I . Fuchs el Launay, II. p
•J. Fuchs el Launay, II. p. 150.
I I S Mil SICIENS II I 'ODYSSI I
disent encore les Italiens. Ce ii'esl pas que les gisements de cuivre aicnl ilisparu de I Ile elle-même ni de la côte toscane. Mais ces gisements » ne renl plus ► , du jour où les marines méditerranéennes rencontrèrent ailleurs des minerais cuprifères et stannifères beaucoup plus riches et bien plus commodes ;i traiter. La légende de Kalypso nous conduit à ce pays de >is, qui jusqu ii nos jours a détenu If monopole du cuivre, el <pii. jusqu'au temps de l'empire romain, jusqu'aux jours où la Gaule paciûée permit d'établir .unit' route Boulogne-Marseille, détint aussi le monopole de l'étain. Pour le cuivre espagnol, nous avons mille textes el légendes antiques, summa gloria nu ne in Marianum xs conversa guod et Cordubense dicitur1. Pour l'étain, Hérodote sail déjà qu'il arrive par les Colonnes d'Hercule ri «pi il provient, en grande partie, des lit-- de l'Etain, des KassitéridesV Pendanl <li\ ou douze siècles, I étain arriva de la Grande-Bretagne par l'Océan el relie roule maritime ne fui remplacée par la route terrestre que vers le temps d'Auguste, Tartessos lui donc le porl de I étain duranl de longs siècles. Cette route maritime de rétain, au long des côtes atlantiques, ;i\;iii <lù s'établir lentement, «le cap en rap, d'estuaire en estuaire, el d'autres minières d'étain s'étaient offertes aux navigateurs avanl les Kassitérides anglaises. Scymnus nous dit que, de son temps, rartessos relire son étain des alluvions de la Keltique. La Keltique de Scymnus est le pays (|ui s'étend de 1 Atlantique à la mer de Sardaigne* : c'esl la France actuelle. La façade atlantique de la France présente, eu effet, des alluvions stannifères, aux embouchures de la Loire el de la Vilaine, à Piriac (Loire- Inférieure) h à la Villeder (Morbihan) : « Les mines de la Villeder paraissent avoii été exploitées dans une antiquité liés reculée, îles la première époque du
bronze — \ Piriac, I étain apparat! dans un gneiss kaolinisé V l'embouchure
de la Vilaine on ;i exploité des sables stannifères qui se rattachent peut-être à ces gisements4 . Ces alluvions il étain sont, je crois. „ I étain fluviatile » de Scymnus, /.j-z-.y.i rcoTau.ôàpuTo?. Depuis la première antiquité jusqu'à m>s jours, cel étain a influencé l'histoire de ce pays vénète. D'abord il .1 sans doute créé la renommée de ces Vénètes auprès «les plus vieux auteurs grecs. Il a ensuite causé la fréquentation de ces côtes par toutes les marines anciennes. Puis des établissements romains installèrent des cultes orientaux au long des plages de Carnac, à l'entrée du Morbihan. Les statuettes de la Déesse Syrienne kourolrophe, qui se trouvent en grand nombre dans cette région (Musée de i .Hii.H . oui enfin créé le culte de sainte Vune el les pèlerinages <pii. chaque année, amènent encore les milliers de pèlerins dans ce p;i\s <l \ura\. Car la
I ■ sainte fit, au débul du vsiï siècle, découvrir par un paysan la statuette
mirai uleuse qui la représentait el que l'on vénère aujourd'hui : ce n esl <pi une statuette de la Déesse Svrienne.
i \\\l\. V . i il Blûmner, IV, !
: il. rod III il. cl H Bl i er, I\ p 8S
l II , I" i 1.7
I issl s II MAM'KACTl'HKS
\\,|||| llll'MII' il .lllt'llllll C |(1 Kl) ll'llli' .111 I.H I' DU ||' |.l i . liM Inllll.
des \ éllOtOS, les |H ciiliri n.i\ i ihiu UVilicill IV Il l\ lÛCII «I .mil ' i IMIlL'Ill
l Espagne était el est encore une torrc lanuiferc >
..<,//', :^ rireon . ', i'', ■■ ' . ilii avec roi ou inodore*. Le I un 1ère o paguol o i uni' uutrc K&ssitérido cl Pline nous décrit lri»s exactement la nature cl le ite do ses gisements : il suffil do mettre en regard de son texte les do ■ ription de créolomics modernes1, Ouelours Anciens ullrilmaienl aux côtes de lîalico li lies Kassitéridos3, el sûrcmonl des mines d'étain furenl exploitée do l'anli qui lé toul le long des côtes entre Oporto el Ovicdo. Le traitemenl de ce minerais asturiens el galiciens esl facile; môme avec lo forge la plus rudi mentaire, nous avons mi comment le métal peul s'obtenir a l'étui presque I m 1 1 . D'autres gisements sont plus proches encore de rartessos. La région de Salamanque et la région de Grenade4 produisenl de l'étain* et, par les routes lluviales du Guadiana el du Guadalquivir, ces métaux ou ces minerais descendirent de toute éternité vers la côte sud-occidentale. Le vieux périple, traduit par Ayu'miiis. localise près des embouchures du Guadiana une grande station stannifère, le mont Cassius, qui aurait donné le nom grec de kassitéros :
Cassius inde mous tumet et Graia <il> ijisn lingua cassiterum prius stannum vocavit9.
Cette tradition peul contenir un noyau de vérité. Sur une carte de l'Espagne, tracez les routes de transhumance annuelle suivies par Ir^ troupeaux de moutons. Parties de l'Estremadure, sur notre côte de Tarsis, ers routes remontent en éventail le long de la Guadiana, du Tage et de l'Alagon, jusqu'au cœur des plateaux du Nord, jusqu'à Salamanque et Burgos. Pendant l'antiquité, la transhumance dut suivre les mêmes voies. Autrefois, comme aujourd'hui, les moutons durant l'été gagnaient les plateaux et, durant l'hiver, revenaient à la côte : o au bord de la mer, dit Strabon, les moutons crèvent de graisse, si Ton ne prend pas le soin de les saigner. » Les régions de l'intérieur, même les plus lointaines, étaient donc en relations permanentes avec les côtes de l'Estremadure :
1. V. r>S. Cf. Diplom. (nul Consular Reports Miscell. Séries . o° 558 : The minerai wealth of Galicia lias been known from a very remote period : deposits of tin. iron, lead, gold and silver, etc., were found in aboundance.... Tin \\;is found almosl on the surface of the ground.... Tin, which mighl almosl be said to be sparkling on thèse coasts, was collected in considérable quantities with litUe trouble. Withoul going far inland, the Phœnicians were able to procure lead, iron, gold, silver and other metals which abounded in thèse parts. The working of tin was very active; Un- islands from which il was extracted were called Cassiterides, the presenl islands Cies, Aro, Arosa, Sisargas and others on this coast.... Mines oftin and wolfram c\isi principallj in the wesl central portion of Galicia and are being worked by the British companies, San Pink Tin Mines and Siden Tin end Wolfram Mines, whose capital amounl to 70000 I. in I 1. shares. — Rapporl du consul anglais Talbot, septembre 1900.
2. Cf. l'liu.. XXXII, 156, el Bull. Société Géologie, VII. p. 1-18. .".. Diod., V. .".S: cf. II. Bliimner, IV, p. 86.
1. Cf. Diplom. and Consulat- Reports, n° 2289, p. B. .'). Fuchs el Launay, II. p. iii.