‹ Les Phéniciens et lOdysséeChapitre 208 sur 277 · I. Cf. l'Iin.. XXWII. II · texte numérisé non relu

I. Cf. l'Iin.. XXWII. II

-1. Pour toul ceci, cf. II. Blûmner, II. p. -JS-J.

r>. Schliemann, Tirynthe, p. 135-451.

i I f. Heyd, Comm. du Levant, I. p. .">7 cl suiv.

I I v llll NICIENS II I i>M SSI I

arabe descendait ensuite \ri- la Perse el vers Bagdad. Entre le golfe Persique il l,i Baltique, voilà donc une route de l'ambre.

1 .1 Méditerranée gréco-romaine eut aussi •!«•-- routes de l'ambre remontant jusqu à l.i Baltique. Diodore nous parle de I ile Basileia, qui se trouve en face de la Scythie au Nord (dans la Baltique) el qui seule produit en abondance l'électron; la marée jette cet électron sur le> côtes; nulle part ailleurs, ce phénomène ne se produit, ouSauoû Si r/^ otxouuiv/^ cpaivéuevov : c'esl le seul point de l,i terre qui fournisse l'ambre aux Gréco-Romains de Diodore. Recueilli par les insulaires de Basileia, l'électron est débarqué a la côte en face, d'où il descend •■ chei nous », repôç toù; v.vh' ftjxâ< tôitouç : par le llliin el le Rhône, il arrive h Marseille qui devient ainsi l«' double marché de l'étain breton ride l'ambre scythique. Avant la prospérité, avant môme la fondation de Marseille, mu' autre route de I ambre, plu-* courte el plus ancienne, devait aboutir au fond de l'Adriatique, dans ces lies de V Ambre, que célèbrent les plus vieilles légendes grecques (légende de Phaéthon) el que les géographes postérieurs cherchent en \,iin près des embouchures du Pô1. Nous connaissons déjà en ce fond de mer les lies '/<■ VEtain. I n double marché de l'ambre cl de l'étain aurait doue eu. là aussi, ses foires el ses clients venus de la mer. Comme leurs voisina, les Kassitérides dont nous parlait Scymnus de Chio, ces lies Ëlectrides ne seraient que les aboutissements de voies commerciales venues du Nord ;i travers les défilés des \ I j m •-- . Longtemps encore après la fondation el durant même la prospérité <\r Marseille, cette route adriatiquede l'ambre dut être fréquentée : c'esl par elle, j'imagine, qu'au temps de Pline, les femmes des Transpadans recevaient les ambres, succina, de leurs colliers.

Mais dans I Extrême-Orient du monde homérique, notre route arabe de l'ambre .un, ni exactement sa remplaçante, >;i jumelle, m. partant de l;i mer Noire au lieu <\r partir de la Caspienne, on remontai! quelqu un «1rs grands fleuves de la Russie méridionale. Tanaïs ou Borysthène, au lieu de remonter le Volga, limée racontait que les argonautes avaient remonté le Tanaïs jusqu'à s;i source ci qu'ensuite, au moyen de portages, ils avaient atteinl un autre fleuve descendant ;i I Océan : ainsi ils étaient revenus, du Nord au Sud. jusqu'au détroit de Gadès,

mi le continent européen sur leur gauche*. L'exactitude de certains détails de portage de» barques qui s'esl toujours pratiqué dans ce haut |>;i\s russe) prouve, je «lui-, que cette prétendue route des argonautes lui réellement connue el pratiquée de- anciens. Il les • Plus Anciens • durent la suivie ou tout au moins I amorcer. Car la légende <\<"* Argonautes me semble rentrer, cm unie V Odyssée, dans la suite des traditions nu des connaissances que les Hellènes reçurenl de leurs prédécesseurs*. Que \'"\\ réfléchisse d'ailleurs sur l'état des notions

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". |, i Opperl avail cru lire le nom de l'ambre el la mention dea

, hypothèse ii,-i |,iu- admise aujourd'hui. Cf. Muas-Arnolt, Semit. Word», P i

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géographiques dont té gnont le légende nd> éc • N'nvi t tout le loup

de, côtes africaines, Ioji Phéniciens aux tctnpi homérique nvuinul atteint déjii le di' in ni do Gibraltar, No Paul il pus admettre, A plu t . » 1 1 « ■ rai on, ci ti il uvaienl longé leurs cotes asiatiques vers le Nord : de I archipel où non \< voyou . ils étaient forcément possés dans les Détroits ol dam le Pool Knxin. \u long de cotte route maritime, depuis I Archipel jusqu h In Ci iméc, il nli i le encore do nombreux témoins topologiqucs cl loponymiquc de ce première navigation . que ct'i Lu us passages mémos des poèmes homériques semblent impliquer. Quand Zeus détourne les yeux de lo plaine do (Voie où gronde le combat, il regarde vei le |>;i\s des Thraces, dompteurs de coursiers, des Mysiens, habile i combattre corps à corps, des excellents Hippémolgucs qui se nourrissenl de lait, el des Abiens, les plus justes des hommes. Cette géographie de I Extrême Nord esl foi i exacte: « Ces Mysiens d'Europe, dit Helbig', sonl les habitants de la contrée entre l'Hémos el l'Istros. que les Romains appellent Moesie : telle esl déjà l'opinion de Poseidonios rapportée par Strabon*. Les Hippémolgues sonl les Scythes \i\;iiil en nomades au Nord de l'Istros: le l;iil dejumenl constitue la partie essentielle de leur nourriture. La légende relative aux justes Vbiens repose probablement sur la même tradition que le récit d'Hérodote touchant les Argipaiens; ceux-ci, habitant au Nord des Scythes, s'abstenaient de toute guerre, aplanissaient les difficultés entre les peuples voisins et passaient pour des hommes sacrés el inviolables3. » Dans Hérodote et <l;ins le texte homérique les mots sonl pareils : « les Alunis, les plus justes «les hommes », dit le poète,

'AêttOV TS O'.X'/'.OTXTCOV 7.7 'j zù)-ur/ '.

« les Argipaiens ne souffrent jamais l'injustice, dit Hérodote, wjtouç oùosiç àSixési àvôpûmtov, et ils ne la commettent jamais, 8ç Sv coeûvwv xaTaœûvr, :c

to'Jto'jç. 'J-' O'joîvÔç ào'.xi-Ta'. '. »

Helbig estime «iiio cette connaissance géographique de l'Extrême-Nord fui donnée, au poète homérique comme à l'historien, par los relations de commerce établies entre ces populations scythiques et los villes ioniennes. Au temps d'Hérodote, les Ioniens d'Asie Mineure ont peuplé de leurs colonies toute ta mer Noire. Mais je ne crois pus qu'aux temps homériques il en fui déjà ainsi : les louions n'avaient pas encore exploré cette nier des Tempêtes. C'est par d'autres navigateurs que les premiers Hellènes connurent ces parages. Dans le texte même d'Hérodote, il est «les détails qu'il faut relever. « Les Hellènes, qui habitent le Pont », 'EXX^vtov 8s oi tov [Iovtov oixsovtsç, ont fourni à notre auteur une partie d(> ses renseignements6; mais il a puisé aussi à d'autres souvenirs. Le rh\ Hune

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