‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 197 sur 277 · Paus., IX · texte numérisé non relu

Paus., IX

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sence de ! Uéraklès lyrien, de Melkart. Pausanias, après avoir vu le temple de rhespies, déclare que sûrement ce n'est pas ici le dieu grec, mais le dieu tyrien ijuadorenl .mssi les Erythréens d lonie. Il connaissait le Melkarl lyrien d'Erylhrées, venu ^m un radeau. Les monnaies d'Erylhrées nous représentent ce Melkart, statue phénicienne de style égyptisant1 ». Il esl très différent de l'Héraklès grec. Il esl nu, sans la peau de lion, son hellénique emblème. Il est debout, les jambes collées. Sa main droite brandil la massue au-dessus de s;i tète, comme les Pharaons d'Egypte brandissent leurs armes. Dans la main gauche, il tient un sceptre ou une lame, comme les divinités égyptiennes: « C'est du pin égyptien, ilii Pausanias, ixpiôwî lz-\/ Wnnvnov*. » Malgré certains archéologues, que la présence de cette statue étrangère gêne un peu dans leurs ides théories . Fraier a raison de dire que cette arrivée sur radeau du Melkarl tvrien r/e5<ia vàc EûXiov •/./•. i-' atù-rn ô 8eôc èx Tûoou -i- $omx:n<;

~/:j-j: nous reporte à ces navigations >ui' radeau que la légende tyrienne attribuait ;i Melkarl el que nous représentent les scarabées*. Après notre étude de la navigation il I lysse, ce radeau de bois, oveoîa ;•//.<•>/. prend toute sa valeur : nous retrouvons ici nuire radeau odysséen, el nous avons d'autres raisons pour affirmer la venue "les Phéniciens el de Melkart à Erythrées.

Ii.ms le détroit de Chios, où se trouve Erythrées (fig. 8), passent « tous les bâtiments qui montenl ou qui descendent, c'est-à-dire qui vonl à Constantinople ou «|ui en reviennent pour aller en Suie el en Egypte8 ». La côte insulaire de Chio n'offre que <!«■ mauvais abris. Les i i\es asiatiques sonl bordées d'excellents mouillages. Tchesmé, l'un deux, lui un grand porl des marines franques. M;« is enfoncée dans une baie close, Tchesmé ne pouvait convenir aux marines primitives. La grande baie d'Erylhrées, au contraire, bien couverte quoique spacieuse, leur offrait une multitude «I i i* • t -- entiers pour un établissement parasitaire: nous retrouvons ici encore le type de nos ports primitifs sur un llol côtier. Kl il Erythrées, .1 travers un isthme très étroit, pari une route terrestre qui conduit dans ilfe de Smyrne el évite le long tour «lu cap Kara-Bournou. Les Phéniciens n uni pas |iu exploiter l'Archipel ^nh une station dans ce détroit «le Chios : pour «iix. c'est Erythrées qui présente toutes les conditions de sécurité, <le commodité el d'agrément, EpuOpaî, Xiuiva Êyouaa xal v/tIov.,; npoxeijiiva; tlTrapa^

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s.oiin- était dans le l><»in; plus méridionnal. Voyez ce qui arrive dès que le détroit n'est plus surveillé : • A l'entrée, ilil Strabon, se dresse le promontoire Korykos, devenu célèbre par ses pirates. Les Korykéens avaient inventé un nouveau mode de piraterie. Répandus dans les ports, ils questionnaient les armateurs, notaient

I I ! Il • " ,. / / r..r.. | I , .,/, i |V, p. IJ7

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\ défaut do iluiilili'i. nous avons in encore une marque d in igiuc qui nou i ' i.iiinlii'i r : le rhylhme septénaire. Iléraklcs, étunl venu h l'he pie , eoueli iliinii. avec tes filles do son liôto. Klle étaient cinquante. Mui il ne coucha qu'avec quarante-neuf (7 7). disent les uns. Il coucha avei le cinquante, disent les autres; mais ruinée et la plus jeune, mieux partugee . eurent d< jumeaux, alors que les autres n'avaient qu'un Ois : de cette nuit du Dieu Solaire qu'est Vlelkart, naquirent ainsi autant de fils qu'il \ a de semaines dans I année, cinquante-deux. A côté de Mclkart, d'ailleurs, figure un dieu dont le nom est sémitique, le Kabire et son fils. Dans l'intérieur de la Béotie, ce dieu, adoré auprès d'IIéraklès, garde son nom étranger de Kabiros\ mais, dans les ports, il s'est couvert d'un nom grec: •■ Les gens de Boulis vivent des pêcheries de pourpre; leur rivière s'appelle le Kleuve d'Héraklès; entre tous les dieux, ils adorent surtout celui <pi ils nomment le Très Grand] c'est, je pense, une épithète de Zeus. » Ce dieu qu ils nomment le Très Grand, ovtivo Méyittov ovouàÇouai, est le même que Kabire, car Hégistos es1 l'équivalent grec du sémitique ""--. Kabir, le Grand. Les archéologues les plus antisémites et les plus fanatiques de grandeur et d'indépendance mycéniennes1 n'ont pu nier I origine sémitique de ce nom divin : les Kabires de Samothrace étaient les Grands Dieux, Mr-à},'v. Bsol, de même que notre Kabire béotien esl le Très Grand,

MIywcoç.

Une autre route, encore plus fréquentée entre les villes béotiennes el le golfe de Corinthe, pari - nous le savons : nous l'avons longuement décrite au sujet • le nos ports mégariens (p. 226) -- de la haie d'Aspra Spitia et aboutit à Livadi : I ancienne ville d'Ambrysos occupait sur celte roule la position de Thisbè sur l'autre. C'était, un peu au-dessus de la mer, la première ville des Ici riens. De même que, dans la baie voisine de Salona. les indigènes modernes ont eu jusqu'à nos jours leur ville el leur bazarde Salona. « à environ six milles de la Skala, au pied du Parnasse3 ». de même l'antique Ambrysos se tenait un peu à I écart du rivage et dos pirates, au premier élargissement des délilés. C'était une ville des Phokidiens, que Vlliade dans son Catalogue des vaisseaux ne mentionne pas, alors qu'elle mentionne les capitales des autres cantons phokidiens, Pytho, Kiisa, Daulis, Panopée, Anémoria, Hyampolis et Lilaia. Mais, en outre de ces villes ou bourgs historiques, Vlliade mentionne une Ville du Cyprès, KuTtàpuro-oç, dont le nom disparut aux siècles postérieurs et dont le site, chez les Hellènes eux-mêmes, demeurait inconnu ou douteux1. Les com-

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