‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 200 sur 277 · l'uchs et Launay, p · texte numérisé non relu

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:.. Strab., X. 147. '

i Sur tout ceci, cf. II. Blûmner, Technologie, etc.. IV. p. «ii.

5. XotTotÉç est dans la plaine A.sXâvxiov. Ce dernier mot semble grec el signifie -au- doute lu pierreuse, la dénudée Xatvoç, : la racine sémitique pin citait, aurait exactement le même sens.

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noms, imiiir i r. ^. ne signifieraient pas foi cémenl La < uivrière. Pour I Odyssée, I ouvrier qui travaille l'or à la cour de Nestor -« ;i | »| ►» *l I»* chalketis : tout rorgeron est un chnlkeus dans eette civilisation • 1 1 1 chalkos, comme dans notre civilisation iIh fer c'est un ferronnier. Chalkis, si le nom est grec, pourrait donc 'in' la Forge, mais la Forge de n'importe quel métal. Les batteurs de 1er, . de Chalkis restent longtemps célèbres : il semble, à voir les textes, que des forges de fer aient réellement existé en cet endroit. Il se peul que l'on ail ensuite inventé la légende des forges de cuivre pour expliquer le nom que I on ne comprenait plus, alors que le forgeron ne s'appelait |>lns cuivrier, yaXxe'J;, mais ferronnier, t^/v/j :-■',,; : Iffropscrai t>\ xal TtS^pou xal vaXxo'j L.-.Ji.i . y.j-.j r/v Kuêo'.xr.v XaAxîoa xal oti xowroi ix£;. ffi&npoupvoî

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I ctvmologic de Chalkis la Cuivrière remontait, dit Pline, à Kallidèmos, Euboea antea vocitata, ut Callidemus, Chalcis, aère il>i primum reperto* : Kallidèmos aurait sans doute attribué I invention des gants de peau aux ouvriers de Pau ou de Gand ).

lutin, en admettant môme que Chalkis veuille bien dire la Forge >lu Chalkos, il ne s'ensuivrait pas encore que cette Forge travaillât du chalkos indigène. Imhi au contraire : Chalkis, le grand port *\r cette époque, serait une Forge de Cuivre ou de Bronze comme après elle tous les autres grands ports grecs l'ont été.

La fabrication du bronze, <'n effet, se déplaçant en Grèce suivant lo époques, «i est toujours installée dans un porl de transit, à Délos d abord, à Egine ensuite, i i 01 inthe enfui ou a Syracuse. Pline, qui nous énumère cette succession, nous en donne le motif à propos de Délos et il Ègine; antiquissima aeris gloria Oeliaco fuit, mercatus in Delo célébrante loto orbe, et ideo cura officinis; proxima laus Aeginetico fuit, insula et ipsa, nec quod aes gigneretw, sed <>//ii inarum temperatura nobilitata . Je crois <|u il faut bien prendre garde à ce texte. Ces ports, qui fabriquent le bronze, n'ont pas de mines de cuivre, nec quod aes gigneretur; mais le commerce du monde qui fréquente leur marché, mercatus m Delo célébrante loto orbe, \ amène les minerais : aujourd'hui le m, m bé du cuivre est dans un porl anglais, Swansea. La Grèce ne fournil pas de cuivre. Si jamais elle a exploité des gisements cuprifères (peut-être quelques es de mines subsistent au Nord et au Sud de l'Eubée el à Sériphos)*, jamais elle n'a pu suffire a sa consommation, môme quand cette consommation était médiocre. Oi la civilisation homérique suppose une consommation très l'rande : \c chalkos \ lient la place de la plupart t\<- nos métaux usuels. C'est du chalkos -. toute la civilisation urbaine en vit; >;uil les instruments

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I Odyssûe, ce fournisseur esl Sidon, RoAûyaXi wv. Toul près d'elle, Sidon h

tes cuivrières demeurées célèbres de Chypre, de Cilieie, de Svi'ie, de l'alevine le cuivre de Diarbékir descend toujours vers Ucxandrcllo1; la Saj'cnhta de l'Kcrilure esl une Raffinerie, nS"W, Saraphal, comme noire Striplio* de I \i chipe! '. l.l Siilun a aussi les grands gisements de la mer Occidentale, où I étain se trouve souvent môle au cuivre ou voisin du cuivre. Lu suite de périples qu e I VOdysseia nous montrera les marines phéniciennes en possession de comptoirs «huis toute l.i Méditerranée du Couchanl : les Phéniciens fréquentent I Italienne Kirkè el l'Espagnole Kalypso. Or voilà < 1 1 1 i simplifie la question du chalkos, bronze ou cuivre, el de l'étain pour les temps odysséens.

Je ne veux |»;is rouvrir ici l'interminable discussion sur le sens h l'origine du mol kassiteros. Je crois que, des les temps homériques, kassiteros a signifié rlniii. parce que I étain étail déjà connu. Si quelques savants ont voulu donner au mot une autre signification, c'est à cause de l'idée <pi ils se faisaient, je crois, du inonde homérique : reportant ce monde à l;i nuil des temps, n'imaginant d'ailleurs aucune relation entre les origines grecques el les autres civilisations méditerranéennes, ils ne pouvaient comprendre que la Grèce homérique possédât l'étain et le nom de l'étain. Mais, si notre démonstration pour l'île de Kalypso esl valable, il faut envisager tout différemment celle question de l'étain el du bronze homériques. I>u l'ail qu'aux temps odysséens, les marines levantines exploitent le détroit de Gibraltar, certaines conséquences découlent et je ne voudrais ici qu'en montrer quelques-unes. En celle question du bronze et de l'étain, les archéologues d'ordinaire ne voient que i\eu\ alternatives : l'étain, disent-ils, esl venu des Kassitérides, c'est-à-dire de la Grande-Bretagne, de l'Extrême-Couchant, ou bien il est venu de l'Extrême-Levarit, des gisements indo-chinois. Mais entre ces deux extrêmes, il y a beaucoup de gisements intermédiaires.

Nous ne les connaissons plus ou nous ne les exploitons plus. Mais Strabon sail que l'étain naît chez les Dranges, c'est-à-dire dans le Khorassan actuel : les voyageurs y signalent, en effet, des gisements d'étain*. En Europe de même, au centre du continent, en Bohême et en Saxe, quelques riches gisements d'étain ont pu fournir dès la première antiquité à la consommation méditerranéenne : le vieux périple que Ton attribue à Scymnus de Chio con-

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