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Des gisements détain n'onl jamais été signalés dans ce fond «le l'Adriatique. Mais il ne s'ensuil pas que des ports de l'étain n'onl jamais pu s'\ établir. Nous avons I exemple de Marseille, qui jamais ne posséda de gites stanniferes el qui devin) cependant le grand porl de I étain le jour où la route transcontinentale, ;i travers Imiie la Gaule, lui amena l'étain breton, -:"■?, But tâç raXaTlac >: <■>: tptixovra xaTÔyouviv z~\ tcY/ '•.--(. >v -y. tpopTÎa tzqqc t/v /> > :-,j PoSavoû notauoû'. On imagine sans peine qu'une route parallèle, beaucoup moins longue, |>ui amener au fond de l'Adriatique l'étain de la Bohême el de la Saxe, à travers les cols des Upes : Marseille « > 1 1 Iles Adriatiques, a l'extrémité de ces deux roules transcontinentales, l'installation des factoreries étrangères, sur deux Ilots côtiers, sérail la même. Et ici encore, VOdysseia va nous montrer cette mer Adri itique exploitée déjà par les thalassocrates phéniciens.
Mais sur les bords mêmes de la Méditerranée, l'étain se rencontrai! cl se rencontre encore. Si l'antiquité gréco-romaine n'a pas exploité différentes mines méditerranéennes que nous e\|ili>il<>iiN aujourd'hui, c'esl que les arrivages d'étains breton el espagnol, abondants el bon marché, fircnl délaisser ces gisements pauvres el coûteux, d'une exploitation difficile. Aux temps gréco-romains, li- cuivre espagnol el l'étain breton supprimèrent toute concurrence pour les inclue^ raisons qui, dan- ces années dernières, mil donné aux fers el fontes île Meurthe-et-Moselle le monopole du marché français. Il \ a trente ans encore, nos provinces boisées el montagneuses exploitaient fructueusement des minerais de 1er qui sonl enl ièi emeii i délaissés aujourd'hui, « ne payant plus ». Dans
l'antiquité, pour le cuivre el l'étain, il eu lui de même. Laissons (le côté le
bassin oriental, musulman, de la Méditerranée, que géologiquemenl nous connaissons très mal ci que notre industrie métallurgique n'exploite pas encore. Mais -m- toul le pourtour du liass'm occidental combien île ^iles que les Plus anciens durent connaître! On les exploita, tant qu'on n'en eul |>as de plus riches; un les délaissa du jour où l'abondance vinl d'ailleurs. Toute la côte il.'i leune esl bordée de minerais de cuivre : « Entre le cap Tenès el la Mouzaia, sur une distance d'environ cenl cinquante kilomètres, une /mie cuivreuse s'étend, prolongée au Sud de Bougie par une autre /mie entre \ïi- Uibès et Djebel Babor; les gites -mil en liions bien caractérisés contenant de la pyrite cuivreuse ••! du cuivre gris argentifère; on a constaté que la proportion de cuivre el d argent diminuai! assez vite avec la profondeur3. » Pline connall
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lo cuivre d'Afrique el le ■ • ■ * ■ ■ t . 1 1 ■ l • • • ancien non iguulenl ni cette côte ili cuivrièros, yaXxtopuv ■/'. Sidon ci c colonie uvnioiil donc là n ri prcmici contre d'appro\ isionnement.
Los cilles européennes présculcnl Ioh même ininenii de enivre, cl deux points méritent notre attention. Kn ces deux points le» minerais de < nivre el le minorais d'étain snni proches, presque mélangé il arrivent en omble aux môme rondorios do tu côte. Or, pour la Fabrication primitive «lu bronze, il ne foui pas imaginer, je crois, des essais réfléchis, raisonnes, ni des proréd* à demi scientifiques. Le premier inventeur «lu bronze n n vraisemblablement pa l'ail un alliage de métaux h l'étal pur, c'est-à-dire qu'il n'a pas fabriqué du cuivre, d'un côté, de I étain, d'autre part, cl cherché ensuite ce que I union des deux produits pourrai) donner. Le hasard a dû, comme toujours, être le grand maître : des minerais de cuivre, traités, par mégarde ou intentionnellement, avec des minerais d'étain, onl donné un cuivre plus dur, qui ne fui d'abord qu'un autre cuivre, un autre chalkos, mais que par la suite on reconnu) ôtre un métal nouveau, un alliage de cuivre el d'étain. Ce n'esl qu'après cette constatation faite, que l'on arriva à fabriquer scientifiquement, pour ainsi dire, du bronze industriel, en mélangeant du cuivre espagnol el <lc I étain breton dans un creuset phénicien. La production <lu bronze suscita alors une grande industrie, avec des relations lointaines el une marine exploitant les mers océanes. M;i is avant celle grande industrie, il faut supposer une métallurgie beaucoup plus primitive sur les points où, minerais de cuivre et minerais d'étain étant voisins ou confondus, le nouveau cuivre, le nouveau chalkos, germa pour ainsi dire de lui-même el fut produit sans calcul, par hasard. L'Italie el l'Espagne présentent deux de ces points.
Sur la côte italienne, VOdyssée nous a déjà signalé la Fonderie de cuivre, Temesa : prospère, semble-t-il, aux temps homériques, elle fut abandonnée aux temps gréco-romains, xal Sswcvuxai vaXxoupvsia tcXtjcîov, & vûv IxXsXswrrai '. Les légendes odysséennes nous donnent pour celle côte tyrrhénienne la preuve des fréquentations sémitiques : nous savons que L'île de Kirkè s'appelle Ai-aiè, parce que 'n, ai ou i, signifie Vile, et ~\s\ aie, Vépervier ou mieux Vépervière, ce qui esl kirkè. Du détroit de Messine au promontoire de Circei, qui est l'île de Kirkè, VOdysseia, par de semblables douillets, nous fournira tout le périple de la côte : dans ce pays des Sirènes, des Kyklopes et des Kimmériens, les mines de cuivre campaniennes restent célèbres jusqu'au temps de Pline3. Au .Nord de Circei, VOdyssée ne fournit plus de renseignements. Mais, tout le long de la côte italienne, les mêmes doublets continuent. Notre île d'Elbe s'appelle tout à la fois Aithalia et lira. Ailhalia. AiGàXswc, la Fournaise ou la Lueur, esl un mol grec: Ilva ne présente aucun sons ni en grec ni dans 1rs langues sémi-
1. l'Iin.. XXXIV. 30; Strab., XVII. 821, 830; Diod., I. 53; Ptolem., IV. 2, 17.