Instruct. naut., n° 69i, p
i. Uiad., II. 519. Sur tout ce passage, cf. Buchholtz, Homer. Real., I. [>. \&1.
v. BÉRARD. — |. 28
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mentatcurs el les voyageurs, anciens dI modernes, onl transporté cette ville il un i'iii|il.n rinciii à un autre. I m scholiastc la retrouvait à Vpollonias.
• Mil. Mnller la découvrit dans le village actuel tl ^rachova, sur le Parnasse, et lUirsian dans une autre Irachova sur le chemin de Daulis a Delphes1. Leake la plaçait aussi dans le Parnasse, à Lykoreia, non loin de Delphes*. Vlais Pausanias en faisait une ville maritime cl croyait qu'à ce nom oublié, un avait substitué celui d'Antieyre. Ce golfe d ^nticyre est notre golfe d \^|>r;i Spitia et, de tout temps, sur la route qui mène à la plaine béotienne, une ville cl une forteresse durent occuper le -- i l< * de l'ancienne Imbrysos, de la moderne Dislomo. Je crois que la \dlr du Cyprès était là el que Kyparissos et linbrysos ne sont < 1 1 1 un doublet du même nom.
Ce nom à'Âmbrusos, en effet, avec toutes les variantes qu'en donnent géo-
franhes el commentateurs, Vuêrjcrfroç, W-^vjto:. \uëp(ua,oc, me sciuldc une i ii iii i *
transcription tout ,;i fait littérale du mol hébraïque qui veut dire cyprès, una, )$, ou Xffi2, berous, avec I a prosthétique --i fréquent dans toutes les onomastiques empruntées ou transcrites. .Nous aurons, par la suite, maints autres exemples de cette prosthèse dans les mots empruntés par 1rs Grecs aux Sémites. Il est possible qu'elle représente l article. Nous avons déjà At-taburos, A-ràêuooç, qui esl peut-être le \ombril : iiTan, [b-brous donnerait Am-brusos. Si l'on n'a qu'un " prosthétique, la transcription du 2 en lmï ou ixa reste conforme à ce ■ 1 1 1 • • nous vovons encore chez les Grecs d'aujourd'hui qui, prononçant le I» comme un V, sonl impuissants à rendre notre B autrement que par une combinaison des consonnes '>-, u.o, etc. : Byvon r^\ pour eux Mïtîoiov ou MoLouv
[mbrusos serait donc le Cyprès, 6 KuitàpwffOî, el le |»;i\s gardait un vieux souvenir <\r^ peuples t\<' la mer dans !»• culte de I ^rtémis au Filet, Apteui? Aucrjwaût, dont on reportail la première origine aux villes de Crète. Les pêcheurs <\i' pourpre étaient dévots, sans doute, de cette Notre-Dame. Le coquillage à pourpre devait être |»ris vivant, car il exhalait sa couleur avec la \ ie, 1 h as capere tendunt quia cum vita succum eum evomunt '. ' In le péchait au lîlel ou au panier, comme nous péchons les écrevisses el les homards. « Notre- Dame du Kilel • | > 1 1 1 el dut avoir son culte parmi les pourpriers, comme « Notre- Dame de II sine > a aujourd'hui ses autels parmi nus mineurs el uns manufacturiers, comme Notre-Dame de la Boête » ou a Notre-Dame du Poisson » aura quelque jour ses litanies, quand l'ingénieux esprit <\r notre néo-christianisme répandra parmi les pêcheurs bretons ou normands sa dévotion utilitaire.
II. Métaux ei manufactures. Deux métaux sonl le plus souvenl nommés
I Oui Mûllei Orehom., p HM Bu Geogi von GriechenL, I. p. 170.
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3, Plin IV 126 ■ 1 H BlOrnnei I. p 220
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homme ou d'une porte, (I un cœur ou il une corde, -•.••/ ,. ov
•i ."/ ov, i'ii ■. Il esl le métal populaire, |<' dirais pre une indi|
cl rustique. Los vieilles populations urrudiei eu garnissent loin ma* iic
cl llclhig ;i raison d'insister sur un texte qui me paraît aussi très important : » \n\ funérailles di' Patroclc, Achille propose en prix ui| disque t\<- fer cl ili' que le vainqueur aura pendant cinq ans assez de métal pour ses bergers et ses charrues. Celte déclaration ;i lieu de nous étonner : dans la bouche du tils de Pelée, on s attendrai! plulnl à une allusion aux usages guerriers <\r ce métal. » (les vers doivent, en effet, nous taire réfléchir :
sï '/'. y.'j.\ •j.y.'/.y. tioXXÔv -j-'j-sJ)'. tîÎovsc ivpol i i n
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Le fer, comme on voit, est alors un métal rustique, qui ne nécessite pas l'industrie urbaine : le pâtre et le laboureur peuvent le produire ou le travailler » sans aller à la ville ». C'est que les minerais de fer, que l'on trouve partout, peuvent être traités par la moindre forge catalane : ferri metalla, dit Pline, ubique propemodum reperiuntur*. Puis le métal, dans le moindre foyer, peul être chauffé, forgé, étiré et trempé : I Odyssée nous parle de la trempe pour la fabrication des haches*. Mais le fer se rouille et se mange, <i le fer se brise facilement, surtout quand il esl trempé. Avec d'aussi rustiques procédés de fabrication, il est toujours impur: il a des « pailles » ; il est « luisant ». Ce peut donc être un métal de paix et une matière d'instruments : dans nos champs encore, nous voyons le moissonneur s'arrêter et s'asseoir pour réparer sa faux. En guerre, il faut une matière moins dure peut-être, mais plus tenace, moins fragile et qui ne casse pas brusquement : il esl impossible de s'asseoir sur le champ de bataille, comme sur un champ de blé, pour rebattre son épéc Ou sa lance. Ce fer primitif n'est d'un emploi commode que comme gaine, couverture et garniture. Recouvrant une massue ou \\\\ soc de bois, garnissant en douille la pointe d'un épieu ou d'une flèche i le cas se présente dans VIliade), sa dureté
I. Sur toul ceci, voir Helbig, p. 1-1 el suiv. Je ne cite que pour mémoire l'explication donnée par les philologues el acceptée par Helbig dans son mémoire sur la Question mycénienne, p. ">"> et suiv. •>. Iliad., WIII. 831-835.