Cf. Ebeling, Lex. Hunier.. >. v
(i. Cf. II. Lewy, p. 170 el sui\.
T. Cf. Hesvch, s. v.: II. Lewy, p. ISO el 15.
I I v Nil SU II n^ l I L'ODYSSI l
un île roches, les huttes el les repaires; l'Ecriture semble employer sokek, ~~~. l ■< >u i désigner la tortue sous laquelle s'abritent les assiégeants qui viennent sapci les murailles, lu arabe, cette même racine s.k.k a fourni le mol sakkoun, l'armure, la cotte de mailles. Notre sakos homérique serait l'équivalent du sakkoun arabe1.
III. Verroterie et parures. Le chapitre verroterie tient une grande place dans l'importation phénicienne. En premier lieu, il est une pâte vitreuse colorée en bleu-vert, le kyanos, xûavoç, qui ,i\.iii une grande vogue dans la Grèce homérique. C'est l'Egypte, semble-t-il, <|iii. la première, avail fabriqué e1 couramment employé le verre bleu-verdâtre « >u la faïence vitreuse bleue, le yesbet, dont elle émaillail ses statuettes el dont elle fabriquait ses briques el ses scarabées : les palais homériques ^>nl ornés de frises en kyanos, comme les tombeaux des iniv ,|r Memphis*. Les Phéniciens, clients et fournisseurs de l'Égype, avaient appi is à fabriquer le kyanos, el les mines de Chypre leur produisaient du carbonate bleu de cuivre, < j 1 1 ils portaienl en Egypte même*. Il est probable, — quelques archéologues disent : il est certain, que le kyanos el l'emploi <ln kyanos furenl introduits à Tirynthe el Orchomène par les artistes levantins. Des ouvriers el des artisans étrangers, comme ceux <lonl nous parle V Odyssée, vinrent poser les premières frises. Par la suite, une épithète homérique, kyanochaitas, à la chevelure de kyanos, nous apparaîtra comme une allusion à une habitude qui n'est pas grecque : les Egyptiens seuls semblent avoir eu "les perruques de yesbet, îles chevelures «le kyanos — L'ivoire, èXéfpaç, esl aussi <1 un usage courant. Or l'antiquité tira toujours son ivoire de l'Afrique : les Ethiopiens occidentaux fournissent de dents d'éléphants le marché «le Kernè*; les Ethiopiens orientaux fournissent le marché d'Adulis", dont les Chasseurs el Mangeurs d'Éléphants, 'EXeœavrowàvot, 'EXecpavrouàvoi, sonl voisins. L'Odyssée connaît déjà ces « doubles • Ethiopiens el les poèmes homériques connaissent aussi les Pygmées, les nains de l'Afrique équatoriale : « Si les Grecs, <lii avec avec raison llellii^. admettaient l'existence en Afrique d'une population d'hommes hauts d'une coudée, c'est que, dans ees régions équatoriales, vivail une race de nain--, dont Schweinfurth a récemment reconnu les descendants dans les \kka-> établis au Sud des Monbuttus. Il esl douteux que l«' pied <l un Grec ail jamais foulé le sol de ces contrées avant la domination des Ptolémées. i évidemment par le commerce de l'ivoire, auquel les Akkas se livrent.
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3 Plin \ I. H, 173 Hérod . III. 97. Cl II. B1C t, II. p, 562.
"i i ■ Min I p 146 el p 260 'Aiwtkl, if ?.; :■; KoXôtiv ftiffdyitov to/.'.v xa! icpûtov
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lira donc vraisemblablement on ivoire de mfanefl marché que le motidi cl iiiin.iiii. Pour ce coiniueree eueoroi les vui euux île Sidon étaient le uilei média il es presque indispensables. Kynnoë el ivoire, le Iran porl de ee deux
matières outre la Phénieic ou los pays producteurs el le porl I lériquc ne
présente aucune difficulté. Il csl une autre matière, I ambre, aussi couramment omployée, aussi vraiscmblableinenl importée, < | ■ ■ ■ doil nous arrêter beaucoup plus longtemps, car son commerce suppose des routes lointaines, de connai sauces el des navigations qu'à première vue nous n'attribuons pas volontiers ;ui\ marines phéniciennes.
Le corsaire phénicien apporte dans la maison «lu roi de Syria ■ un colliei il or enfilé d'ambres <>,
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Gomme ces lions corsaires phéniciens, Paul Lucas, toul en faisant la course, continue son » négoce de joaillerie1 " — Le collier, nommé hormos, dil llelbig, » n'entourait pas leçon: mais, parlant do la nuque, il retombai! sur la poitrine el so répandait sur le buste5. » C'est un collier à plusieurs rangs el non un cercle de métal; c'est, mieux encore, une cascade de chaînes, le poète emploie souvent le pluriel opfxoi, - « qui de l;i nuque délicate descendenl et se recourbent parallèles, jusque sur la poitrine d'argent, qu'elles rendent éblouissante4. » Ces chaînes déroulées peuvent avoir jusqu'à neuf coudées de long,
uevoev opuov
ypu<rsov, y, aîxtoo'.t'.v Espuévov, evveonrnyuv .
Cette longueur n'est nullement exagérée. Que l'on prenne une chaîne de neuf coudées et qu'on la replie, double, triple ou quadruple, pour la disposer en cercles étages depuis la nuque jusqu'à la poitrine : on aura quatre ou cinq de ces cercles parallèles qui. de leurs rangs en gradins, couvriront tout le buste, depuis le cou jusqu'à la ceinture. C'est bien la disposition que nous indiquent les textes homériques el c'est la disposition que Ton retrouve aussi dans les colliers des statues chaldéennes, chypriotes on espagnoles (buste d'Elche), de même que sur les monuments archaïques de Grèce ou d'Étrurie6. La Grèce historique ne connut plus cet étalage de luxe un peu barbare; ces chaînes de cou orientales (je dirais volontiers « rastaquouères ») furent à l'époque vraiment grecque