‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 199 sur 277 · l'Iin.. XXXIV, il · texte numérisé non relu

l'Iin.. XXXIV, il

i. Odyss., IX. 591.

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esl forl utile <-i sa fragilité a moins d'inconvénient; il esl soutenu par la niasse interne, liais quand le métal doit être allongé en lame rigide pour faire une . étendu en plaques compactes pour faire une cuirasse, martelé pour faire un casque ou des jambières, ce fer brisant n'esl plu^ de mise : il faut un métal plus doux, | » I ■ i — ductile, \>\w> homogène el I on ;i recours au chalkos.

Le chalkos est-il du cuivre pur? est-il du bronze, c'est-à-dire un alliage de cuivre el d'étain? En ce qui regarde V Odyssée, je pencherais plutôt vers le lu mi/1'. \ oici mes raisons.

V Iliade mentionne lé tain, xaomTeao;, parmi les matières précieuses, à cote de l'or, de l'argent el du kyanos ■. llelbig conclu! avec justesse que létain pur, a cette époque, n'arrivail que rarement el en petites quantités1. On savait l'extraire des minerais; mais nulle part, sans doute, on n'avail encore trouvé minerais en abondance. Par un exemple tout récent, nous revoyons, sans effort d'imagination, ce que pouvail être cette primitive fabrication île l'étain. Le Bulletin de la Société Géologique* rapporte, en 1850, la découverte que l'on venait de refaire des minerais d'étain dans les Asturies (je «lis « refaire ». car les Vnciens avaient exploité ces gtles). Vers 1848 ou 1849, dans le voisinage de Ribadeo,

un forgeron de village, croyant pouvoir extraire de l'or des schistes pyriteux, lil be tucoup d'essais dans des creusets placés au milieu <ln foyer de sa forge. Il remarqua que les pyrites de certaines barres lui donnaient un métal blanc malléable : il poursuivit ses recherches, croyant que I • métal blanc était de l'argent. Il observa qu'il obtenait plus de métal avec du charbon de bois tendre el un peu de vent. Ce lui alors qu'il consulta notre ami don Balbino de Torrès (de Ribadeo), qui lui montra que le métal blanc 'lui un étain impur. Finalement l'inventeur apprit à extraire le susdit métal en mettant à chauffer des morceaux d'ardoise stannifère au milieu de charbon de bois tendre et de bois à moitié pourri. Son procédé consiste donc à chauffer les schistes pendant un temps assez long au milieu du feu, à saisir les fragments avçc des tenailles l. - secouer sur le sol. Il s'en échappe alors de nombreux grains d'étain impur qui, réunis el refondus dans une cuillère de fer, servent à mouler une petite barre de métal.

Par ce procédé sommaire, les contemporains de I Iliade obtenaient aussi quelques-unes de ces petites barres; mais le minerai peu abondant rendait le métal forl précieux : l'étain étail pour eux une variété d'argent plus rare el peut-être plus recherché, ne s'oxydanl jamais. Dans V Odyssée, changement radical : l'étain, le xaowiTepoç, ne paraît plus. <mi ne peul supposer qu'il ;iil disparu dans l'intervalle. Mais il n esl plus, sans doute, un métal précieux. h. m- I intervalle des deux poèmes, il a pu, il a <lù devenir un métal courant, abondant el a bas prix. C esl qu on a, sans doute, découvert de grands gisements que les contemporains de I Iliade ignoraient. Or ces gisements, nous devinons <|ii il- in- peuvent être que du côté de Tarsis : c'est par Tarsis qu'au temps

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Peu i m porto alors (juc I»' chalkou odyssécu snii du cuivre ou du bronze Sidou. qui exploite Tarais, peul uvdir l'élaiii des Kassilérides el fabriquei du bronze avec les cuivres de Chypre ou «I ailleurs : Sidou peul iHre au leiup de I Othj la grande foumisseusc de chalkos : •

Bronze ou cuivre, il laui tjue les gens de I Odyssée reçoivenl leur chalko* du dchorSi car les Grecs n mil pas de mines <l étain el leurs mines de cuivre sonl il un minime rendement, si môme ils en ont. Ni la Grèce classique ni la Grèce actuelle n'onl exploité «le minerais cuprifères. Redevenue aujourd hui un grand centre métallurgique à cause «le ses riches gisements »!«• zinc el de plomb argentifère, étudiée el parcourue |>;ir les géologues el les minéralogistes, la Grèce n'a pas fourni trace «le enivre, sauf en un poinl : sur la côte orientale de Moréc, près d'hpidaure, au voisinage «le Dimaina, <■ un gisemenl exploite par les Anciens a été repris sans succès vers 1870* ».

Pourtanl Strabon mentionne près «le Chalkis en Eubée une mine merveilleuse où « jadis le cuivre el le 1er se rencontraient unis, ce qui n'arrive jamais ailleurs », xoù uiTaXXov o 'j-}.z-/z ôauuatxTÔv vaXxoû xal m87Îoou xoivôv, otcso où*/ WTopoûdiv àXXavoCi o-uji-êalvov. Il faut nous méfier de celle merveille que Strabon n'a pas vue et qui, dans son temps, n'était plus exploitée, vûvi -aéveot àuusÔTepa sxXéXovrcev 3. Le nom de Chalkis (*sl devenu, pour les géographes anciens, la Cuivrière, vlveç 8s XaXxiSsïç powt xXr.Orivai 8ià -y. '/aXxoupvs'ïa, comme Minoa est devenue le porl «le Minus et Soloi le porl de Selon : Kiepert remarque avec juste raison que la région de Chalkis ne contient pas trace de mines de cuivre*. Il faut «loue faire toutes les réserves possibles sur 1«> véritable sens de Chalkis. En premier lieu, rien ne prouve que ce nom soit grec. Il ne l'an! pas oublier que les Grecs tirent une Chalkèdon, Kapyy|8o)v, KaXyr(Scî>v, XaXxr,otî)v, d'une Ville-Neuve phénicienne : les noms de la l'orme Chalkè, XâXx7j, XaXxîa, XàXxa, etc., se trouvent sur toute l'étendue de la Méditerranée, «'! l'île Chalkie, XaXxîa, sur la côte d'Asie» Mineure, pas plus que la région éléenne du fleuve Chalkis, XaXxiç, n'a jamais eu trace de enivre-, il est doue possible que ces noms appartiennent à la couche préhellénique et qui ls nous apparaissent dans la suite comme un terme «le doublets gréco-phéniciens3. En second lieu, ces

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