Cf. Roscher, Lex. Myth., s. v
:>. Diod, V. si.
',. lliad., XXIII, 745.
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Dans 17/e Haute qu'est Samos de Thrace, Kadmos l'Oj iental (oip, Kadem) esl venu «M l'on \ adore, comme à Rhodes, des ilemons orientaux*, 'Aûoi, venu de la mut. de Rhodes, ie crois (car le lextc d'Hésvchius porte 8eol ol ix &oôu.ou ■'.',r.T'i:v:.\- : il I ; 1 1 1 1 corriger èx P6Sou). \ Thasos, un doublet gréco-sémitique me semble vérifier la tradition : Thasos le Phénicien, dil Hérodote, a donné son nom à Pi le que les Hellènes nomment V Aérienne, 'Aepîa. En grec, l'épithète aerios s'applique à tout ce qui vit ou monte dans les airs, surtout aux êtres ailés ou ;ni\ roches qui 9 élancent en l'air : voler, mouler, planer dans les nies serait traduit par la racine sémitique wto, th. ou. s. Je crois que Thasos, 8à<xoç, est la transcription d'un original sémitique wo, Unis, dont àepîa serait la traduction, Hérodote \ii encore à Thasos les mines phéniciennes '.
\ l'entrée des Dardanelles, la ville de Priam esl une ville fortunée, bien pourvue d'or, d'argent, d'esclaves, de tissus et d'objets précieux. Seul le commerce de la mer a pu causer cette prospérité, dont les conditions « 1 1 ■ commerce primitif nous uni rendu compte, en effet. La tradition voulait que Troie fût une fondation des peuples de la mer : Dardanos, le premier ancêtre de la dynastie
trovenne, était venu de Samothrace \u bord des Dardanelles bien des sites et
des noms nous pourraient arrêter. Nous savons que Vanter du Tombeau du Chien, Kuvô; Ii.ij. semble bien n'avoir été d'abord qu'une Skoula, une Pierre, phénicienne . Le détroit esl jalonné, sur la côte asiatique, de noms qui paraissent de même origine : les mines dm- d'Astyra ont peut-être valu à la ville voisine, ^bydos, son nom. Mais cette étymologie et d'autres semblables, Aorupa, etc., ne portent en elles aucune preuve d'authenticité. Et de même, dans la Propontide, noms, sites et légendes paraissent remonter au delà de la colonisation grecque; mais aucun doublet ne nous fournit un indice certain.
l'ai' contre, il me parail certain que Kalchèdon, à l'entrée du Bosphore, esl topologiquement et toponymiquement une ville anté-hellénique. Pour If l>nn sens grec, c'était une i Ville d'Aveugles ►. C'était un emporium tsolé sur un promontoire, en face du plu*, beau site que ville grecque pût rêver : la Byzance hellénique détrôna la vieille Kalchèdon. Byzance avail tous les avantages, rade profondément enclose au milieu des champs et des collines fertiles, eaux poissonneuses, etc. Les Grecs ne pouvaient comprendre qu'entre Byzance et Kalchèdon, leurs ancêtres aient pu choisir celle-ci. Mais nous savons pourquoi les marines préhelléniques fuient les rades encloses et préfcrenl les relâches -m les Ilots côtiers ou 9ur les promontoires. Kalchèdon et Byzance peuvent être choisies comme les types de* établissements maritimes aux deux époques
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un isthme facile b défendre, Knlch^don, en eflol, e i bien le type de toi torerie primitives ou, pour mieux diro, phéniciennes, telles que lliiicydidc non le décril mu le pourtour de In Sicile. Uniquement occupés de commerce, ne
chorchant pas, commo los Hellènes plus tard, a occupci le pli ■ fertile ou
les coteaux dévalant vers les rades profondes, les Phénicien! no veulent du liaul d'un promontoire que surveiller les passades difficiles cl oflrii aux relâches un débarcadère, une forteresse, des entrepôts cl une aiguade1. Ce I bien la ce* que poul donner Kalchèdon : littus supinum etplanum, lonissimo /hum i , , igatum , in ipsoque Veneris lompluiu atque iusto ipsutn parvui isthmus multatn circmnscribii cherronesum m quo urbi Chalcedon, paulutn mpra fluvium appellatum Chalcedonem situ, povtus utrinque habens in flexibus in isthnium recedentibus, h h a m quidetn ml vesperutn spectantem, nlterutn ml solis ml mu; ipsa quidetn effertuv colle quidam humilior, planitie r<T<> asperior*. C esl nous le verrons bientôt le site de la Ville îles Phéaciens, avec un double port aux flancs d'un promontoire. Kalchèdon, comme la Ville d'Alkinoos, m' | m ■ t servir qu'à de marins uniquement occupés de convoyer marchandises et personnes et ne se souciant ni de domination terrestre ni d'agriculture. A cet égard, Kalchèdon avait sur Byzance un grand avantage. Le violent courant du Bosphore vienl buter contre la pointe du Vieux-Sérail et rend dangereuse l;i station, comme l'arrivée et le départ, dans la Corne d'Or. Ce courant ne se fait jamais sentir à Kalchèdon. Or, les choses étant ainsi, serait-il téméraire de rapprocher le nom même Chalkèdon, KaX^ré8wv ou XaÀx^owv, <|iii n'a aucun sens en grec, des transcriptions Karchèdon ou Charkèdon. Kapvr,8wv ou XapxrjSwv que les Grecs firenl des mots phéniciens signifiant Ut Ville Neuvel
Comme la plupart îles détroits de la Méditerranée, l'Hellespont passe pour avoir sept stades. C lest un Heptastadion5, comme le Détroit des Colonnes que nous connaissons déjà. Là, l'écarl était tellement grand entre celte mesure et la réalité que d'autres disaient septante stades au lieu de sept, to Se 77£vo7a70v -:;;. sëoo;x/;xovTa n-.xo'.ryj^ /i--£-:a',\ Le détroit de Messine est un Heptastade. I.e détroit entre Pharos et Alexandrie est un Heptastade voisin du Delta aux Sept Bouches. Le canal d'Otrante a sept cents stades. I.e détroit du Bœuf, <|iii sépare la terre d'Hermione de l'île Aperopia, a un promontoire Heptastade*. .le crois que ces Heptastades remontent au temps où la Méditerranée était la mer des Sept-Iles. Car la Méditerranée devait avoir sept grandes îles que Grecs et Romains s'efforçaient de dénombrer : c'était, au dire de Skylax, la Sardaigne, la Crète, la Sicile. Chypre, l'Eubée, la Corse et Lesbos. D'autres remplaçaient la Corse ou Lesltos par le Péloponnèse.... Nous allons revenir à ces nombres sept.