‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 203 sur 277 · I I II I · texte numérisé non relu

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Les autres villes étrusques, par crainte des pirates, s'étaienl enfuies loin de la ciHe. Populonium passait pour l'œuvre des peuples de la mer, des navigateurs venus de la (.orsc. Son site confirme cette tradition. Populonium occupe l'un de ces promontoires rocheux qui, jadis insulaires, sont nujourd Imi soudés à la côte toscane par des isthmes nu des plages de marais. C'est une acropole, ou du moins elle se compose, nous 1 1 i f Strabon, il nue acropole et d'une échelle au pied. Mais ce u Csl pas une haute ville indigène réfugiée aux sommets des montagnes ou dos collines continentales. Sur son llol parasitaire, sur son promontoire dominant la mer, elle semble bien n'avoir été d'abord qu'un établissement étranger. Piombino, qui lui succéda sur col ilôt, garda jusqu'à uns jours une histoire et une administration indépendantes <le la côte voisine. Mais Piombino n'occupe pas le silo exact <le Populojiium : elle s'est assise à la pointe Sud-Ouest de l'îlot, face à la mer libre, dans la meilleure guette pour surveiller le détroit entre L'île d'Elbe el la grande lerro. Populonium au contraire étail sur la face Nord-Esl qui regarde le continent. Inversement symétrique de Piombino, Populonium tournait le dos au détroit pour ouvrir sa rade aux arrivages de la côte toscane. Ces arrivages étaient les minerais de cuivre el d'étain de Campiglia Maritima el de Monte Calvi, ou les bois de la région pisane el lucquoise, qui servaienl au traitement de ces minerais. Populonium était le port minier dont parle Strabon. Il avail été fréquenté, sinon fondé, par les marines étrangères de Tyr ou de Carthage d'abord, de Chalkis ensuite. Car ce furent les Chalkidiens qui les premiers des Grecs exploitèrent ces eûtes italiennes : ils y installèrent leur alphabet. Si donc, à une certaine heure de l'histoire, Chalkis, avant Corinthe, Égine et Délos, a élé réellement pour les Grecs le port du chalkos, nous voyons à quelle époque elle put jouer ce vù\r et d'où lui pouvaient venir ses minerais ou ses métaux, cuivre, étain et bronze. Mais un jour était venu où Populonium avail cessé d'être le grand port du cuivre el du bronze, pour devenir le grand port du fer, quand l'île d'Elbe était devenue ce qu elle est restée jusqu'à nos jouis, une mine de fer: Porto Ferrajo,

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