Voir Helbig, p. 340, n. i el
\ . iu';i; OiD. — i. 29
I I v Nil Mi lINs I I l.0|l\ss| I
remplacées par le renie étroit, le mince anneau de métal qu'esl déjà, dans les poèmes homériques, l'ïa-ôuiov. le hormos, apporté par les Phéniciens à Syria, esl nue chaîne d'or enfilée lYêlectres. h.ui^ les poèmes homériques il est des passages où le mol électrr, au singulier, r.Àexrpov, désigne sûrement un métal, un alliage d'or et d'argent, el les vers de V Odyssée décrivant le palais de Nestor énumcrenl sûrement des métaux,
y y/ v.'jj ~.i ïT£pOTCT,V xao Ofamatflt r//,;v:7
:j-'jj -.' t i.ï/.-.\'jj -.1 /y. koy'jsO'J vo ÈXsaavroc1. 'i iii' i
Niai--, ailleurs, èlectre, ^Xsxrpov, désigne aussi l'ambre : Helbig a raison de préférer cette seconde signification quand il s'agit «le notre collier. Le texte dit, en
ellel. , / ÉXTOOWt, des èleclres au pluriel : • NOUS n'avons pas d'exemple (|lie le
nom d'un métal employé au pluriel désigne des morceaux de ce métal; au contraire, cet emploi esl lié- logique quand il s'agit de I ambre, puisqu'on le trouve eu morceaux. En second lieu, la superposition de l'or sur l'or argenté n'aurail produit aucun ellel décoratif, le second se distinguant à peine du premier. Au contraire, l'ambre brun ou rouge brun, nuancé, translucide, se détache merveilleusement sur fond d'or. Enfin on a trouvé dans les tombeaux étrusques des parures de poitrine laites J or el d a mine'. » ( in imagine sans peine une chaîne d m avec des grains ou des pendants <l ambre, cl la remarque d Helbig au sujet du pluriel électres prend encore plu-* de valeur, si 1 un rapproche notre vers homérique d'un texte de Pline où le pluriel ambres, succina, est employé dans le même sens ri pour désigner aussi des pendeloques de collier : hodie Transpadanorum agrestibus [ennuis moniliutn vice succina gestantibus, maxime decoris gratia sed el medicinac, eveditur quippe tonsillis resistere el faucium i itiiê .
Niais d'où peut venir l'ambre de ces parures? Les mers de la Grèce ne fournissent pas l'ambre. Il ne semble pas non plus que le bassin oriental «le la Méditerranée l'ail jamais fourni. Par contre, sur les rivages de la Sicile, entre l'Etna •'! le cap Xiphonion, dans le golfe marécageux où viennent se jeter les petits fleuves de l'Aménanos, du Symaithosel du Sélinous, on recueille encore de l'ambre ; La rivière Simeto, disent les Instructions nautiques, se jette dans l,i mer à cinq milles au smi de Catanc. <>n assure que de beaux spécimens d'ambre jaune, rouge el unir ont été recueillis flottanl à son embouchure*. » Les Phéniciens au temps de ['Odyssée, nous en aurons la preuve par I Odyssée même, connaissaient el fréquentaient les côtes de Sicile : ils avaient en particulier des comptoirs sur la façade orientale de I lie, à I entrée du Détroit vers les mers italiennes, leur ambre pouvait être sicilien. Pline nous dit aussi que l'ambre se recueille sur la ente de la Mauritanie tingitane, près de la
•> Il id Ir.ium-ki |. "','
". Plin XXXVII M
I Issl s | | \| \ \| | \i | | |;i , ,1
VillO lltJ livos'. Il' Huiles plh'IIH Irniir I I i i| I H'Il I ,l I « 1 1 1 ir OUl'ilge llliM|lh' .Ml temps de I « ' | m » | n • t * . les l'héuicieiis li tl'illlH* llVlliuill là 11 II (M'Ollll 1 1 1 • ■ i « 1 1 ■ • < I • *
I , 1 1 1 1 i h i ' . Il est donc possible nue lu Sieile el lu Muiiritiinie uienl fourni ample inciii ,:i la eonsomiuation du monde priiuitif. Il o i encore pn ible ijoc l iiinbre bo soil ren contre" j ; m 1 1 -> Bur maints rivuges <»n nous ne le relrouvon plu : il semble quo S trabon et Théophraste Bignalcnl a pré eiiee in leseùte ligure des modernes l'onl signalée sur les cotes lucunienues1. Muis, si I on en juge pai le nombre el l'importunée des parures découvertes dans 1rs tombeaux «préhelléniques, l'ambre alors devait être très abondant, lutre difficulté : Schlieinann. ayanl fail analyser chimiquement des morceaux d ambre trouve* Mycènos el à Tirynthe, croit pouvoir affirmer que ecl ambre n'est pas de provenance sicilienne, mais baltique3 : les rivages de la Baltique, resté travers les siècles le grand marché de l'ambre, auraient déjà fourni celte matière aux colliers mycéniens. Quelque surprise qu'au premier abord puisse causer celle hypothèse, elle ne comporte, en somme, ni d'impossibilités ni même de grandes difficultés, el à la réflexion elle apparaît comme plausible.
II faut seulement nous donner la peine de l'envisager avec un peu de soin el dans le détail.
Sur le commerce de l'ambre baltique aux temps primitifs, nous ne savons lieu: mais l'histoire postérieure nous olVre quelques renseignements. D'autres peuples sémitiques, d'autres commerces venus de l'Asie occidentale oui. au cours de l'histoire, atteint les marchés el les côtes européennes de l'Extrême- Nord. Si les Phéniciens oui connu la roule de l'ambre baltique, ils n'ont l'ail que précéder de vingt siècles leurs cousins d'Arabie. Car, entre la Baltique el la Caspienne, le long du Volga, les cachettes de monnaies arabes jalonnent une route de caravanes, qui monte aux côtes suédoises et aux lies baltiques (surtout Œland ou Bornholm) depuis la Caspienne et même, au delà, depuis les royaumes sassauides de Samarkhand, Boukhara, Taschkend, etc. '. Les fourrures étaient l'un des articles de ce commerce arabe qui dura plusieurs siècles îles monnaies s'échelonnent de l'an 698 à l'an 1010 de notre ère). Mais l'ambre aussi devait avoir ses trafiquants : les Arabes ont toujours été grands consommateurs d'ambre pour leurs parures, chapelets, bouts, etc., et comme les monnaies arabes se rencontrent jusque dans le pays de l'ambre, sur les côtes poméranieniies, ce sont, je crois, de Itous témoins. (Ibn Fosslan, voyageur arabe, qui remonta le Volga vers 920, nous parle de ces marchés du fleuve, en particulier de la capitale des Bulgares située entre lvazan et Simbirsk : parmi les objets importés par les Arabes, il siguah» les perles de verre vert, que les Russes achètent volontiers un dirhem pièce; les rois homériques attachaient autant de prix à leur kyanos). 0e la Caspienne ou des royaumes sassauides, le commerce