‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 205 sur 277 · IV · texte numérisé non relu

IV

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tutc 'I''- lions iimcnnil l'étaiii de l'intérieur aux ports extrêmes de

ri'lte cùte. au mont Kassios il Vviénus Donc Tartessos, aussitùl découverte,

dut fournir rétain en abondance. Or VOdysseia et ^;i légende de Kalypso sonl |K»stérieui*es à cette découverte : elles doivenl même être postérieures de l>r;iucoup. Car les Phéniciens, qui cachèrent soigneusemenl plus tard le chemin des kassitérides1, n'ont dû révéler ni facilement ni rapidement le chemin de Kalvpso. \\.nii la formation de la légende odysséenne, les marins de Sidon durent longtemps IVéquenter ces parages. Ils en ramenaienl le-- chargements de minerais ou de métaux qui firent de leur ville le grand marché du chalkos, cuivre fi bronze, noAyyaXxo* EiotovV

Les Sidoniens apportent dans la Grèce homérique le chalkos brut. Mais ils apiHtrtenl aussi des objets travaillés, des armes ri des ustensiles. Le cratère d'argent d Vchille vient des Sidoniens, comme le chaudron de bronze que l'on conservait au temple « I « * Lindos cl qui, travaillé ;i I ancienne mode, v.y.-z-y.zj- /-/•/// yj'iy/j-j. portail uni' inscription phénicienne*. Le cratère de Ménélas vient aussi i\>- Sidon*, ri une corbeille d argent lui donnée ;i Hélène pai l.i reine <\<' Thèbes8. Pour ces ustensiles, nous avons un douUri grécosémitique. L1 Odyssée, parmi les vases où le IwMopr Mail ses brebis, nomme lr- skaphides, roasioe;, et les gaules, yaùXoi. Le premier de ces noms esl authentiquemcnl grec (rad. skaph, creuser, entailler). Le second est emprunté aux Sémites. Il ne se rencontre < 1 1 1 ni cri endroit des poèmes homériques cl nous \.'i l'ons que tout te passage n esl <|u une chaîne de douldrls gréco-sémitiques. Le mi il hébraïque, ni, goul, ou n /tt, goufa, signifie cruche: nous verrons comment l'ile, que les dires appelèrent Gaulos, avaient reçu le nom ^\r Gui des Phéniciens; Ai1 ce nom *\r vaisselle, 1rs Phéniciens avaient fait un nom <lr vaisseau, ~> 4>ow.xixà -/',:/ vaûXoi xaXoûvrai (cf. en crée, radupic, lu cruche, ri Txà»r,, In bargue) : Gaulos, l'apporte Diodore, ;i\;iil été unr colonie phénicienne comme Malte.

nom de gaulos, ; i i 1 1 - i emprunté, montre bien que la vaisselle étail pour Phéniciens un article *\>' vente. Mais l'article d'échanges toujours le |dus important, entre civilisés et barbares ou demi-barbares, esl fourni par 1rs armes. \u svm' siècle, 1rs Krancs approvisionnaient d'armes 1rs peuples el tribus i\<- tout le Levant 1rs Druses ont des mousquets el des sabres el se servent t\<' leurs armes avec beaucoup d adresse. Ce sonl 1rs Européens qui leur mil fourni 1rs premiers mousquets i|u ils nui eus. ils en fonl à présent euxmêmes, .iu-si bien que leur poudre. Elle n'est |»;r> huit à fait si vigoureuse que la nôtre. Ils ne laissent pas '\>' s en servir: mais quand ils peuvent avoir *\^

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cl les clin ni s funèbres dans les orgies il adonis" : 11)30, kinoui . >■ i le m nu <l un insiruiiiciil de niiisii|iic ' i lui il les Grecs lirenl leur kinyra, xivûpa; le Kiny\Ul à Paplios avaient la garde el le soin du culte d Aphrodite comme le / umolp'uL à Eleusis avaient leur rôle dans les cérémonies des Déesses.

Helbig remarquuil avec raison que les armes homériques portent souvent des noms inexplicables par l'élymologie grecque : xop, -:r'.:. •y/r..i. -.!/•,:. \uciens el modernes ont vainement cherché pour xiphos, ;î'foç, une élvmologir acceptable : que I on songe à çsetv, ;a'iv6'.v, çûeiv ou oçûveiv, comme les anciens, à ïxàTrTsvv, comme certains modernes, il est difficile de croire fermement à de lels jeux de mois". Les \i .imeeiis uni pour désigner Vt'pée le mol WD, xiipha, que les Arabes ont ;nissj sous la forme siphoun el que les Égyptiens avaient sans doute emprunté sous la forme se/î. La forme araméenne emphatique nous conduirait à une forme simple "'pD, xiiph, d'où Êkpoç ;i dû venir : la transcription du r en \ est conforme à l'égalité des deux lettres dans l'alphabet. Le mol homérique machaira, [/.àvaipa, s'esl transmis jusqu'aux Grecs modernes avec la signification de contenu ■. l'Ecriture a îtisd, makera, avec le môme sens. La transcription du 2 en y ou inversement est fréquente. M;iis ce mol makera est dans la Bible un a-a; Xsvôixevov, qui ne se retrouve en aucune autre langue sémitique, el le grec ^àyaipa semble, |>;ir l'exemple de v.ayv ;.?.•. et de macto, se rattacher au fonds indo-européen. Si dune l'un de ces mots esi un emprunt, ce furent les Grecs, semble-t-il, qui l'apprirent aux Levantins. - Ivec pins de raison on a rapporté à l'influence sémitique le mot carquois, vwpuTÔ^, qui ne se rencontre pas dans Vlliade el qu'on ne trouve qu'une seule fois dans ['Odyssée. « Gorutos ou chorutos, d'il Hésychius, désigne la boîte à flèches, l'outre », vtopuTÔ^ • toço07,xt,, OJAaxoc • ol 03 ywpuTÔç. Dans l'Ecriture win, kharit, désigne /</ boitise, le sac à argent, et la transcription en chorutos ou gorutos esl régulière : le n initia] donne le plus souvent un y niais parfois aussi un y : mi autre mol sémitique naiVt, khalbana, a donné aux Grecs ya/.oâvr, et yâXêavov7. .le croirais aussi volontiers que le nom du grand bouclier, protégeant el couvrant tout le corps, Taxoç. esl venu de la racine sémitique *]3D, s.k.k, couvrir, protéger, abriter : le mot "D, .*a/r. où "D, sok, désigne les abris de terre, de bois

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