81 î mètres, domine lu pai tic I i de lu baie cl l'orme un bon amer », ajoutent les Instructions. 11'esl uu pied de cette liante guette du Korombili que devail se trouver ïiphu : « Les gens de Tipha se vanleni (I èire le^ meilleurs marins de lléotic depuis l'origine îles temps. Leur connaissance <le lu mer lit prendre, disent-ils, leur concitoveu li|ih\s comme pilote ilu navire Vrgo qu'il ramena dans ce porl ».
Tipha esl l'échelle, lu ville îles étrangers sur la nier: Thisbè esl lu haute ville des indigènes, un pied du muni île bourg de Dombrena, qui donne son nom à la baie, remplace aujourd'hui Thisbè) -, Thespies est l'étape médiane entre Thisbè el Thèbes. Parmi ces noms, Thespies a une étymologie grecque. C'esl la ville des chanteurs inspirés, des poètes. Oi^-'.ç àoiSèç : dans son vallon des Muses, a fleuri l'école poétique d'Ascra et les aèdes hésiodiques en sont venus. Mais Thisbè, Qta&r), qui ne veut rien dire eu grec; a sa plaie dans l'onomastique de l'Ecriture : nncn, thistfa, 81067), transcrivenl les Septante, el le nom de Tipha présente uni' particularité <|iii trahil peut-être son origine. Pausanias écrit Tipha, Tûoa, el la légende de Tiphys, pilote des Argonautes, montre qu'il n'y u pas une faute de texte. Mais la plupart des Anciens. Skylax, Thucydide, Ptolémée, etc., disent aussi Sipha, ïba, ou Siphè, -èf,- °u Siphai, Eùpa».. L'étymologie grecque tiphos, ïi<poç, le marais, ne peut en aucune façon nous expliquer ni celle alternance de la consonne initiale ni le site de ce mouillage rocheux, dans une baie cerclée de roches, loin de tout delta ou lagon : aucune rivière n'y aboutit. .Nous savons par contre que le même mot sémitique ni*. Sour, la Roche, donne tour à tour Syros et Tyros, Sôpoç el Tûpoç, et que les Hellènes, n'ayant pas conservé dans leur alphabet le ï des Sémites, le rendent tantôt par un a- et tantôt par un t : riiï, sipha ou tipha, la Guette, esl fréquent dans l'onomastique de l'Ecriture. Au pied de la guette, de l'amer, disent les Instructions, du Korombili, Sipha mériterait ce nom et elle serait bien la ville du guetteur, du pilote, de la vigie, de Tiphys, TIcpiK : l'Ecriture a aussi les noms propres ïisy, Siphon ou Tiphon, 'Z±. Siphi ou Tiphi.
Au long de celle roule cuire le golfe el Thèbes. on comprendrait alors la pré-